Le Blogue de Limoilou :: Viviane Asselin
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L’Halloween à Limoilou

Publié le 26 octobre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Alors, qu’est-ce que ce sera cette année ? Un commissaire d’enquête ? Un manifestant ? Régis Labeaume ? Peu importe le déguisement que vous retiendrez pour l’Halloween, sachez que ce 29 octobre, le Salon Nova Maestria (à partir de 13h) et la maison Cobel (12h-19h, sur réservation) mettent à votre disposition les services de maquilleurs professionnels pour vous faire une beauté – ou non, selon votre choix de costumes. En profitant de ces services, pas de danger de passer pour un cuisinier bleu (?) alors que vous êtes déguisé en schtroumpfette – je vous jure.

Des histoires d’horreur comme celle-ci, gageons qu’il s’en racontera plein (et des meilleures) au Patro Roc-Amadour (29 octobre, 9h-13h) et au Domaine Maizerets (29 octobre, 13h-16h), transformés en château ou manoir hanté pour l’occasion. Au programme : spectacles, bricolage, musique, décoration de citrouilles, bonbons… Pour les familles qui ne pourraient se laisser hanter par ces lieux, vous pourrez vous reprendre le lendemain, au Centre Mgr-Marcoux. On vous promet des jeux de kermesse, des jeux Meurtre et Mystère, des personnages loufoques et des surprises! (30 octobre, 13h30-16h30; inscription obligatoire)

Au Bal du Lézard, dont le nom lui-même a déjà quelque chose d’halloweenesque, c’est plutôt la fin du monde qu’on vous promet – rien de moins. Alligator Trio ouvrira la « boîte de pandore » qui renferme le rock, cette « force puissante et agressive » qui « annihilera l’humanité ». La soirée DJ achèvera sans doute les survivants. Une soirée de circonstance pour les amateurs de Bloody Mary (29 octobre, 21h30).

Pour plus de détails sur les activités prévues pour l’Halloween, consultez notre calendrier des événements.

Limoilou Love

Publié le 10 octobre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (1)

Crédit photos : Manon Landry, Productions Limoilou en vrac

À lire les commentaires sur la possible disparition des limites établies du Vieux-Limoilou, on voit que les résidants tiennent à leur identité locale. Cela, Julie Miville, Isabelle Samson et Chantal Durette l’ont bien compris en créant des oeuvres d’art à l’image du quartier. Des vêtements et des miroirs fabriqués à partir de matériaux recyclés, comme des acryliques sur toile et des boutons, et qui montrent tantôt un chat ou une échelle pour représenter les ruelles, tantôt un coeur pour illustrer le sentiment d’appartenance. Ainsi pourriez-vous vous présenter à la séance de consultation sur les frontières du territoire en portant Limoilou comme manteau, en signe de protestation. Ou offrir un miroir en forme de coeur aux élus municipaux, pour que renaisse leur attachement au quartier.

Présentée au Bal du Lézard – « le coeur du quartier », selon les artistes – jusqu’au 31 octobre, l’exposition Limoilou Love rassemble donc les oeuvres des étiquettes Les Affreux (Julie Miville), Isabo (Isabelle Samson) et Gaïa (Chantal Durette). Créations écologiques et locales : ce sont bien là deux mots à la mode, qui devraient vous inciter à y jeter un coup d’oeil.

Coordonnées de l’exposition :

Limoilou Love, du 6 au 31 octobre 2011, au Bal du Lézard.

Critique d’une « ratée » nostalgique

Publié le 29 septembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Reportage photo : Jean Cazes, 29 septembre 2011.

Je suis nostalgique d’un temps que je n’ai pas connu. Qui n’a peut-être pas même existé sous cette forme que j’imagine – pleine d’espoir, d’effervescence, d’exaltation, d’insolence. Mais lorsque j’écoute Robert Charlebois nous décocher ses iconiques Lindberg, Je reviendrai à Montréal, Entr’ deux joints, Les ailes d’un ange, Tout écartillé, il me semble entrapercevoir ce que ça devait être, dans le temps… Il faut dire que hier, sur la scène Sylvain-Lelièvre, Charlebois paraissait rocker comme au premier jour, avec le même aplomb et le même plaisir. Mais avec, peut-être, une nouvelle profondeur de la part de celui qui constate néanmoins le passage du temps.

L’année passée, Gilles Vigneault, cette année, Robert Charlebois : tout un doublé pour le festival Limoilou m’en chante! En seulement deux ans d’existence, il aura réussi à réunir les maîtres des deux courants musicaux qui marquèrent la Révolution tranquille : les poètes-chansonniers et les artistes de la contre-culture – pas moins poètes à leur manière, à entendre des textes comme Québec Love et Mon pays ce n’est pas un pays c’est un job. Une poésie urbaine toute en joual, à laquelle aura notamment contribué Réjean Ducharme, parolier aussi éclatant de talent que d’absence.

