Le Blogue de Limoilou :: Izabelle Houde
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Une reine sera couronnée

Publié le 10 février 2012 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

Duchesse de LimoilouLa Duchesse de Limoilou et ses acolytes de la Revengeance vous invitent au Couronnement de la Reine de Québec 2012 qui aura lieu ce samedi 11 février à compter de 17 h au Resto-Bar Le Cercle .

Demain à midi, heure de fermeture des votes, un nombre de capsules proportionnel au nombre de votes obtenus par chaque duchesse sera déposé dans un baril de tirage. La première duchesse dont cinq capsules identifiées à son nom sont retirées du baril deviendra la Reine.

À voir sur scène :

  • Le conte de la Reine-mère
  • Les duchesses se lancent des fleurs
  • Les robots duchesses Estelle et Carole, nommées en l’honneur de la première Reine du Carnaval (1955), et de Carole Théberge, ex-ministre et célèbre duchesse de Lévis et reine du Carnaval en 1975. Ces sculptures numériques seront actionnées à chaque fois qu’un utilisateur de Twitter utilisera le mot clé #Duchesses.

[ À lire aussi : Made in Limoilou! ]

Rencontrez votre Duchesse!

Publié le 26 janvier 2012 par Izabelle HoudeCommentaires (2)

Lancement de la Revengeance des duchesses

Petit rappel à vous chers sujets.

Vous êtes invités à rencontrer vos duchesses ce soir à 17 h au Cercle (228 rue Saint-Joseph Est).

Sous la thématique du combat (il y aura un ring!), chaque duchesse devra défendre son quartier et présentera un numéro. Pour encourager sa duchesse, le public est invité à scander le nom de son quartier. Les trompettes du Carnaval sont les bienvenues!

Les duchesses ont hâte de vous rencontrer et de vous faire des beaux «bebyes»!

Notre revengeance s’en vient!

Publié le 23 janvier 2012 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

Lancement de la Revengeance des duchesses

Vous savez à quel point j’aime mon quartier mais honnêtement, l’hiver, je l’aime un peu moins! En fait, je serais n’importe où que le vent, le froid, les bancs de neige, la gadoue ou le manque de soleil me feraient tout autant le même effet. Heureusement, depuis l’an dernier, j’ai trouvé un remède à cette dépression saisonnière : la Revengeance des Duchesses!

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le projet (je vous rappelle que j’ai été votre Duchesse dans Limoilou pour l’édition 2011!), le tout repose sur l’idée des anciennes duchesses du Carnaval, mais dans une version 2.0. Il s’agit en effet d’un regroupement de femmes dynamiques, allumées et créatives ayant le goût de parler de leur quartier respectif via un blogue qui suscite de plus en plus d’intérêt. Dès l’ouverture officielle au Cercle le 26 janvier prochain, vous pourrez d’ailleurs prendre part au projet en commentant sur le blogue les publications de votre Duchesse, ou celles des autres quartiers. De plus, et surtout, vous pourrez voter tous les jours pour la Duchesse de votre choix que vous souhaitez voir devenir la grande Reine de l’édition 2012!

Quoi qu’il en soit, j’ai bien hâte de vous présenter ma relève, la Duchesse de Limoilou 2012. Cette année, fidèle à mon personnage, je vous incite encore à la guerre de clochers mais je vous dis plutôt : Élis-la Limoilou!

D’ici le lancement ce jeudi, je vous invite toutefois à prendre connaissance de la programmation officielle car plusieurs activités sont au programme. N’hésitez pas à venir encourager votre Duchesse dans toutes ses sorties mondaines! D’autres détails seront ajoutés sur le blogue en temps et lieux.

Avec les nouvelles Duchesses, l’hiver n’est peut-être pas moins pénible tout compte fait, mais il est sans contredit plus fou…

PROGRAMMATION OFFICIELLE

  • Jeudi 26 janvier : lancement du blogue et performances des Duchesses, Le Cercle, en formule 5 à 7.
  • Jeudi 2 février : vernissage Crazy Carpet, L’Établi.
  • Vendredi 3 février : tournée des Grandes Duchesses, différents bars dont Le Bal.
  • Samedi 11 février : couronnement, Le Cercle.

PotiPotin de quartier

Publié le 21 décembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (2)

Popote, papote et potins Maizerets

Dimanche matin, il fait froid, le ciel est gris. Je suis en mode « non opérationnel », comme tous les matins. Aujourd’hui, je dois aller récupérer le dîner pour une vingtaine de personnes dans le cadre du projet de la Revengeance des Duchesses. À bord de ma voiture, j’ai l’esprit qui vagabonde. Je suis maussade, comme le temps.

