Découverte de Limoilou Commerces, restaurants, artisans, artistes, services, associations... de Limoilou de A à Z Commerces et organismes de Limoilou sur une carte Actualité du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizeret à Québec en version blogue

Les duchesses 2.0, un succès!

Publié le 4 février 2010 par Marjorie ChampagneCommentaires (0)

Duchesses de QuébecDepuis sa mise en ligne le 29 janvier, le blogue revengeanceduchesses.com a accueilli plus de 10 000 visiteurs. La formule proposée par les onze duchesses suscite l’intérêt des internautes de Québec : 4800 personnes ont pris le temps de voter pour élire une reine. En date d’aujourd’hui, la duchesse de Beauport, Cristina Moscini, est en avance avec 36% des votes, suivi la duchesse de Saint-Sauveur, Karine Charbonneau, avec 18% des votes.

Le blogue revengeanceduchesses.com est une initiative de deux mordus du web, François Mercier, infographiste et animateur 2D, et moi-même, Marjorie Champagne, journaliste et duchesse de Limoilou.

Afin de voter pour la prochaine reine (de Limoilou!), visitez revengeanceduchesses.com.

Les duchesses seront au Carré d’Youville ce samedi 6 février à 15h…en patin… et je serai présente au Bal du Lézard vendredi 12 février prochain en formule 5 à 7.

[ À lire : La Revengeance des duchesses sous les feux des médias. ]

Marjorie Champagne, Duchesse de Limoilou!

Publié le 29 janvier 2010 par Marjorie ChampagneCommentaires (0)

Duchesse de Limoilou, Marjorie ChampagneJ’invite toute la population de Limoilou à m’accorder son vote afin de m’élire reine de la Revengeance des duchesses! Ayant pris pignon sur rue dans ce quartier depuis cinq ans, et y ayant travaillé pendant presque autant de temps, je crois sincèrement qu’on ne pourrait fabriquer une meilleure porte-parole que moi! Laissez-moi vous raconter…

Je suis partie de loin pour venir jusqu’à vous, chers sujets. J’ai dû traverser les vents et les marées de la rivière Lorette pour me rendre, canot sur le dos, à la Saint-Charles. En effet, j’ai fréquenté pendant toute ma jeunesse un autre duché (SCANDALE!), soit celui de L’Ancienne-Lorette. Je vous vois déjà froncer les sourcils, vous questionner sur le choix effectué par mes parents à l’époque : pourquoi L’Ancienne-Lorette? Et bien, vous avez raison de douter, mais seulement en partie.

L’Ancienne-Lorette, c’est un Limoilou moins proche de la ville, ce qui constitue entre vous et moi un véritable désavantage. Par contre, cette contrée lointaine a l’avantage de voir pousser en son sein des gens vrais, pour ne pas dire du vrai monde, et pour en ajouter un brin, du vrrrâ monde. Comme à Limoilou! Les Lorettains, tout comme les Limoulois, sont habités d’un sentiment d’appartenance à leur quartier hors du commun. L.A (tel que mentionné par Maude, duchesse de l’Ancienne-Lorette), c’est un Limoilou de campagne, un Limoilou de brousse, c’est un Limoilou sans le Bal du Lézard, mais avec son Bistro Caméléon, c’est un Limoilou avec son épicerie économique, mais sans sa boulangerie. Et côté musique, la pointe tire du côté Éric, avec peut-être, un soupçon de Marjo!

[ À lire aussi : Les duchesses veulent leur revanche. ]

Jean-Claude Labrecque, chauffeur de kodak depuis 50 ans!

Publié le 12 janvier 2010 par Marjorie ChampagneCommentaires (11)

Entrevue exclusive de Jean-Claude Labrecque pour monlimoilou.com. Retour sur les 50 ans de carrière du cinéaste et son lien avec Limoilou.

[ À lire aussi : Souvenirs d’un cinéaste libre ]

L’école Saint-Fidèle (2)

Publié le 13 novembre 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (1)
L’École Saint-Fidèle vers 1955

L’École Saint-Fidèle vers 1955

Les finissants de l’École Saint-Fidèle, 1954-1955L’École primaire Saint-Fidèle, c’est une tricoteuse d’enfants. Cette année, la grande dame souffle ses 70 bougies! Maille après maille, depuis 1939, elle a vu pousser la courtepointe que constitue la marmaille du quartier Vieux-Limoilou. Au départ, elle n’accueillait que des garçons de niveau secondaire. C’était l’école des Frères du Sacré-Cœur. Dans les années 1940-1950, elle a vu les ruelles remplies à ras bord, et a assisté à leur désertion à partir du milieu des années 60. D’école de gars, à école mixte, Saint-Fidèle est une école qui a une âme, ses premiers élèves ont aujourd’hui 65 ans.

