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L’usine des sens
À l’École Saint-Fidèle, on grimpe d’une année!

Les élèves de l’École Saint-Fidèle ont célébré la fin de l’année scolaire le 22 juin dernier. À 13 h, ils se sont donné rendez-vous dans le gymnase afin d’assister au Gala de fin d’année où certains élèves se sont vu remettre des prix selon différentes catégories (effort, performance scolaire, comportement). Un prix hommage a aussi été remis au Frère Dion, de la communauté des Frères-du-Sacré-Cœur, ceux-là même qui ont fondé l’école. Le Frère Dion a fréquenté l’école en tant qu’élève à partir de 1939 et a aussi été enseignant de 1955 à 1957.
À l’occasion du Gala, le nom des gagnants d’un concours de dessin organisé par l’école a aussi été dévoilé. Les chanceux verront leurs œuvres se transformer en vitraux pour décorer la bibliothèque de l’école. Sur la photo, l’une des deux gagnantes, Sarah-Ève, élève de maternelle.
Les spectateurs ont aussi apprécié les différentes prestations préparées par les enfants. Entre autres, une chanson chorégraphiée par les élèves de maternelle : mignon comme tout! Cette célébration s’est terminée sur les notes de la chanson thème de l’école rédigée et interprétée par les élèves eux-mêmes. Cet hymne rend hommage au 70e anniversaire de l’établissement et est connu de tous!
À la suite de cette avant-dernière journée d’école, les parents et les élèves se sont donné rendez-vous au Parc Cartier-Brébeuf pour un pique-nique arrosé par les jeux d’eau. C’est la bouche pleine de gâteau que les enfants ont assistés à un spectacle de l’École de cirque. Chacun est ensuite reparti chez soi, le ventre bien rempli!

Pour les parents qui hésiteraient toujours à choisir l’école de quartier pour leurs enfants, voici quelques statistiques et informations qui vous aideront à faire votre choix :
- L’école possède un OPP (organisme de participation des parents) qui prépare plusieurs activités au cours de l’année.
- Le service de garde de l’école offre des activités complémentaires au scolaire en lien avec le plan de réussite de l’école et de nombreuses sorties (piscine, fermette, musée, centre de plein-air). De vastes locaux sont réservés à chaque groupe, en dehors des salles de classe.
- L’école possède un conseil des élèves qui prépare les enfants à leur rôle de citoyen dans une démocratie telle qu’on la connaît.
- L’école possède une bibliothèque riche en volumes diversifiés et ce, dans un environnement des plus agréables. Il y a même un vrai bain rempli de livres!
- Le nombre d’élèves identifiés en difficulté représente à peine 10% du nombre total des élèves fréquentant l’école et ce, réparti entre 11 groupes/classes. Concrètement, cela représente une moyenne 2 ou 3 élèves par classe.
- Chez les finissants de cette année (6e année), 50% ont été acceptés dans un programme spécialisé ou une concentration (programme d’éducation internationale (PEI), concentration (musique ou sports) au secondaire. D’autres ont tout simplement fait le choix de poursuivre au régulier.
Je termine cette chronique en souhaitant bonnes vacances à tous les élèves et au personnel de l’école Saint-Fidèle. À l’an prochain, pour la 71e!
[ À lire aussi : L’école Saint-Fidèle (2). ]
Les duchesses 2.0, un succès!
Depuis sa mise en ligne le 29 janvier, le blogue revengeanceduchesses.com a accueilli plus de 10 000 visiteurs. La formule proposée par les onze duchesses suscite l’intérêt des internautes de Québec : 4800 personnes ont pris le temps de voter pour élire une reine. En date d’aujourd’hui, la duchesse de Beauport, Cristina Moscini, est en avance avec 36% des votes, suivi la duchesse de Saint-Sauveur, Karine Charbonneau, avec 18% des votes.
Le blogue revengeanceduchesses.com est une initiative de deux mordus du web, François Mercier, infographiste et animateur 2D, et moi-même, Marjorie Champagne, journaliste et duchesse de Limoilou.
Afin de voter pour la prochaine reine (de Limoilou!), visitez revengeanceduchesses.com.
Les duchesses seront au Carré d’Youville ce samedi 6 février à 15h…en patin… et je serai présente au Bal du Lézard vendredi 12 février prochain en formule 5 à 7.