Popote, papote et potinsJe stationne mon véhicule. Sur la porte du commerce qui n’est pas encore ouvert, un mémo me prévient : « Izabelle, cogne, je suis bien là! » Je cogne. La pétillante Julie vient m’ouvrir avec son sourire et son dynamisme habituels. En entrant chez Popote, papote et potins, comme toutes les fois où j’y ai mis les pieds, la magie s’opère. Mes yeux s’ouvrent davantage devant les couleurs éclatantes de la déco. Mon imagination s’emballe devant tous ces bonbons disposés avec soins. Ma bonne humeur revient au galop en songeant au café que l’on me préparera dans la machine rose, et aux sandwichs santé que je pourrai savourer comme ceux de ma mère.

J’entame une discussion avec la propriétaire. Je la remercie pour sa délicate attention : elle a bricolé une boucle de tissu rose sur chaque boîte à lunch des Duchesses. C’est comme ça chez Popote, on se sent toujours traité aux petits oignons… sucrés bien sûr!

Je lui demande comment vont les affaires, ce qui se passe dans le quartier, si elle a des projets en vue. Il faut dire que Julie Leblanc est une femme d’affaires, mais surtout une vraie de vraie Limouloise. Le quartier Maizerets, pour y avoir été élevée, elle le connaît comme le fond de sa poche! Elle me parle évidemment de ses clients qu’elle aime tant, de son équipe d’employés de plus en plus efficace, de ses projets personnels et professionnels. Étonnamment, je sens toutefois une petite pointe d’amertume dans son discours.

Il y a trois ans et demi qu’elle a ouvert les portes de Popote, et ça va bien. Par contre, elle trouve que le quartier manque de vie.

Oui ça s’est revitalisé depuis quelques années. Oui on voit du changement positif dans le coin, mais pas assez… et pas assez vite! », me confie-t-elle.

Elle aimerait que les Limoulois profitent davantage de son commerce, mais aussi de tous les autres sur le Chemin de la Canardière.

Les gens attirent les gens, c’est connu! Tout le monde nous dit qu’ils sont contents qu’on soit là, mais il faut venir! Ce serait bien que le coin bouge autant que la 3e Avenue », ajoute-t-elle.

Popote, papote et potinsHonnêtement, j’ai de la difficulté à comprendre aussi. J’ai habité au coeur du quartier Maizerets pendant dix ans, et c’est un endroit qui gagne en effet à être connu. Maintenant que j’habite le Vieux-Limoilou, il m’arrive encore d’être nostalgique. Je vais alors écrire au Popote, ce petit repère coloré, ou encore manger au Shady, parfois même acheter de la viande chez L’artisan charcutier.

Je comprends Julie d’être un peu désillusionnée. Personnellement, et sans devenir moralisatrice, j’irais même plus loin dans mon discours : Limoilou, c’est une mosaïque de gens différents, de lieux différents, de commerces différents. La différence, cette hétérogénéité, fait la richesse de notre quartier. Comme toute chose importante en ce monde, il faut l’entretenir…

Baltra…koi?

Publié le 14 décembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

Baltrakon, fabrication de t-shirts à Limoilou

C’est le genre de rencontre qui me plaît. Planifiée plus ou moins à la dernière minute et suivant quelques échanges de courriels, je me présente après ma journée de travail à une adresse inconnue. J’ouvre la porte de l’immeuble à logements et j’aperçois tout de suite l’affiche qui prévient celui qui descend dans l’atelier au sous-sol : BALTRAKON.

Entre les machines d’impression, les boîtes de carton et les tonnes de t-shirts, Marc-André Roy est là, en pleine production. Comme si l’on poursuivait une conversation déjà entamée, on discute de tout et de rien. En fait, on discute surtout de Limoilou. Il est amoureux de son quartier, ça s’entend, ça émane! Le propriétaire de la jeune entreprise est un vrai de vrai Limoulois de souche : fier, engagé, allumé.

BaltrakonJ’entre dans le vif du sujet. Baltrakon, c’est quoi? Une entreprise en plein essor, bientôt cinq ans de production depuis le premier t-shirt imprimé, des idées novatrices, un traitement unique, un idéal « underground commercial » si l’on veut, mais surtout beaucoup, beaucoup de passion!

Marc-André fait partie de ces gens qui bouillonnent et pour qui, une idée à peine évoquée, une autre germe aussitôt. Il suffit de le suivre un peu sur sa page Facebook pour constater son originalité et sa créativité. C’est sans doute aussi suivant cette ligne de pensée qu’il avait souhaité organiser un regroupement d’artistes avant les fêtes dans un local à Limoilou. « L’atelier éphémère temporaire », c’était ça le concept. Le problème c’est que, comme plusieurs artistes, Marc-André ne roule pas sur l’or, et les locaux sont chers… Ce n’est que partie remise, promet-il.