Les finissants de l’École Saint-Fidèle, 1955-1956Il y a de cela 2 ans, à l’âge vénérable de 67 ans, la géante de brique a dû mener un dur combat. À grand coup de craies sur le tableau noir, elle a survécu à une menace de fermeture en raison d’une baisse de clientèle. À l’époque, on propose de réunir les écoles Stadacona, Saint-François-d’Assise et Saint-Fidèle dans une seule et même institution, aujourd’hui la Grande-Hermine.

Les finissants de l’École Saint-Fidèle, 1956-1957Suite à cette décision de la Commission scolaire de la Capitale, un groupe de parents se réunit et forme la Coalition pour la sauvegarde des écoles des quartiers centraux de Québec. À leur tour, à grand coup de feutres sur leurs pancartes, ils réussissent à convaincre la Commission scolaire que leur école est là pour rester. Aujourd’hui, l’école accueille un peu plus de 200 élèves, de la maternelle à la sixième année.

École Selon la directrice, Mme Dominique Pagé, cette épopée n’est pas étrangère au fait qu’il existe aujourd’hui un grand sentiment d’appartenance chez les parents des élèves et chez tout le personnel de l’école. À ce titre, certains clament même: « Saint-Fidèle, à la vie, à la mort! », c’est peu dire. De plus, les enseignants non permanents demandent à revenir l’année suivante. Pourquoi?

…la réponse très bientôt!

Les finissantsVous êtes un ancien élève de l’école? Vous vous êtes reconnu sur la photo? Racontez-nous en quelques lignes un souvenir vécu à l’école  et gagnez des forfaits cadeaux chez plusieurs commercants de Limoilou.

[ Billet précédent de cette série. Les Archives du Photographe. ]

La rentrée à l’école Saint-Fidèle (1)

Publié le 25 septembre 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (0)

Maternelle École Saint-Fidèle Limoilou
Ce n’est pas encore l’automne, mais la cour est remplie de couleurs. Les sacs à dos bariolés répondent aux espadrilles converses pastel des filles de 6e. Les petits de maternelles s’entassent comme des sardines autour de leur enseignante et surtout, de leurs parents. C’est le grand jour de la rentrée scolaire.

À l’école Saint-Fidèle, l’excitation est palpable. Les enseignants sont fébriles, les élèves en veulent à mort à Charlemagne et voteraient à l’unanimité pour le prolongement des vacances, les plus jeunes pleurent, certains parents aussi. Tout en haut de l’escalier menant à la porte d’entrée, la directrice prend le micro, et après un bref discours, appelle les élèves à entrer en classe. Ces derniers s’engouffrent dans le géant de brique.

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Pour mes prochaines chroniques, je vous propose une série sur l’école Saintt-Fidèle, située au coeur du quartier Vieux-Limoilou, sur la 12e Rue. Une petite école de quartier, qui en a long à raconter.

À suivre…

Villégiature urbaine (2)

Publié le 24 juillet 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (0)

Parc d'iberville à Limoilou, Québec… Question de digérer un peu, on enfourche notre bolide, direction sud, suivant la piste cyclable, jusqu’au bord de la rivière Saint-Charles. À cet endroit se tient le parc d’Iberville, séparé en trois îlots de jeux. Au centre, des jeux d’eau, mais ce qui demeure le plus fabuleux, c’est le sol. Constitué de pneus recyclés déchiquetés, la surface de jeu est, comment dire, non seulement hyper-sécuritaire, mais surtout rebondissante, et donc amusante.

Pour cette raison seulement, ça vaut le détour. Au bout de ce grand espace, le module des grands avec mur d’escalade, glissage jaune en tourbillon et cordage. Tout ce qui faut pour jouer au super-héros!

cheveux1Dernier détour, direction parc L’Anse-à-Cartier. La piste cyclable longe la rivière et l’on s’amuse à crier sous les ponts qui joignent le quartier Saint-Roch à Limoilou. Juste avant d’arriver au parc, une nouvelle aire de jeu occupe le coin rue Jacques-Cartier et 1ère Avenue. Comme mon fils s’amuse à l’appeler, c’est le parc des jeux tournants. Attention au bol rouge géant dans lequel il est tentant de s’asseoir pour prendre un peu de repos, il vous donne assurément le tournis! On y retrouve aussi des boulons triangulaires sur lesquels on pose les pieds pour monter et descendre en tournant. La version moderne du bon vieux pneu!