[ À lire : La Revengeance des duchesses sous les feux des médias. ]
Marjorie Champagne, Duchesse de Limoilou!
J’invite toute la population de Limoilou à m’accorder son vote afin de m’élire reine de la Revengeance des duchesses! Ayant pris pignon sur rue dans ce quartier depuis cinq ans, et y ayant travaillé pendant presque autant de temps, je crois sincèrement qu’on ne pourrait fabriquer une meilleure porte-parole que moi! Laissez-moi vous raconter…
Je suis partie de loin pour venir jusqu’à vous, chers sujets. J’ai dû traverser les vents et les marées de la rivière Lorette pour me rendre, canot sur le dos, à la Saint-Charles. En effet, j’ai fréquenté pendant toute ma jeunesse un autre duché (SCANDALE!), soit celui de L’Ancienne-Lorette. Je vous vois déjà froncer les sourcils, vous questionner sur le choix effectué par mes parents à l’époque : pourquoi L’Ancienne-Lorette? Et bien, vous avez raison de douter, mais seulement en partie.
L’Ancienne-Lorette, c’est un Limoilou moins proche de la ville, ce qui constitue entre vous et moi un véritable désavantage. Par contre, cette contrée lointaine a l’avantage de voir pousser en son sein des gens vrais, pour ne pas dire du vrai monde, et pour en ajouter un brin, du vrrrâ monde. Comme à Limoilou! Les Lorettains, tout comme les Limoulois, sont habités d’un sentiment d’appartenance à leur quartier hors du commun. L.A (tel que mentionné par Maude, duchesse de l’Ancienne-Lorette), c’est un Limoilou de campagne, un Limoilou de brousse, c’est un Limoilou sans le Bal du Lézard, mais avec son Bistro Caméléon, c’est un Limoilou avec son épicerie économique, mais sans sa boulangerie. Et côté musique, la pointe tire du côté Éric, avec peut-être, un soupçon de Marjo!
[ À lire aussi : Les duchesses veulent leur revanche. ]
Jean-Claude Labrecque, chauffeur de kodak depuis 50 ans!
Entrevue exclusive de Jean-Claude Labrecque pour monlimoilou.com. Retour sur les 50 ans de carrière du cinéaste et son lien avec Limoilou.
[ À lire aussi : Souvenirs d’un cinéaste libre ]
L’école Saint-Fidèle (2)

L’École Saint-Fidèle vers 1955
L’École primaire Saint-Fidèle, c’est une tricoteuse d’enfants. Cette année, la grande dame souffle ses 70 bougies! Maille après maille, depuis 1939, elle a vu pousser la courtepointe que constitue la marmaille du quartier Vieux-Limoilou. Au départ, elle n’accueillait que des garçons de niveau secondaire. C’était l’école des Frères du Sacré-Cœur. Dans les années 1940-1950, elle a vu les ruelles remplies à ras bord, et a assisté à leur désertion à partir du milieu des années 60. D’école de gars, à école mixte, Saint-Fidèle est une école qui a une âme, ses premiers élèves ont aujourd’hui 65 ans.
Il y a de cela 2 ans, à l’âge vénérable de 67 ans, la géante de brique a dû mener un dur combat. À grand coup de craies sur le tableau noir, elle a survécu à une menace de fermeture en raison d’une baisse de clientèle. À l’époque, on propose de réunir les écoles Stadacona, Saint-François-d’Assise et Saint-Fidèle dans une seule et même institution, aujourd’hui la Grande-Hermine.
Suite à cette décision de la Commission scolaire de la Capitale, un groupe de parents se réunit et forme la Coalition pour la sauvegarde des écoles des quartiers centraux de Québec. À leur tour, à grand coup de feutres sur leurs pancartes, ils réussissent à convaincre la Commission scolaire que leur école est là pour rester. Aujourd’hui, l’école accueille un peu plus de 200 élèves, de la maternelle à la sixième année.
Selon la directrice, Mme Dominique Pagé, cette épopée n’est pas étrangère au fait qu’il existe aujourd’hui un grand sentiment d’appartenance chez les parents des élèves et chez tout le personnel de l’école. À ce titre, certains clament même: « Saint-Fidèle, à la vie, à la mort! », c’est peu dire. De plus, les enseignants non permanents demandent à revenir l’année suivante. Pourquoi?