Quoi qu’il en soit, Baltrakon fera une vente spéciale dans son atelier juste avant les fêtes. « Un genre de boxing day avant le boxing day! », me confie l’entrepreneur avec un sourire en coin. Voici le mémo que j’ai reçu de sa part :

On doit tout liquider, à part l’équipement, les encres, les outils, les ordinateurs et les meubles! Ça sera une grande vente de fermeture (mais on ferme pas vraiment)! »

Des idées, il n’a pas fini d’en avoir, c’est évident.

Mon entreprise est à la croisée des chemins. Je fonce, ou je change de projet. »

Personnellement, à voir les piles de vêtements qui s’entassent partout, je crois qu’on n’a pas fini d’en entendre parler…

Il n’y a rien à faire. Chaque fois que je crois être rassasiée de mon quartier, une autre trouvaille surgit! Baltrakon n’est qu’un exemple de cette vitalité qui habite les Limoulois. Baltrakon, c’est un nom à retenir, un t-shirt à offrir, tout simplement parce que ça vient de chez nous…

Le vrai miracle…

Publié le 12 décembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (1)

Miracle sur la 3e Avenue

Ce samedi, j’étais remplie de bonnes intentions. J’avais vraiment envie de prendre part au Miracle sur la 3e Avenue et d’assumer mon rôle de collaboratrice au blogue avec rigueur. J’avais prévu de prendre des notes, de m’entretenir avec les organisateurs, rapporter des faits, être une vraie journaliste quoi! Mais voilà…

Miracle sur la 3e Avenue - Père noël et la fée des glaces10 h – J’entre aux Colocs, question de déjeuner et de bien commencer la journée. J’en profite pour faire un peu de correction des travaux de mes élèves.

11 h 15 – Je me dirige au coin de la 4e Rue ayant en tête de redescendre tranquillement vers la 7e pour ne rien manquer des diverses activités proposées.

11 h 17 – Je passe voir Stephan, propriétaire de la Boutique du Skate. Quelques salutations d’usage, quelques mots échangés, puis je continue mon chemin.

11 h 20 – J’entends quelqu’un prononcer mon nom. Sébastien, un ami limoulois, me fait signe de la main. On discute du Bal du Lézard où l’on se croise souvent. Il me laisse pour aller manger Aux Fistons.

11 h 45 – J’ai à peine le temps de me retourner que Mylène, une autre Limouloise que je n’ai pas vue depuis un moment déjà, me fait l’accolade. Elle m’invite au Sobab pour prendre un café.

12 h – Une chorale de Noël entre dans le commerce et nous fait l’honneur d’une courte représentation. À chaque fois que j’entends ce genre de regroupement vocal, je ne peux m’empêcher de me sentir comme dans un film…

Miracle sur la 3e Avenue - Petite ferme12 h 54 – Je quitte Mylène et retrouve dans la rue Véronic, une amie qui habite près de la 18e. Pendant que nous contemplons les animaux de la petite ferme, le Père Noël nous salue. Arnaud, de Monlimoilou.com, m’envoie aussi la main du coin de la rue.

13 h 02 – Je croise Jean-François, coordonnateur de Limoilou en Vrac, l’organisme organisateur de l’événement. Nous échangeons quelques mots sur l’achalandage de l’événement, la température clémente et la vente de sapins qu’il y aura en fin de journée. Véronic nous quitte.

Miracle sur la 3e Avenue - Hockey bottines13 h 20 – Je regarde avec amusement les enfants jouer au hockey avec les animateurs du Patro. C’est beau à voir!

13 h 32 – François, une connaissance Limouloise, me salue. On parle de tout et de rien. Il me demande des nouvelles du projet de la Revengeance des Duchesses. Annick, présidente de Limoilou en Vrac me salue au passage, je lui signifie que je la recroiserai plus tard.

13 h 47 – Marie-Chantale, l’animatrice de Code Culture, arrive avec le sourire et vient m’informer qu’elle a terminé de prendre toutes les images nécessaires pour son topo de l’événement. Elle est excitée et satisfaite de ce qu’elle a accompli.

14 h – Nous décidons d’aller dire un petit bonjour à Marjorie, l’animatrice de la journée, qui est en train de se réchauffer à l’intérieur chez Softi.

Miracle sur la 3e Avenue - Sapins de noel14 h 22 – Je retourne à l’extérieur en laissant les filles discuter. J’ai envie de voir les décorations de Noël réalisés par les enfants de l’école Saint-Fidèle.

14 h 35 – Je m’arrête et je prends un moment pour contempler la rue bondée de familles, de couples, d’amis. La scène est bien vivante! Je suis impressionnée.

14 h 40 – Je dois me rendre à l’évidence : je n’ai pas été très productive depuis ce matin. Après quelques minutes de culpabilité, je balaie les soucis du revers de la main et je rentre chez moi.

