Le Blogue de Limoilou :: Déclin commercial de la 1re Avenue (4) : histoire et évolution de l’artère (1 de 4)
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Déclin commercial de la 1re Avenue (4) : histoire et évolution de l’artère (1 de 4)

Publié le 2 janvier 2012 par Réjean LemoineCommentaires (0)

Chemin de Charlesbourg. Aquarelle illustrant Québec et le Trait-Carré reliés par un chemin qui traverse de grands champs. À l'est, on aperçoit le fleuve, puis les Laurentides au nord. (Millicent Mary Chaplin, 1839. Plume et encre brune avec raclage sur crayon sur papier vélin - 1839). Source : Bibliothèque et Archives Canada.

DU CHEMIN DE CHARLESBOURG À LA 1re AVENUE (1)

L’ancien chemin de Charlesbourg est une des plus vieilles routes de la région de Québec. Elle fut la première voie de communication nord-sud tracée à l’extérieur de la vieille ville. Son origine remonte à la fondation du village de Charlesbourg au XVIIe siècle. En 1665, les pères Jésuites qui possèdent la seigneurie Notre-Dame des Anges cèdent une trentaine de lots pour former un village en étoile qui deviendra Charlesbourg. L’année suivante, les Jésuites récidivent avec une dizaine de lots, un peu plus au sud, pour former le village de Petite Auvergne. Au recensement de 1672, une trentaine d’habitants vivent à Charlesbourg, une vingtaine à la Petite-Auvergne et sept familles à Gros Pin.

C’est par une ordonnance, en février 1668, que l’intendant Jean Talon ouvre le chemin de Charlesbourg pour faire le lien entre ces nouveaux villages et la ville de Québec sur six kilomètres. L’objectif premier est de permettre aux cultivateurs de Charlesbourg d’amener leurs produits agricoles sur les marchés publics de Québec. Le chemin de Charlesbourg s’avère pendant longtemps un chemin mal entretenu et boueux. Son entretien relève des propriétaires riverains qui doivent y effectuer des corvées. C’est seulement en 1796 que seront prélevées les premières taxes foncières pour l’entretien de la route.

À l’approche de la ville de Québec, le chemin de Charlesbourg aboutit sur les bords de la rivière Saint-Charles. Il longe les rives de la rivière. Il vient croiser le vieux chemin de la Canardière près de la traverse à gué de la rivière. En effet, au XVIIe siècle, il n’existe aucun pont pour traverser la rivière. On peut traverser la rivière à gué par temps sec à la hauteur de l’actuel pont Drouin. Les jésuites ont accordé un droit de pontage à un nommé Jacques Dinel entre 1686 et 1706. Celui-ci, moyennant paiement, transporte les personnes et les marchandises en chaloupe d’une rive à l’autre.

À suivre le 16 janvier

[ Billet précédent relatif à ce dossier : Déclin commercial de la 1re Avenue (3) : point de vue de commerçants (2 de 2). Au cours des prochains mois, MonLimoilou.com vous proposera d'autres articles qui viendront animer et ponctuer cette réflexion. ]

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