…la réponse très bientôt!
Vous êtes un ancien élève de l’école? Vous vous êtes reconnu sur la photo? Racontez-nous en quelques lignes un souvenir vécu à l’école et gagnez des forfaits cadeaux chez plusieurs commercants de Limoilou.
[ Billet précédent de cette série. Les Archives du Photographe. ]
La rentrée à l’école Saint-Fidèle (1)

Ce n’est pas encore l’automne, mais la cour est remplie de couleurs. Les sacs à dos bariolés répondent aux espadrilles converses pastel des filles de 6e. Les petits de maternelles s’entassent comme des sardines autour de leur enseignante et surtout, de leurs parents. C’est le grand jour de la rentrée scolaire.
À l’école Saint-Fidèle, l’excitation est palpable. Les enseignants sont fébriles, les élèves en veulent à mort à Charlemagne et voteraient à l’unanimité pour le prolongement des vacances, les plus jeunes pleurent, certains parents aussi. Tout en haut de l’escalier menant à la porte d’entrée, la directrice prend le micro, et après un bref discours, appelle les élèves à entrer en classe. Ces derniers s’engouffrent dans le géant de brique.
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Pour mes prochaines chroniques, je vous propose une série sur l’école Saintt-Fidèle, située au coeur du quartier Vieux-Limoilou, sur la 12e Rue. Une petite école de quartier, qui en a long à raconter.
À suivre…
Villégiature urbaine (2)
… Question de digérer un peu, on enfourche notre bolide, direction sud, suivant la piste cyclable, jusqu’au bord de la rivière Saint-Charles. À cet endroit se tient le parc d’Iberville, séparé en trois îlots de jeux. Au centre, des jeux d’eau, mais ce qui demeure le plus fabuleux, c’est le sol. Constitué de pneus recyclés déchiquetés, la surface de jeu est, comment dire, non seulement hyper-sécuritaire, mais surtout rebondissante, et donc amusante.
Pour cette raison seulement, ça vaut le détour. Au bout de ce grand espace, le module des grands avec mur d’escalade, glissage jaune en tourbillon et cordage. Tout ce qui faut pour jouer au super-héros!
Dernier détour, direction parc L’Anse-à-Cartier. La piste cyclable longe la rivière et l’on s’amuse à crier sous les ponts qui joignent le quartier Saint-Roch à Limoilou. Juste avant d’arriver au parc, une nouvelle aire de jeu occupe le coin rue Jacques-Cartier et 1ère Avenue. Comme mon fils s’amuse à l’appeler, c’est le parc des jeux tournants. Attention au bol rouge géant dans lequel il est tentant de s’asseoir pour prendre un peu de repos, il vous donne assurément le tournis! On y retrouve aussi des boulons triangulaires sur lesquels on pose les pieds pour monter et descendre en tournant. La version moderne du bon vieux pneu!
Estomac plein et fourmis dans les jambes en plus, nous rebroussons chemin vers la maison, satisfaits de notre escapade et d’avoir pu encore une fois profiter des avantages qu’offre la vie à Limoilou. Puis pour le bulletin paroissial, et bien vive monlimoilou.com!
Villégiature urbaine (1)
« Les riches sont en villégiatures… Ici, Dieu merci, le souci du pain quotidien préserve la masse de nos paroissiens contre les périls de ces villégiatures aussi funestes que luxueuses ». Voici ce que le rédacteur du Bulletin paroissial de Limoilou écrivait en 1914. En réalité, ça revient à dire ceci : nos bonnes gens ont tellement faim qu’ils n’ont pas le temps de songer à autre chose que de trouver le moyen de se nourrir! Heureusement aujourd’hui on peut faire les deux : s’amuser et manger, ça s’appelle un pique-nique!
À Limoilou, il existe plusieurs endroits pour se procurer les victuailles nécessaires à sa confection. Fromageries, boulangeries, chocolateries, et une toute nouvelle pizzeria digne de mention, la Gemini. J’opte donc pour la pizza fine (Alsacienne avec bacon, je vous la conseille fortement), et hop, dans le baluchon.