Estomac plein et fourmis dans les jambes en plus, nous rebroussons chemin vers la maison, satisfaits de notre escapade et d’avoir pu encore une fois profiter des avantages qu’offre la vie à Limoilou. Puis pour le bulletin paroissial, et bien vive monlimoilou.com!

[ Lire le premier épisode ]

Villégiature urbaine (1)

Publié le 10 juillet 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (4)

bicyclette_vitesse« Les riches sont en villégiatures… Ici, Dieu merci, le souci du pain quotidien préserve la masse de nos paroissiens contre les périls de ces villégiatures aussi funestes que luxueuses ». Voici ce que le rédacteur du Bulletin paroissial de Limoilou écrivait en 1914. En réalité, ça revient à dire ceci : nos bonnes gens ont tellement faim qu’ils n’ont pas le temps de songer à autre chose que de trouver le moyen de se nourrir! Heureusement aujourd’hui on peut faire les deux : s’amuser et manger, ça s’appelle un pique-nique!

À Limoilou, il existe plusieurs endroits pour se procurer les victuailles nécessaires à sa confection. Fromageries, boulangeries, chocolateries, et une toute nouvelle pizzeria digne de mention, la Gemini. J’opte donc pour la pizza fine (Alsacienne avec bacon, je vous la conseille fortement), et hop, dans le baluchon.

bicyclette1À bord de notre super bolide constitué de deux vélos réunis par une longue tige de métal surnommé le vélo-bus, mon fils et moi empruntons la 8e Avenue direction Parc Ferland. Sur place, quelques familles profitent des dernières heures de clarté de la journée. Les jeux d’eau, fabrication du trio d’artiste BGL, sont selon moi les plus beaux qui soient à Québec. L’eau dégouline de vêtements figés dans le plastique qui sont suspendus à une corde à linge au-dessus de nous. Le concept est directement en lien avec l’esprit du quartier. Bien sûr, l’eau ne tombe pas seulement sur nous, mais sort aussi du sol et de fontaines argentées. De la couleur arc-en-ciel dans l’air et des cris de joie d’enfants se mélangent, c’est beau l’été!

bicyclette-_parcAu fond du parc passent les trains qui se dirigent vers la Gare Centrale. C’est bien connu, les enfants adorent les trains. Alors, à chaque passage, ils se rivent près de la clôture pour saluer les passagers. Entre les trains, balançoires et modules de jeux se chargent de prendre la relève. Il y en a autant pour les petits que pour les grands, du gazon en masse, et des tables de pique-nique pour entamer notre lunch qui est succulent.

Question de digérer un peu, on enfourche notre bolide, direction sud, suivant la piste cyclable, jusqu’au bord de la rivière Saint-Charles… (À suivre)

Les chroniques de Marjorie (3) – Les 5 sens à Limoilou

Publié le 22 mai 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (4)

pelle

L’Ouie

Pelles, bulldozers et autres monstres du bitume ont pris possession de ma rue. La semaine, c’est bruyant, mais dès que vendredi 16 h a sonné, ça devient la rue la plus tranquille du quartier ! Aucune voiture. Le silence quasi complet. C’est la campagne, ou la lune. Je vous jure, sans le bruit incessant des voitures, on découvre d’autres sons. Saviez-vous que les oiseaux limoulois ne chantent pas seulement à 5h du matin le dimanche pour vous réveiller le lendemain d’une solide cuite ? Saviez-vous que le vent signale sa présence en ville, comme en campagne, en chiffonnant les feuilles et que cela créé un bruit fort intéressant du genre crrrichhhhhhhhhhhh, mais doux ?

La Vue

Avec le retour du printemps, les cordes à linge ont repris du service. Des bas, des bobettes, des guenilles, des brassières, des t-shirts, des jupes, alouette ! J’adore voir les vêtements ou les draps pendouiller au dessus des ruelles. Je me plisse les yeux et en y pensant fort, fort, fort, j’arrive à sélectionner l’option « grayscale » de mes cônes et bâtonnets. Ce qui fait que je me retrouve automatiquement en 1961, où sur plus de 64 000 habitants, ils étaient près de 25 500 enfants à courir dans les ruelles de Limoilou. En 2006, ils étaient moins de 5000. Aujourd’hui, ce sont les chars qui courent les ruelles.