Nous sommes maintenant lundi. J’ai longuement réfléchi au texte que j’allais vous pondre. J’aurais envie de vous dire : je n’ai peut-être aucune rigueur journalistique au fond, mais à l’évidence, j’ai la rigueur sociable! Le vrai miracle dans cette journée de samedi dernier, c’est que je vous ai tous côtoyés, gens du quartier, et que vous m’avez drôlement inspirée…

[ À venir : d'autres photos de l'événement et une vidéo signée Code Culture ]

Mon jardin d’Éden

Publié le 6 novembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (1)

Les jardins communautaires de Limoilou

À l’automne, on peut voir les gens s’affairer à ramasser les feuilles sur leur terrain. N’ayant pas de terrain, j’ai tout de même fait le ménage de « mes feuilles ». C’est ainsi que j’ai retrouvé, coincé entre deux « troncs de dossiers », un texte non complété que j’avais entamé cet été. Bizarrement, j’étais incapable de le jeter. Un peu comme on décide de placer une feuille d’automne dans un annuaire pour la conserver, j’ai décidé de le partager, malgré ses imperfections et la conscience que le temps est bien passé…

Lorsque j’ai emménagé à Limoilou, « la vraie ville », j’étais un peu peinée de perdre les grands espaces verts de mon enfance. J’étais loin de me douter qu’en fait, le quartier avait aussi son lot de nature. Avec le Domaine Maizerets, j’étais comblée. Avec tous les parcs, j’étais choyée. Avec tous les jardins communautaires, j’étais stupéfiée!

Jardins communautaires de LimoilouTout le monde sait que Limoilou est un quartier de contrastes, mais c’est en me rendant au jardin communautaire situé sur la rue de la Sapinière-Dorion Est que l’image s’est imposée! Entouré de maisons accumulant l’âge, de rues pavées, de tours électriques imposantes et d’automobiles vrombissant leur stress, le jardin lui, havre tranquille, resplendissait de fleurs multicolores, de terre brune, de fines herbes fraîches et de jeunes pousses vertes.

Dès que j’y ai mis les pieds, on m’a accueillie avec fierté et montré les 64 lots, tous séparés par des ficelles. Simon, le malcommode de la Gaspésie, m’a tout raconté des liens et des histoires entre chacun. Jocelyne, la nouvelle arrivée, m’a avoué son bonheur de partager des discussions et de faire des rencontres. Quant à Germain, le responsable, la passion et l’engagement se reflétaient dans ses yeux.

En revenant à la maison, j’ai tenté de faire quelques recherches sur le net pour répertorier les jardins communautaires et connaître leurs modes de fonctionnement. J’ai dû me rendre à l’évidence : ils sont nombreux, et populaires!

Les jardins, qu’ils soient communautaires ou privés, sont une fierté de notre quartier. Ils symbolisent, selon moi, un « halte-là » au mode de vie effréné des villes. Ils représentent un besoin de retourner aux sources, un désir de se recentrer sur les valeurs de la terre, tout en conservant les avantages de la vie urbaine.

À bien y penser, Limoilou, c’est tout simplement mon jardin d’Éden…

[ À consulter aussi : Jardins communautaires : populaires, mais pas partout, Le jardin communautaire Sainte-Odile et Répertoire des jardins communautaires de Québec ]

Café, couleurs et tic tac!

Publié le 1 novembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (1)

Alimentation GD

3e Avenue. Matin froid. Soleil éclatant. Les feuilles jaunies qui jonchent le trottoir craquent sous les pas. J’arrive à la Brûlerie Limoilou. Échange de sourires, formules de politesse et commande. Assise à la fenêtre, je regarde les gens passer dans la rue. Mon quartier a drastiquement changé depuis quelques semaines. Le temps a ralenti. Les gens font comme la nature, ils se préparent à la saison qui dort.

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit. Ce n’est pas qu’il n’y avait rien d’intéressant dans les environs, bien au contraire, mais plutôt seulement la vie qui passe sans qu’on s’en rende compte… Trop vite, beaucoup trop vite.

Une chanson de Jack Johnson se fait entendre, me rappelant que l’été est bel et bien terminé. Même l’automne s’essouffle on dirait. Odeur de café. Autre regard dans la rue. Les passants, bien emmitouflés, se déplacent au ralenti. J’aurais envie de les serrer dans mes bras, d’embrasser mon quartier tout à la fois.

Rafales de vent. Il neige des feuilles, presque d’or. Un vieux vélo noir se stationne juste devant le commerce rouge Alimentation G.D. On entend une musique cubaine. La scène est presque surréaliste.

