
De nombreux espaces à requalifier sur la pointe sud du Vieux-Limoilou
Avec la volonté de la Ville de Québec de mettre le cap sur la mobilité durable, le quartier Vieux-Limoilou deviendra rapidement un terrain de jeu attractif pour les investisseurs et promoteurs immobiliers. Avec des atouts forts enviables comme la présence de trois parcours Métrobus, le voisinage évident avec le centre-ville, la présence d’un corridor vert de grande qualité près de la rivière Saint-Charles, de nombreux parcs et services de proximité, gageons que la valeur foncière des terrains du Vieux-Limoilou n’a pas fini de croître.
Ainsi, pour de nombreux espaces désaffectés ou avec des usages qui ne permettront plus de soutenir une valeur foncière en hausse, on peut parier que la pression appellera à une requalification drastique.
Par exemple, le secteur de la pointe sud du quartier, près des deux ponts, qui a toujours été historiquement occupé majoritairement par des industries est dans la mire des promoteurs. S’il n’était pas envisageable de construire des logements dans ces terrains humides soumis à la montée des eaux à l’époque (voir carte ci-dessous), aujourd’hui le portrait est différent.

Le voisinage avec la rivière, les vues imprenables sur le cœur civique de la ville, la proximité de l’artère commerciale de la 3e Avenue sont autant d’arguments qui permettront aux investisseurs d’acquérir les terrains et de vendre à fort prix les nouveaux espaces résidentiels.
Par soucis de rentabilité et de maximisation du profit, on peut aussi songer que les nouvelles constructions ne se limiteront pas aux normes de zonage en vigueur quant à la hauteur : en moyenne 4 étages dans ce secteur. Le cœur du problème pour les résidants de Limoilou repose peut-être dans cette question : Densifier le centre-ville pour des raisons environnementales est tout à fait logique, mais à quel prix?
La suite la semaine prochaine. Nous attendons vos commentaires d’ici là …