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Maladie mentale : La Boussole vous guide

Publié le 3 mai 2012 par Charline PoirsonCommentaires (1)

La Boussole à Limoilou

À l’origine de La Boussole : des parents d’enfants atteints d’une maladie mentale se réunissent et s’entraident, confrontés aux mêmes enjeux délicats. De là naît l’idée de créer un organisme qui offrirait des services de soutien aux proches de personnes souffrant de maladie mentale. La Boussole est fondée en 1981; elle compte aujourd’hui 600 membres.

Une rencontre avec Julie Belleau, travailleuse sociale depuis plus de 10 ans au sein de l’organisme, nous éclaire sur la mission et le fonctionnement de celui-ci.

Elle m’indique ainsi que, lors d’interventions individuelles ou de groupe, les proches sont outillés, informés et soutenus pour mieux vivre dans ce contexte de vie familiale difficile. Ils sont avant tout écoutés, ce qui leur permet de ventiler leurs émotions et de prendre du recul face à la maladie mentale.

Les proches apprennent également à poser leurs limites et à lâcher prise face à la maladie. C’est  important pour ne pas s’épuiser en vain, ce qui arrive trop souvent malheureusement», souligne Julie, qui coordonne les actions auprès des jeunes.

Ceux-ci, d’ailleurs, peuvent aussi être guidés pour grandir et évoluer au mieux avec la maladie de leur proche, notamment par des jeux, des thérapies avec les animaux ou des discussions.

Julie, d’une humanité réconfortante, me confie que ce qui la fascine dans son travail, « c’est de voir la résilience que les jeunes ont ». Elle m’explique que les enfants développent une force extraordinaire pour outrepasser la maladie.

Ils font preuve d’un grand respect les uns envers les autres, d’une grande maturité, ils s’intéressent à la réalité de l’autre, s’entraident. »

Grâce à des intervenants et des bénévoles impliqués, un service d’écoute téléphonique 24h/24 est offert pour les proches qui traversent un moment difficile (418 523-1502).

Merci à Julie Belleau pour sa collaboration et à la Boussole pour cette belle mission qu’on encourage!

Un lit moelleux à Limoilou!

Publié le 23 mars 2012 par Charline PoirsonCommentaires (4)

Christine Tassan et les imposteures

Un matin d’hiver, mon radio-réveil me chante ce refrain. J’acquiesce au « lit moelleux à Limoilou »; la musique joyeuse me met de bonne humeur. Fredonnant à mon tour cet air au cours de la journée, j’ai envie d’en savoir plus.

Après quelques recherches, je découvre que la chanson a été écrite par Guylaine Saint-Pierre et mise en musique par Christine Tassan et les imposteurs pour l’album « Pas manouche, c’est louche », sorti en 2009. Je les contacte pour savoir ce qui les a inspirées.

Guylaine Saint-Pierre, passionnée de musique et plus particulièrement de jazz, a été animatrice radio à CKRL pendant 7 ans pour l’émission Jazzville. C’est à cette époque qu’elle s’attache à ce quartier et à son ambiance, qui l’inspirent pour l’écriture :  

Il y a à Limoilou un esprit de quartier unique à Québec. Et le titre m’est venu à une époque où deux de mes amis y vivaient une idylle ».

Guylaine est séduite par l’idée d’un jeune couple dont la relation amoureuse évolue dans les rues du quartier, jusqu’à l’appartement où la magie opère. À cet épisode romantique s’ajoutent des éléments spécifiques du quartier, et voilà, le texte était composé !

Au cours d’une émission, Guylaine reçoit Christine Tassan, musicienne et chanteuse de jazz. Très vite, elles échangent à propos de musique, deviennent amies et collaborent pour la chanson. Christine exprime son enthousiasme pour la composition de Guylaine.

Le titre « Un lit moelleux à Limoilou » contient en soi une belle allitération. Ce jeu de sonorité, que je trouve intéressant, se retrouve tout au long du texte. Et il y a une légèreté dans la chanson qui me plaît beaucoup. » Christine compose alors une musique swing qui se prête bien aux paroles enjouées.

Christine Tassan et les imposteures sortiront un 3e album à l’automne 2012, avec une nouvelle collaboration de Guylaine Saint-Pierre à l’écriture d’un texte. Le groupe a également des projets de spectacle pour cet automne à Québec. À suivre sur www.christinetassanetlesimposteures.com

Bonne écoute!

Materia prima : jouer avec les matériaux

Publié le 9 mars 2012 par Charline PoirsonCommentaires (0)
Prima Matéria

Marc-Étienne Boivin et Geneviève Bélanger de Materia Prima

C’est dans leur atelier du 14, Rue Soumande, que Geneviève Bélanger et Marc-Étienne Boivin, de Materia Prima, exercent leurs talents créatifs en ébénisterie. Geneviève a fondé l’entreprise en 2007 et Marc-Étienne l’a rejoint il y a un peu plus d’un an.

Les deux artistes, qui créent principalement à partir du bois, du métal et de la fourrure, échangent, testent et mettent en application leur concepts et idées les plus folles!

On est comme des enfants qui jouent avec de la pâte à modeler » lance Marc-Étienne.

Coupe fromageOn trouve dans l’atelier des objets décalés et ludiques : une planche à découper qui nous enseigne quelle partie du cochon on va manger, un coupe-fromage en forme de piège à souris, des meubles surprenants à fonctions multiples, comme une table de salon convertible qui devient un fauteuil de fourrure. Le projet à venir : une boîte à sardine de rangement géante avec des sérigraphies de truites à l’intérieur!

