Le Blogue de Limoilou :: Histoire de la patinoire de la rivière Saint-Charles (3) : Une solution de remplacement
Découverte de Limoilou Commerces, restaurants, artisans, artistes, services, associations... de Limoilou de A à Z Commerces et organismes de Limoilou sur une carte Actualité du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizeret à Québec en version blogue

Histoire de la patinoire de la rivière Saint-Charles (3) : Une solution de remplacement

Publié le 21 février 2011 par Réjean LemoineCommentaires (0)
La patinoire de la Saint-Charles, en amont du pont Drouin, en 1996. Source : Ville de Québec.

La patinoire de la Saint-Charles, en amont du pont Drouin, en 1996. Source : Ville de Québec.

La Ville de Québec décide de rouvrir la patinoire de la Saint-Charles pour l’hiver 1993, mais la volonté n’y est plus.

Extrait Google Maps.Le budget d’opération de la patinoire est gelé à $100,000. C’est la fin du temps supplémentaire pour les employés, de l’entretien de la patinoire et de son arrosage la nuit. Le nombre de jours d’ouverture se réduit constamment… De plus, la Ville s’associe à des partenaires privés pour aider au financement et vend des épinglettes pour les utilisateurs intéressés. La patinoire n’est dorénavant ouverte que sur 1,7 kilomètres entre les ponts Lavigueur et Dorchester [en pâle, ci-contre, à comparer avec l'ancien parcours].

Pendant quelques années, la Ville de Québec réussit à ramener plus de 30,000 patineurs sur la Saint-Charles. C’est bien peu, comparativement au Canal Rideau, à Ottawa, qui attire plus de 600,000 personnes avec un budget de près d’un million de dollars. Au début des années 1990, la municipalité de Lac-Beauport ouvre
sa patinoire sur le lac. Joliette ouvre également la rivière l’Assomption au patinage sur plus de quatre kilomètres, attirant ainsi quelque 100,000 visiteurs.

La Ville de Québec annonce à l’hiver 1999 que la patinoire de la rivière Saint-Charles est définitivement abandonnée. À la même époque se tient à Québec un colloque international sur la nordicité : « Québec est-elle vraiment une ville nordique? », se questionne-t-on. La Ville propose comme solution de remplacement de faire d’abord un sentier de glace entre le parc de la Jeunesse, dans Saint-Roch, et le parc Cartier-Brébeuf, dans Limoilou. Elle se rabat finalement sur un terrain à la Pointe-aux-Lièvres. Au début des années 2000, la Ville réalise une surface glacée de près de deux kilomètres à cet endroit [à gauche].

Si pendant un quart de siècle les résidents de Québec ont patiné sur la Saint-Charles, ils viennent maintenant en grand nombre patiner à la Pointe-aux-Lièvres. (Fin)

______________________________

Billets publiés dans cette rubrique

[ Du même auteur : Chronique d’une rivière disparue (8) : canalisation de la Lairet. À consulter : la Société de la rivière Saint-Charles. ]

0 commentaires »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. Adresse web de rétrolien

Écrire un commentaire