Dans la Brûlerie, les sons ambiants nous informent des occupations de chacun. Vapeur des machines : on a demandé un café. Pages qui tournent : on s’informe sur l’actualité. Notes de clavier : on bosse sur un travail de session.

Quand je viens ici, à la Brûlerie Limoilou, il me semble que la vie reprend sa juste valeur dans le temps. Chaque moment a sa raison d’être. Chaque son, chaque odeur et chaque image prend le temps d’exister et est exactement là où il doit être. Sans m’en rendre compte, je me prépare sans doute aussi à l’hiver…

Tu tires ou tu pointes?

Publié le 1 août 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

International de pétanque du Vieux-Limoilou

C’est ce samedi qu’a eu lieu au parc de l’Anse-à-Cartier l’International de pétanque du Vieux-Limoilou. Si vous n’y étiez pas, vous avez franchement manqué toute une journée! Plus de 150 participants, tout autant de spectateurs, un soleil radieux, un brin de folie, c’est tout ce qu’il faut pour profiter pleinement de l’été dans notre quartier!

Organisé par Limoilou en Vrac, l’événement a pris son envol avec l’inscription des équipes dès midi. Événement dépeignant parfaitement notre quartier, ce sont des gens de tous âges et de tous les calibres qui se sont présentés. En voyant les participants arborer fièrement leurs costumes pensés et réalisés spécialement pour le tournoi, le ton de la journée était aussi donné. C’est en effet dans une atmosphère joyeuse et de franche camaraderie que les équipes se sont par la suite affrontées.

Les PantouflesJ’aimerais pouvoir vous raconter la compétition en tant que tel, vous rendre compte de la tension entre les équipes, des coups bas, des partisans en colère, mais non. Rien de tout cela ne me vient à l’esprit lorsque je songe à ce rassemblement. Pour tout vous dire, c’est à peine si je me suis informée du résultat final! Par contre, je me souviens très bien de tous ceux qui se lancent des boutades, des tours joués entre compétiteurs, des exclamations de surprise devant les costumes, des gourmands qui mangent leurs hot-dogs et des spectateurs qui commentent les résultats, un verre à la main.

En quittant le site, quelques rues plus loin, je pouvais encore entendre la musique et les murmures de la foule. Force est de constater qu’à Limoilou, c’est toujours le party, peu importe le sport ou l’exercice pratiqué!

[ Pour voir l'équipe gagnante et des photos de la journée ]

Petit skate deviendra grand!

Publié le 14 juin 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

Mini-Slasher skate Limoilou

Je vous l’ai déjà dit, à Limoilou, nous avons d’excellents skateurs! Ce que vous ne savez peut-être pas en revanche, c’est que nous pouvons également nous vanter d’avoir une relève fort prometteuse, tout ça grâce à la Boutique du Skate sur la 3ème Avenue.

Mini-Slasher skate LimoilouEn effet, depuis quelques semaines, Stéph et son équipe offrent aux jeunes la possibilité de suivre des cours de planche à roulettes. Ils ont même un nom de groupe : les Mini Slasher. Tous les dimanches matin, des enfants de 2 à 16 ans peuvent bénéficier des conseils de nos pros. Oui vous avez bien lu, 2 ans! C’est l’âge qu’a la plus jeune recrue. Sans compter qu’il y a aussi des filles. Yaaaaa yaaaa! Quant aux autres, ne vous méprenez pas. Malgré leur jeune âge, ils en ont dedans et sont franchement impressionnants…

Quand je suis allée les voir dimanche dernier au Parc Victoria, j’en ai eu des frissons! Ces jeunes sont motivés, courageux et tellement fiers. Bon ok j’avoue, ils sont aussi vraiment trop mignons! De plus, quelques parents assistent régulièrement au progrès de leurs enfants et prodiguent des encouragements (aussi quelques poussées dans le dos, complexité des figures et un peu de peur justifiée obligent!).

Ce qui m’a le plus touchée par contre, c’est l’attitude positive de ces futurs skateurs. Leur sourire se fend jusqu’aux oreilles lorsqu’ils me racontent leur « nouvelle passe réussie » ou encore que « c’est tellement cool d’être dehors et de tripper avec ses amis! ». Pour ce qui est de « l’attitude skate », ils l’ont déjà, c’est évident!

Avec une si belle activité qui prend racine dans une réalité de notre quartier, pas surprenant que les inscriptions ne cessent d’augmenter. D’ailleurs ce n’est pas fini! Stephan me disait que les 25 et 26 juin prochains seront deux journées à ne pas manquer. Plusieurs activités sont au programme en pleine rue dans le cadre de Limoilou en musique, juste en face de la Boutique du Skate, tels les fameux sauts de tonneaux. Mais aussi, et surtout, il y aura une démo des Mini Slasher dès 13 h le dimanche.