À bord de notre super bolide constitué de deux vélos réunis par une longue tige de métal surnommé le vélo-bus, mon fils et moi empruntons la 8e Avenue direction Parc Ferland. Sur place, quelques familles profitent des dernières heures de clarté de la journée. Les jeux d’eau, fabrication du trio d’artiste BGL, sont selon moi les plus beaux qui soient à Québec. L’eau dégouline de vêtements figés dans le plastique qui sont suspendus à une corde à linge au-dessus de nous. Le concept est directement en lien avec l’esprit du quartier. Bien sûr, l’eau ne tombe pas seulement sur nous, mais sort aussi du sol et de fontaines argentées. De la couleur arc-en-ciel dans l’air et des cris de joie d’enfants se mélangent, c’est beau l’été!
Au fond du parc passent les trains qui se dirigent vers la Gare Centrale. C’est bien connu, les enfants adorent les trains. Alors, à chaque passage, ils se rivent près de la clôture pour saluer les passagers. Entre les trains, balançoires et modules de jeux se chargent de prendre la relève. Il y en a autant pour les petits que pour les grands, du gazon en masse, et des tables de pique-nique pour entamer notre lunch qui est succulent.
Question de digérer un peu, on enfourche notre bolide, direction sud, suivant la piste cyclable, jusqu’au bord de la rivière Saint-Charles… (À suivre)
Les chroniques de Marjorie (3) – Les 5 sens à Limoilou

L’Ouie
Pelles, bulldozers et autres monstres du bitume ont pris possession de ma rue. La semaine, c’est bruyant, mais dès que vendredi 16 h a sonné, ça devient la rue la plus tranquille du quartier ! Aucune voiture. Le silence quasi complet. C’est la campagne, ou la lune. Je vous jure, sans le bruit incessant des voitures, on découvre d’autres sons. Saviez-vous que les oiseaux limoulois ne chantent pas seulement à 5h du matin le dimanche pour vous réveiller le lendemain d’une solide cuite ? Saviez-vous que le vent signale sa présence en ville, comme en campagne, en chiffonnant les feuilles et que cela créé un bruit fort intéressant du genre crrrichhhhhhhhhhhh, mais doux ?
La Vue
Avec le retour du printemps, les cordes à linge ont repris du service. Des bas, des bobettes, des guenilles, des brassières, des t-shirts, des jupes, alouette ! J’adore voir les vêtements ou les draps pendouiller au dessus des ruelles. Je me plisse les yeux et en y pensant fort, fort, fort, j’arrive à sélectionner l’option « grayscale » de mes cônes et bâtonnets. Ce qui fait que je me retrouve automatiquement en 1961, où sur plus de 64 000 habitants, ils étaient près de 25 500 enfants à courir dans les ruelles de Limoilou. En 2006, ils étaient moins de 5000. Aujourd’hui, ce sont les chars qui courent les ruelles.
Le Goût
Les gars de la construction qui travaillent dans ma rue ont goûté aux frites de Chez Moka (4e avenue, coin 11e rue). Verdict: les meilleures après celles du Casse-croûte Richard à l’Ancienne-Lorette. Étant moi-même originaire de ce fabuleux coin de pays, je m’objecte avec véhémence. Richard a changé ses frites ET son Interfromage* ce qui constitue l’un des plus grand crime de la gastronomie populaire. Non mais, c’est comme si votre mère changeait sans prévenir sa recette de sauce à spag !
*description du burger : sous une nappe de fromage jaune repose une boulette de steak haché affublée de trois « nonion rings » au milieu desquels quelques crottes de fromages sont emprisonnées. Ça aussi c’est un crime.
Le Toucher
Touch me, suppliait Samantha Fox.
Lettre à Samantha
Samantha, tant qu’à passer sur Québec, certains coiffeurs de Limoilou se seraient fait un plaisir de te couper la frange! Si je me fie aux affiches qu’arborent les vitrines de plusieurs salons, il y a quelques experts pour ton style de coupe dans le coin.
Lettre aux barbiers
En ce qui concerne les dits posters, n’y touchez surtout pas, ils ont passé à travers l’opération recyclage de la mode. En 2009, les années 80-90 sont « in » à mort. Bientôt, les filles de Brébeuf se bousculeront au portillon ! Vive le spray net.
L’Odorat
Je vous invite aussi à effectuer une opération de recyclage de mots en lisant ou relisant ma précédente chronique qui faisait état du caractère olfactif du quartier. J’y parle de pets, et les pets c’est tout le temps drôle !