Le Goût

Les gars de la construction qui travaillent dans ma rue ont goûté aux frites de Chez Moka (4e avenue, coin 11e rue). Verdict: les meilleures après celles du Casse-croûte Richard à l’Ancienne-Lorette. Étant moi-même originaire de ce fabuleux coin de pays, je m’objecte avec véhémence. Richard a changé ses frites ET son Interfromage* ce qui constitue l’un des plus grand crime de la gastronomie populaire. Non mais, c’est comme si votre mère changeait sans prévenir sa recette de sauce à spag !

*description du burger : sous une nappe de fromage jaune repose une boulette de steak haché affublée de trois « nonion rings » au milieu desquels quelques crottes de fromages sont emprisonnées. Ça aussi c’est un crime.

Le Toucher

Touch me, suppliait Samantha Fox.

Lettre à Samantha

Samantha, tant qu’à passer sur Québec, certains coiffeurs de Limoilou se seraient fait un plaisir de te couper la frange! Si je me fie aux affiches qu’arborent les vitrines de plusieurs salons, il y a quelques experts pour ton style de coupe dans le coin.

Lettre aux barbiers

En ce qui concerne les dits posters, n’y touchez surtout pas, ils ont passé à travers l’opération recyclage de la mode. En 2009, les années 80-90 sont « in » à mort. Bientôt, les filles de Brébeuf se bousculeront au portillon ! Vive le spray net.

L’Odorat

Je vous invite aussi à effectuer une opération de recyclage de mots en lisant ou relisant ma précédente chronique qui faisait état du caractère olfactif du quartier. J’y parle de pets, et les pets c’est tout le temps drôle !

Les chroniques de Marjorie (2) – Ruelle pirate

Publié le 11 avril 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (2)

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Photo : François Mercier

Un autre samedi matin à regarder à travers la « baywindow », j’observe la ruelle. Bientôt, les cordes se rempliront de (—linges—) pendouillant qui suivront le vent. Vent du nord, de la forêt, vent du sud, du fleuve, vent d’ouest de l’autoroute, vent d’est, de la Daishowa. Ce dernier vent, particulièrement désagréable, fait partie de l’identité du quartier. Une flatulence désagréable mais très rigolote : « Câline que ça pue ! », « Mets-en ! », « Hi, hi, hi ! ». On entend souvent ce genre de réplique à Limoilou. On a honte mais on n’a pas pu se retenir. C’est nécessaire de péter. Notre quartier pète, il est humain.

Je bifurque un peu là, puisque mon sujet principal, c’est les ruelles du quartier. Telle une colonne vertébrale au revêtement de gravelle sous fond boueux parsemé de nids de poules exagérément gros en raison de l’hiver qui s’achève, ce chemin vaseux relie les cours arrière qui elles, sont toutes plus différentes les unes que les autres. Prenez par exemple mon deuxième voisin de droite, il a une piscine avec un « deck » digne d’un aménagement de banlieue. L’été, des boîtes à fleur en plastique blanc surplombent les nombreuses planchettes verticales de sa clôture blanche. Tout est parfait, propre, immaculé et ce, tout l’été, grâce à son boyau d’arrosage. Douteux mais efficace. Troisième voisin de droite, la cour se remplit à vue d’œil de boîtes de carton. Hiver comme été. Allez savoir ce qui se trouve dans ces boîtes avant qu’elles ne pourrissent là, c’est un mystère. Quatrième voisin de droite, le type fait son propre saumon fumé, sur sa terrasse au troisième étage, c’est génial ! Tant qu’à renifler une odeur de colle et de papier, aussi bien la troquer contre celle du poisson. Cinquième bloc vers la gauche, un garage qui sert à entreposer deux motocyclettes. Tout de bois verni, construit des mains du résident, magnifique ouvrage !

La ruelle de Limoilou est un environnement baroque où les objets s’empilent de manière ordonnée ou pas, selon la personnalité de chacun. C’est la diversité exposée au grand jour, le côté givré des façades. C’est aussi de magnifiques arbres qui respirent un peu de fumée pour nous permettre de mieux souffler. Ces arbres qui, la nuit tombée, offrent un décor digne des films les plus glauques. D’ailleurs, chaque ruelle a une âme. C’est Gilles qui me l’a dit.