Évidemment, vous pouvez être sûr que j’y serai! Je veux être de ceux qui peuvent se vanter un jour d’affirmer: « Je l’ai vu commencer alors qu’il avait à peine 2 ans! ».

Chapeaux, chat, Simonne et moi

Publié le 6 juin 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (3)

Grand bazar des ruelles Limoilou

C’est par un samedi matin frisquet mais ensoleillé que je me suis levée, empressée de marcher dans les ruelles de mon quartier. Ces ruelles que j’aime tant, ces ruelles qui débordent de vie et de secrets bien gardés à la fois. Ce samedi, je savais que j’allais faire de nombreuses découvertes en cette journée du Grand Bazar des ruelles du Vieux-Limoilou.

Grand bazar des ruelles LimoilouÀ peine arrivée, j’aperçois une dame en train de terminer ses préparatifs devant sa maison. En m’approchant, je constate qu’elle y propose des articles de jardinage, des outils et pour mon plus grand plaisir, plusieurs vieux chapeaux. En discutant avec la femme, elle me confie qu’elle a été autrefois chapelière. Inspirée par la rencontre, je lui achète son beau bonnet de feutre turquoise avant de la quitter définitivement, une texture douce dans la main et une histoire dans le cÅ“ur.

Grand bazar des ruelles 2011Je continue et tourne dans une autre ruelle. Un tout petit garçon tape avec force sur une toute petite batterie. Le vacarme fait bien rigoler les gens qui viennent à peine de se réveiller. Je me retourne et aperçois une fillette cachée derrière des vêtements. Elle s’appelle Simonne, c’est son frère et ses parents ne sont pas très loin. Les voilà d’ailleurs qui arrivent. Des Limoulois forts sociables, mais surtout fiers de leur quartier. Ils me parlent de tous les enfants qui habitent la rue, dix pour être précis et un onzième en route. Ils me parlent aussi du bon esprit de voisinage qui règne ici et de leur sentiment d’appartenance envers leur fief. Vraiment, il n’y a rien à ajouter, sinon que nous allons nous revoir bientôt, il y a fort à parier.

Je poursuis mon chemin. Devant moi, un chat traverse en courant. Les branches des arbres se touchent au-dessus de ma tête. Les oiseaux chantent. Un voisin, du haut de sa galerie, prend son café et me salue. J’ai le cœur léger.

Je pourrais vous dire que j’ai continué ainsi pendant plus de deux heures, discutant avec les vendeurs et les passants. Bien sûr, je suis repartie avec quelques trouvailles, mais surtout avec plusieurs prénoms désormais gravés dans ma mémoire… Limoilou, quand tu me révèles tes secrets, je t’aime d’amour!

Les Petits Trésors et la familia!

Publié le 17 mai 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (3)

Ce dimanche 15 mai, c’est sous un soleil timide et accompagnée d’une foule frileuse que la Fête des petits trésors a débuté. D’abord rassemblées au parc Ferland, les familles et leurs poussettes ont attendu le grand départ en direction du parc de l’Anse-à-Cartier où plusieurs activités étaient au programme.

J’avais entendu parler de cet événement l’an dernier, mais n’ayant pas d’enfants, je ne voyais pas l’intérêt d’y participer et j’étais même un peu mal à l’aise. C’est une réflexion un peu bizarre, quand on y pense… Qui a besoin d’une raison valable pour se rassembler autour d’une valeur universelle, soit la famille? Qui plus est, c’est mon enfance, et plus particulièrement des impressions du passé qui me sont revenues en participant à cet événement.

La parade

Les parents qui discutent, les enfants qui courent et qui rient, les instruments de musique bricolés, les bulles de savon qui s’envolent et restent en suspension, les virevents métalliques, la fanfare qui ouvre la voie, tout était là ! Même l’animateur et son porte-voix (Réjean Bell pour les intimes!)  donnaient à la marche une allure solennelle et bon enfant à la fois. Petit groupe d’une vingtaine au départ, la procession s’est vite transformée en foule de plus de deux cents personnes sous les regards amusés des Limoulois « écorniflant » de leur balcon. En l’espace de quelques rues, Limoilou s’est transformé en immense terrain de jeux.

Le rassemblement

Fête familiale Les petits trésors Limoilou

Arrivés au parc de l’Anse-à-Cartier, différents organismes du quartier avaient uni leurs forces afin de faire bouger les tout-petits, et leurs parents! Il n’y avait qu’à regarder les participants au kiosque du Patro Roc-Amadour utiliser le parachute pour comprendre qu’en réalité, l’événement n’était qu’un prétexte pour jouer. Activités sportives et culturelles, sensibilisation à une alimentation saine, spectacles divers, tout était pensé en fonction de jouer, mais aussi d’apprendre! Quel bonheur de voir toutes ces familles, bien différentes les unes des autres, mais s’amusant ferme et discutant dans la bonne humeur. Tous réunis au même endroit, Limoilou s’est transformé en immense rassemblement familial!

