Des projets concrets, des idées positives dans la campagne électorale municipale…
Peu importe la couleur politique, les citoyens doivent s’en réjouir et souhaiter que l’annonce du projet de Pointe-aux-Lièvres entraîne les candidats à se dépasser au chapitre des idées!
Il est en effet tout à fait intéressant de voir apparaître le concept d’éco-quartiers dans la bouche d’un politicien. Il y a bien la Cité Verte sur les planches à dessin, sur le chemin Sainte-Foy, qui promet d’être un des quartiers les plus verts au pays, mais l’idée est avant tout mise de l’avant par un promoteur privé visionnaire.
L’idée de développements éco-responsables existe depuis longtemps, mais penser qu’un aménagement avant tout écologique devienne la condition pour un nouveau développement poussé par l’administration municipale est intéressante. Penser qu’un quartier du centre-ville – de la Basse-Ville de surcroît -, puisse être résolument vert (traitant la rivière Saint-Charles avec respect, favorisant les transports actifs et introduisant des notions de bioclimatique) fait tout de même rêver!
Allez plus loin!
Les candidats doivent innover et voir plus loin. L’aménagement de la Pointe-aux-Lièvres est une occasion en or de se questionner sur la pertinence de la structure envahissante qu’est l’autoroute Laurentienne. Par ses nombreuses bretelles et voies d’accès, cette infrastructure crée des barrières qui encloisonnent certains des secteurs les plus fréquentés de la ville : notamment le Parc Victoria, le parc linéaire de la Rivière Saint-Charles, mais aussi, Expocité et Place Fleur de Lys.
Imaginez un boulevard urbain s’étendant de la rue de la Couronne jusqu’à l’avenue Soumande! Imaginez pouvoir accéder au parc Victoria sans détour autant à pied qu’en vélo! Imaginez tout le potentiel de liaison entre Expocité et Place-Fleur-de-Lys, imaginez-y une consolidation urbaine, des nouvelles résidences, une station d’échange intermodale!
Imaginez tout cela et maintenant, trouvez quel candidat s’engage à innover, à trouver des solutions novatrices pour la ville. Parce que sans se faire de cachette, à terme, ce n’est pas la ville qui construira des nouveaux immeubles sur la Pointe-aux-Lièvres. Le rôle de la ville est de décider de l’avenir de ses infrastructures : c’est la ville qui doit talonner le ministère des Transports pour éliminer les barrières en son coeur, c’est la ville qui doit mettre en place le cadre physique qui attirera les promoteurs et les forcera à se dépasser. Voilà ce que nous sommes en droit d’attendre de nos politiciens dans cette campagne électorale!
Un quartier « durable » dépasse le fait d’implanter des toitures végétales et de parsemer du gazon au milieu d’espaces de stationnement.


Une belle prise de position comme je les aime ! Bravo Monsieur Rivard pour ce propos qui interpelle les candidats et candidates de notre secteur, mais aussi de toute la ville. Il serait intéressant que ces derniers commentent votre article et nous expliquent quelle vision ils nous proposent à cet effet (développement de Pointe-aux-Livère et le décloisonnement de Limoilou vers l’ouest) !
Commentaire de Jean-F. Darche publié le 10 octobre 2009
La congestion qui sera causée par le transformation de l’autoroute Laurentienne, bien sûr, n’engendra aucune pollution…
Balivernes utopiques de Vert…
Commentaire de Martin Hébert publié le 11 octobre 2009
« L’idée de développements éco-responsables existe depuis longtemps, mais penser qu’un aménagement avant tout écologique devienne la condition pour un nouveau développement poussé par l’administration municipale est intéressante »
A voir éventuellement un projet de ce genre à trois-Rivières. Paraitra sur Québec Urbain sous peu !
Commentaire de Carol publié le 12 octobre 2009
« Balivernes utopiques de Vert… » – Martin Hébert
Mais encore?
Commentaire de Jean Cazes publié le 13 octobre 2009
Ce n’est pas en retournant en arrière au niveau des infrastructures (lire autoroutes) que l’on va révolutionner le modèle urbain.
En Europe, le transport en commun est excessivement bien développé, mais le réseau autoroutier aussi. On doit développer les deux de façon conjointe, non pas un concept aux dépens de l’autre…
Commentaire de Martin Hébert publié le 13 octobre 2009
C’est drôle ce commentaire de Martin Hébert! J’ai justement pensé à lui dernièrement en voyant la congestion monstre sur l’autoroute Laurentienne à l’heure de pointe! C’est justement un boulevard urbain qui permettrait aux automobilistes de stationner directement à l’amorce de la congestion dans un vrai stationnement incitatif et d’ensuite utiliser un autobus qui les mènera directement sur la colline parlementaire en 12 minutes grâce une voie réservée sur ce nouveau boulevard… Ce même boulevard qui permettra aux cyclistes et piétons d’accéder au centre de foire, au colisée, à la place fleur de lys!!!
Je ne comprends pas où est-ce qu’on retourne en arrière dans ce cas… où est la différence entre rouler à 30km/h sur une autoroute où à 30 km/h sur un boulevard?
Les autoroutes ont leur place pour relier entre elles les régions, ce sont des voies interégionales! Il est clair que les autoroutes ont souvent leur place… on ne parle pas ici de remplacer un tronçon de l’autoroute 20 par un boulevard, mais bien un segment de voie situé directement au coeur de la ville! Pensez à la transformation de René-Lévesque sur la colline parlementaire(Saint-Cyril pour les plus vieux!) je ne pense pas qu’il y a eu un retour en arrière dans ce cas, pourtant une autoroute est bien tombée!
De l’utopie peut parfois naître pleins de bonnes idées!
Commentaire de Erick rivard publié le 29 octobre 2009
Hors de l’heure de pointe, la circulation y est fluide et on gagne du temps.
De plus, la congestion est généralement dans une seule direction…
Commentaire de Martin Hébert publié le 26 janvier 2010