
Nathalie Furlotte et Kora Roberge, instigatrices des soirées A Capella
Ce n’est un secret pour personne, le Bal du Lézard, c’est mon repère émotif parce qu’il est lié à tellement de bons moments. Par contre, avec mon caractère plus ou moins recommandable de cette fin d’hiver qui n’en finit plus, je m’attendais donc à un bon moment de divertissement en allant à l’événement A Capella, rien de plus.
À peine arrivée, Kora Roberge, initiatrice du projet, vient me voir et fracasse ma bulle par son sourire fendu jusqu’aux oreilles. Un peu gênée, elle m’avoue que le projet est né lors d’une soirée bien arrosée alors qu’elle avait 24 ans. Déjà , je l’aime bien cette fêtarde assumée! Kora me confie en effet qu’il y a 16 ans, dans un élan de bonne humeur et de « show offittude », elle se lève et demande le silence pour chanter un air a capella. Malgré le bruit, malgré l’endroit, les gens se sont tus et ont été captivés! Il s’est passé quelque chose. Le projet était lancé.
Depuis, Kora fait revivre l’événement sous différentes formes. Aidée maintenant de son amie Fufu, Nathalie Furlotte, elle offre aux gens leurs 5 minutes de gloire en les faisant chanter, tout simplement. Dans une formule 5 à 7, on parle, on discute, on chante même aussi parfois à l’unisson sur des mélodies connues et sélectionnées avec passion par les deux organisatrices. Par contre, lorsque le triangle sonne, c’est le signal, c’est la seule règle rigide à respecter, la foule se tait. Un participant volontaire a alors toute l’attention, tout l’espace, tout le temps voulu pour faire sa prestation vocale sans micro, sans accompagnement, sans scène, sans éclairage… Le silence, les notes, l’émotion!
Le concept étant expliqué et analysé, quoi vous dire de plus? Une soirée comme ça, ça ne se décrit pas, ça se vit! Amazing grace chanté par une voie grave et vibrante, suivi de Pomme de reinette et pomme d’api déclaré par une fillette de quatre ans tout au plus, c’est troublant, mais c’est terriblement vrai! J’étais conquise avant même d’avoir réellement compris ce qui se passait. Se sont ensuite succédé des classiques de Charles Aznavour, Paul Piché, Boris Vian, Clémence Desrochers, Diane Dufresne, sans parler d’une prestation amérindienne.
A Capella, c’est la diversité musicale, les prestations hétéroclites mais aussi, et surtout, la beauté et la générosité des participants venus non pas pour être acclamés, mais plutôt pour partager. Une mère qui offre La vie de factrie à sa fille enceinte, pour l’amour des traditions québécoises. Une jeune femme qui chante à son copain J’ai rencontré l’homme de ma vie, pour leurs neuf ans de vie commune. Un homme qui dédie sa chanson à une amie décédée, en faisant participer toute la foule. Voilà quelques moments qui m’ont fait « dresser le pouel » sur les bras!
A peine rentrée, je mets les mots sur le papier. Pour une fois, la Duchesse n’aura pas eu envie de crier, pas eu envie de monter aux barricades ni même de faire son show ce soir. J’ai été hypnotisée. Ma mère chantait tout le temps quand j’étais jeune. Elle disait souvent : « La vie est plus facile quand on chante! ». J’ai pensé à toi maman ce soir, car je crois que tu as tout compris depuis longtemps…
Le prochain rendez-vous d’Osez A Capella se tiendra le 5 juin au Bal du Lézard, dès 17 h.
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Pour avoir participé au projet de la
Samedi soir, comme vous le savez sans doute, la reine de la
Grâce au projet fou de la
Je vous présente 
Plusieurs raisons d’ordre sentimentale ou pratique peuvent pousser des gens à être séduits par un quartier plutôt qu’un autre. Une architecture élaborée, des espaces verts en quantité ou encore des services à proximité… Pour ma part, lorsque je suis tombée en amour avec Limoilou il y a de cela 10 ans, ce fut essentiellement pour ses galeries, je l’admets.