C’est donc sous un soleil beaucoup moins timide et accompagnée d’une foule bien réchauffée que la Fête des petits trésors s’est poursuivie. Avec des images de mon passé ressuscité, du présent bien en vie et d’un futur plus qu’assuré, je me suis retirée en réfléchissant… Avec ou sans enfant, ni poussette d’ailleurs, je suis repartie chez moi avec la conviction renouvelée que la famille, c’est la vie!

[ Consultez les photos de l'événement ]

Skate ta vie man!

Publié le 6 avril 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (0)
Game Of Skate

Game of Skate 2011 - Crédit photo : Renaud Gagnon

Mercredi soir dernier, comme on dit en bon québécois, j’ai vécu de quoi! J’ai eu la chance de revivre un segment de mon adolescence! Vous me trouverez peut-être encore nostalgique, mais bon sang, ça m’a rappelé des souvenirs… Au Cercle, c’était la grande finale de la Game de skate, organisée par la Boutique du Skate.

J’espère que vous le saviez, sur la 3ème Avenue, on a LA référence en matière de skate à Québec! Le propriétaire du commerce, Stephan Isabel, est un passionné. Dès qu’il vous parle de son sport qu’il pratique depuis l’âge de neuf ans (parce que c’en est tout un!), ses yeux s’allument. En mai 2010, à Limoilou, il ouvrait sa boutique. Maintenant, il dit vouloir élargir la visibilité des sportifs, mais surtout unifier la scène du skate à Québec.

C’est dans cette vision qu’il a organisé une compétition pour les skateurs de Québec. Au total, 32 personnes ont répondu à l’appel. Les premières qualifications se sont tenues à la Boutique du Skate au mois de mars. La grande finale au Cercle, transformé en skate park pour l’occasion, était donc très attendue, surtout qu’elle opposait des compétiteurs de la Boutique du Skate à ceux d’Exo Shop. La soirée a aussi servi de prétexte au lancement officiel du site internet de la boutique.

L’ambiance était malade! Dans le style, tout y était : la musique, l’attitude, les tuques, l’humour et l’animation bien assurée par David Dallaire, mais surtout les prestations très impressionnantes des participants. Stephan me dira plus tard qu’en termes de calibre, Québec peut se vanter d’avoir d’excellents skateurs!

Pour couronner le tout, David Gauthier et Vincent Grandmaison, deux habitués de la Boutique du Skate, se sont disputé la victoire. Mon petit cœur de Duchesse de Limoilou était au comble du bonheur! C’est Vincent qui a finalement remporté le 500$ en argent. BRAVO DUDE!

Non vraiment, la soirée donna le goût de sortir dans la rue et de filer sur sa planche (ben quoi?, j’ai déjà l’attitude donc c’est bon!). En attendant, à Limoilou, il y aura prochainement des événements extérieurs organisés par la Boutique du Skate où vous pourrez constater par vous-mêmes le talent de nos skateurs. Je vous tiendrai au courant…

Ah oui en passant, Stephan a lui aussi son fief de Limoilou étampé sur le cœur. YA MAN!

[ À lire aussi : Les 3 vies de la Boutique du skate ]

La vie chante!

Publié le 29 mars 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (11)
Soirées A Capella

Nathalie Furlotte et Kora Roberge, instigatrices des soirées A Capella

Ce n’est un secret pour personne, le Bal du Lézard, c’est mon repère émotif parce qu’il est lié à tellement de bons moments. Par contre, avec mon caractère plus ou moins recommandable de cette fin d’hiver qui n’en finit plus, je m’attendais donc à un bon moment de divertissement en allant à l’événement A Capella, rien de plus.

À peine arrivée, Kora Roberge, initiatrice du projet, vient me voir et fracasse ma bulle par son sourire fendu jusqu’aux oreilles. Un peu gênée, elle m’avoue que le projet est né lors d’une soirée bien arrosée alors qu’elle avait 24 ans. Déjà, je l’aime bien cette fêtarde assumée! Kora me confie en effet qu’il y a 16 ans, dans un élan de bonne humeur et de « show offittude », elle se lève et demande le silence pour chanter un air a capella. Malgré le bruit, malgré l’endroit, les gens se sont tus et ont été captivés! Il s’est passé quelque chose. Le projet était lancé.