On essaie de rendre la limite entre ébénisterie et arts visuels si fine qu’elle tend à disparaître. Mais on ne va pas sacrifier le côté fonctionnel de l’objet pour autant. Il faut qu’il soit beau et qu’on ait envie de l’utiliser », m’explique Geneviève.

Table de salonGeneviève et Marc-Étienne proposent également de la création de meubles sur mesure. La visite à domicile est alors importante pour s’inspirer de l’environnement et des choix décoratifs du client, de même que pour prendre les mesures nécessaires. Ensuite, un travail de collaboration s’établit entre les deux ébénistes et la personne en voie d’adopter son meuble personnalisé.

La vente directe au particulier permet de proposer des prix équivalents à ceux qu’on retrouve dans la plupart des grands magasins de meubles. Avec ceci de différent que Materia Prima confectionne des pièces exclusives.

Materia Prima a gagné un prix lors du Salon International du Design de Montréal 2011. Les créateurs retournent exposer dans la tribune des designers en mai 2012. On leur souhaite beaucoup de succès !

Table de salon convertible Matéria Prima

Table de salon convertible

[ En savoir plus : www.materiaprima.ca ]

Rencontre avec Cynthia Girard, joaillière

Publié le 15 février 2012 par Charline PoirsonCommentaires (6)

Cynthia Girard joaillère

Joaillière depuis 2001, Cynthia Girard vient d’installer son nouvel atelier dans le Vieux-Limoilou. C’est au 1790A boulevard Cardinal Villeneuve, qu’elle transforme la matière brute – bois, pierre, argent – en œuvre d’art. Et vous pouvez désormais y choisir, créer ou commander vos bijoux made in Limoilou !

C’est dans une démarche artistique que Cynthia réalise des bijoux qu’elle considère davantage comme de petites sculptures.

Je mets entre 2 h et 4 jours de travail pour créer un bijou. Faire de la production en série serait moins intéressant pour les clients comme pour moi. Tout le monde aime avoir une pièce unique. » Ainsi, Cynthia sculpte la nature pour la transformer en art portatif.

Lorsque Cynthia reçoit une commande, elle aime prendre le temps de cerner la personne afin de créer le bijou qui lui correspondra le mieux.

En discutant avec eux, j’essaie de voir ce qu’ils aiment, ce qu’ils recherchent, je les questionne sur les matériaux, la dimension souhaitée. Déjà, cette étape m’en dit long. Après, il y a le style de la personne, son habillement, sa manière de parler… Quand je crée, j’essaie de m’imprégner du client.”

Chacun peut également apporter la pierre de son choix pour s’en faire un bijou. Grâce à son cours d’art lapidaire – technique qui consiste à façonner et à tailler des pierres – à l’École des métiers d’art, Cynthia polit et donne forme aux roches. D’ailleurs elle préfère confectionner ses bijoux de A à Z. J’aime choisir mes pierres, produire mes propres formes ».

À l’atelier très prochainement : création participative et prêt de bijoux

Dans une démarche participative, les plus manuels pourront bientôt créer eux-mêmes leurs bijoux, sous les conseils avisés de la joaillière. Et, pour ceux qui voudraient porter ses bijoux pour une durée déterminée, il sera bientôt possible de les emprunter avec un système de cartes de membres!

De beaux projets pour ce nouvel atelier de Limoilou à découvrir absolument!

[ Pour en savoir plus :  www.cynthiagirard.com ]

Un plongeon dans la culture africaine!

Publié le 9 février 2012 par Charline PoirsonCommentaires (0)

La première édition des « Dimanches découverte des arts africains, québécois et autres » a débuté le 5 février dernier et se prolongera jusqu’au 26 février prochain au Centre Mgr Marcoux. Dans le cadre du mois de l’histoire des Noirs, cet événement propose un partage culturel, avec expositions, démonstrations et ateliers.

Je m’y suis rendue ce dimanche 5 février, pour vous en présenter un aperçu. Dès l’arrivée, on est directement plongé dans la culture africaine de façon ludique avec un questionnaire qui nous incite à faire le tour des kiosques pour y répondre. On en apprend davantage sur les arts africains : musique, danse, bijoux, arts plastiques et culinaires sont au rendez-vous. Si vous répondez correctement à toutes les questions, vous pouvez participer à un concours pour gagner un prix.

Sur place, l’Association des Camerounais et Camerounaises de Québec (ACCQ) et l’Association des Burkinabè de Québec (ABUQ) vous proposent des dégustations. J’ai eu la chance de goûter aux beignets-haricots du Cameroun, qui est le plat typique local m’a-t-on dit.

Plus loin, on assiste à un spectacle : un conteur suivi d’une prestation musicale de percussions et de danses qui envoûte.

Cette exposition, à dominante culturelle africaine, se déroule dans une atmosphère conviviale et familiale, où les enfants seront ravis par les maquillages et les ballons en forme d’animaux de toutes sortes.

Des ateliers gratuits sont également proposés pour ceux et celles qui souhaiteraient approfondir un thème artistique exposé. Ils auront lieu les dimanches 12, 19 et 26 février prochains à raison de quatre ateliers par dimanche. Au programme : danse africaine, baladi, ballet, poésie/slam, percussions, découverte d’instruments de musique, coiffure, couture, etc.

Pour vous inscrire ou pour des renseignements complémentaires, contactez Simon Laflèche au 418-661-7766, poste 230.