Gilles a toujours habité Limoilou, il a maintenant 60 ans. À l’époque de son enfance, dans les années cinquante, les ruelles étaient pleines d’enfants : « L’été, ça jouait au cowboys avec des carabines à plomb et l’hiver, c’était à qui allait détruire le fort de l’autre avec des balles remplies d’eau de javel ». Comme quoi la mentalité de bum de Limoilou part de loin ! Les bums de Limoilou, je les aime. Ils sont toujours là, juste plus vieux, avec un revêtement de gravelle sur le cœur. Avec la quantité de pâte de papier qu’ils ont dû respirer, normal qu’elle soit restée collée là et eux à leur quartier.

Aujourd’hui, à travers ma baywindow, je cherche les enfants qui percent leurs t-shirts en sautant la clôture du voisin pour se faire une cabane avec le tas de boîtes de l’autre. Cet été, j’espère apercevoir quelques marmots mâchouillant un bout de saumon fumé en s’extasiant devant deux motos brillantes de propreté. Je rêve de voir des centaines de petits pirates descendre dans les ruelles en criant : À l’abordage !!!

Faut bien assurer la relève… (Suggestion musicale : The Pirate’s Gospel, Alela Diane)

Les chroniques de Marjorie – Épisode 1

Publié le 13 mars 2009 par Marjorie ChampagneCommentaires (1)

Samedi matin, 7h. L’horloge biologique de fiston a sonné : « Maman, j’ai faim! ». Non mais, faut tout de même rester poli! On dit s’il vous plaît! Yeux bouffis, je sors de la couette de peine et de misère. Le petit attend son déjeuner posté devant la télé où un méchant poilu exprime fortement sa haine envers le gentil. Classique.

De ma fenêtre, le soleil traverse le casse-tête de ciel formé par les branches sinueuses des arbres de la ruelle. Le clocher de l’église se prépare à l’appel des fidèles, demain, pour la messe du dimanche. En attendant, je me dirige vers le contenant hermétique qui garde mon café au frais. Diantre, plus de café !!!! Un samedi matin sans café, c’est triste et tout simplement impossible.

À Limoilou, quand on n’a plus de cette liqueur foncée qui réchauffe l’âme et le cœur (j’exagère à peine !) et que la faim nous pogne, on se dirige rapidement vers la boulangerie La Fournée Bio. J’habille donc le petit, mitaines mâchouillées comprises, l’embarque sur le « trois-skis » et hop, direction 14ième rue. En ouvrant la porte de la boulangerie, une épaisse buée s’évade, c’est la chaleur du four à pain. Des brioches trois chocolats aux muffins dattes et noix en passant par les croissants, tout y est, sans parler du café !

Comme il y a peu de monde à cette heure, l’ambiance est plutôt calme. Je commande : «Un croissant au chocolat, une danoise aux bleuets, un carré au blé, un grand café au lait et un jus de pomme, s’il vous plaît ». Une minute plus tard, on vient me servir mon plateau avec tous les trésors qu’il contient. Le petit se régale, les joues pleines de chocolat et de bleuet. Moi, j’hume mon café.

Programme de l’avant-midi : glissade sur la butte de la Pointe-aux-Lièvres, petits achats à l’épicerie, retour à la maison pour manger une bonne soupe et se réchauffer. Pour l’après-midi, glissade derrière la maison, mini-atelier conférence sur la BD à la bibliothèque, manger une frite au Café Moka et location de films pour la soirée. Tout ça, à pied. C’est le gros avantage du quartier, tout se fait à pied, à poussette, en traîneau, à vélo. Si en plus vous travaillez dans le coin et que votre garderie n’est pas trop loin, vous avez très peu souvent besoin de la voiture. Économique et écologique. Limoilou, je t’aime !

Je vous offre ce texte en guise d’introduction aux billets que je publierai sur le blog monlimoilou.com. Ces chroniques sur la vie de quartier comprendront des sélections de parcours et d’activités, des découvertes réalisées chez certains commerçants, restaurateurs ou organismes pour les familles à Limoilou.

Je tenterai de dresser un portrait du quartier inspiré de mes propres expériences pour vous inciter à vous y rendre et à le connaître davantage. Si vous y habitez déjà, j’espère vous faire découvrir un certain nombre de secrets encore bien gardés pour ainsi, vous inciter à y rester pour faire grouiller les ruelles de vos petits tannants ! À bientôt !