Depuis, Kora fait revivre l’événement sous différentes formes. Aidée maintenant de son amie Fufu, Nathalie Furlotte, elle offre aux gens leurs 5 minutes de gloire en les faisant chanter, tout simplement. Dans une formule 5 à 7, on parle, on discute, on chante même aussi parfois à l’unisson sur des mélodies connues et sélectionnées avec passion par les deux organisatrices. Par contre, lorsque le triangle sonne, c’est le signal, c’est la seule règle rigide à respecter, la foule se tait. Un participant volontaire a alors toute l’attention, tout l’espace, tout le temps voulu pour faire sa prestation vocale sans micro, sans accompagnement, sans scène, sans éclairage… Le silence, les notes, l’émotion!

Le concept étant expliqué et analysé, quoi vous dire de plus? Une soirée comme ça, ça ne se décrit pas, ça se vit! Amazing grace chanté par une voie grave et vibrante, suivi de Pomme de reinette et pomme d’api déclaré par une fillette de quatre ans tout au plus, c’est troublant, mais c’est terriblement vrai! J’étais conquise avant même d’avoir réellement compris ce qui se passait. Se sont ensuite succédé des classiques de Charles Aznavour, Paul Piché, Boris Vian, Clémence Desrochers, Diane Dufresne, sans parler d’une prestation amérindienne.

A Capella, c’est la diversité musicale, les prestations hétéroclites mais aussi, et surtout, la beauté et la générosité des participants venus non pas pour être acclamés, mais plutôt pour partager. Une mère qui offre La vie de factrie à sa fille enceinte, pour l’amour des traditions québécoises. Une jeune femme qui chante à son copain J’ai rencontré l’homme de ma vie, pour leurs neuf ans de vie commune. Un homme qui dédie sa chanson à une amie décédée, en faisant participer toute la foule. Voilà quelques moments qui m’ont fait « dresser le pouel » sur les bras!

A peine rentrée, je mets les mots sur le papier. Pour une fois, la Duchesse n’aura pas eu envie de crier, pas eu envie de monter aux barricades ni même de faire son show ce soir. J’ai été hypnotisée. Ma mère chantait tout le temps quand j’étais jeune. Elle disait souvent : « La vie est plus facile quand on chante! ». J’ai pensé à toi maman ce soir, car je crois que tu as tout compris depuis longtemps…

Le prochain rendez-vous d’Osez A Capella se tiendra le 5 juin au Bal du Lézard, dès 17 h.

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Premier contact avec Limoilou

Publié le 28 mars 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (3)

1ère Avenue Limoilou

J’ai pensé qu’il serait tout d’abord intéressant pour vous de connaître l’origine de mon amour pour Limoilou, ou du moins comment toute cette histoire a commencé. Dans un excellent texte que j’ai rédigé sur le blogue de la Revengeance (Ben quoi? Il faut bien se taper dans le dos de temps en temps!) , j’avouais sans honte être tombée en amour avec notre quartier, il y a de cela 10 ans pour ses galeries et la vie qui s’en dégageait. Cet aveu est tout ce qu’il y a de plus vrai mais, après mûre réflexion, je me suis souvenue que ma relation avec Limoilou datait d’il y a bien plus longtemps.

En effet, il y a de cela quelques années (nous éviterons d’être plus précis, merci…), j’avais 16 ans. Je venais d’obtenir mon permis de conduire et papa m’avait prêté la voiture. Je devais réussir une première mission, soit celle d’aller chercher des billets de théâtre au Conservatoire, dans le Vieux-Québec. Pour une débutante, avec les nombreuses indications, les sens uniques, les pentes, etc., il s’agissait d’un véritable défi. Pour l’aller toutefois, tout fut parfait. C’est au retour que l’histoire commence réellement.

Originaire du quartier Neufchâtel, une belle banlieue où j’eu la chance de grandir, je devais emprunter l’autoroute Laurentienne puis défaire mon chemin. Par inattention (je suis ici polie face à la signalisation), je pris toutefois la mauvaise autoroute et arrivai sur Dufferin-Montmorency. En panique, je pris la sortie du Boulevard Henri-Bourrassa. C’est comme ça que je connus Limoilou : en panique, entre deux rues et n’ayant absolument aucun point de repère visuel.

J’essayai tant bien que mal de retrouver mon chemin, mais après 15 minutes, mon inexpérience me rattrapa et je revins sur mes pas. Je soupçonne que j’étais alors sur la 1ère avenue. J’entrai dans un dépanneur et demandai pour téléphoner. Mon père me répondit tout simplement : « Donne-moi un nom de rue si tu veux que je t’aide! », ce que je fis. Exaspéré que je ne comprenne pas ses indications, il finit par me dire : « Écoute, utilise ta tête! Tu es à Limoilou. Les rues sont logiques, en ordre numérique. Remonte et tu finiras par croiser une intersection que tu connais. Dans le pire des cas je t’ai prêté la voiture avec le réservoir plein d’essence! » et il raccrocha.

Le ton était donné. Limoilou, les astres s’étaient alignés, je DEVAIS t’aimer…

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