Charlebois était à peu près seul sur scène – trois multi-instrumentistes, une vingtaine de guitares, un piano à queue –, mais il traînait tout un monde avec lui : Ducharme (Dix ans), donc, mais aussi Pierre Calvé (Vivre en Amérique), Alfred Jarry (Terre-Love), Saint-Augustin (Ne pleure pas si tu m’aimes), jusqu’à un clin d’œil jazzé à l’hôte de la soirée et du festival, Sylvain Lelièvre, « qui aurait sûrement apprécié » Satisfaction!. Chose certaine, le public, lui, a apprécié : deux rappels qui, par la générosité de Charlebois, auront duré presque aussi longtemps que le spectacle lui-même.

À entendre l’instigateur de Limoilou m’en chante, Pierre Jobin, présenter en début de soirée les invités qui défileront du 28 septembre au 1er octobre, on a l’impression que ce festival est avant tout une histoire d’amitié : avec les artistes, avec la musique francophone, avec le public. Au train où vont les choses, ce sera une belle et durable amitié.

***

Au programme des prochains jours, à la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou, 20 h :

29 septembre : Salut Sylvain! (gratuit), suivi d’un cabaret

30 septembre : Bruno Brel (Belgique) et Michel Bühler (Suisse), suivis d’un cabaret

1er octobre : Marième (gratuit)

[ À consulter : Cure de rajeunissement pour Robert Charlebois à Limoilou m'en chante! ] [ Programmation du festival Limoilou m'en chante 2011 ]

Du cynisme, j’en veux!

Publié le 28 septembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Par les temps qui courent – et ils courent déjà depuis déjà belle lurette –, le cynisme semble l’ennemi à abattre, en appelant à faire tout « autrement ». Le cynisme nous offre pourtant des moments de pur ravissement, comme en cette première de la nouvelle saison du Ciné-club Spirafilm, ce lundi dernier, à la salle Sylvain-Lelièvre.

Les bruits des fourchettes d’un vieux couple indifférent trop habitué à la présence de l’autre conduisent Mia, témoin de la scène, à annuler le déménagement prévu avec son amoureux. Amour du temps qui passe auquel on tente d’échapper, c’est celui qu’a présenté sans pathos Jean-François Aubé dans le court-métrage d’ouverture, très justement intitulé Des bruits des fourchettes (2010).

Des orphelins qui remplacent des chiens-guide pour aveugles, des slogans comme « Le travail n’a jamais tué personne » pour empêcher l’avènement d’un syndicat, une fillette mutique qui parle le gaélique au fin fond de l’Abitibi, un Irlandais ex-communié qui arrive comme un Messie… : André Forcier, dans Je me souviens (2009), nous lance en pleine poire sa vision caustique et onirique d’une Grande Noirceur qui a des airs du Québec contemporain. Tout au plus la collusion d’alors – entre l’Église catholique, le gouvernement et le patronat – a-t-elle glissé depuis vers d’autres secteurs. Mais là où les récentes magouilles suscitent une grogne encore gentille, celles d’autrefois donnent lieu à un film truculent, pittoresque et, néanmoins, d’une intelligence subtile. Bref : à voir plutôt qu’à raconter.

André Forcier, présent pour l’occasion, était d’ailleurs avare de commentaires à la suite de la projection de son long-métrage. « Avez-vous réellement tourné en Irlande? » « Oui. » On l’aurait aimé moins laconique, mais le malaise prolongeait une soirée pleine d’authenticité. Celui qu’on surnomme l’ « enfant terrible » y est tout de même allé d’une charge contre le cinéma québécois, en partie victime de « réalisateurs proprets » qui reprennent les recettes de la télévision et misent sur des humoristes, ne livrant guère plus que des spectacles d’humour sur grand écran.

Il y avait certes quelque chose d’ironique dans cette salle à moitié pleine pour assister à un remarquable film d’auteur, qui plus est en présence de l’auteur lui-même, quand tant d’autres événements de moindre qualité attirent les foules… Mon cynisme à moi, quoi.

***

Au programme du prochain rendez-vous, le lundi 24 octobre 2011, à la salle Sylvain-Lelièvre : le court-métrage Import/Export, suivi de Continental, un film sans fusil, en présence du jeune réalisateur Stéphane Lafleur.

[ À consulter : Spirafilm "refait son cinéma" à Limoilou ] [ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Éco-Quartier fête ses dix ans

Publié le 16 septembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Cela fait dix ans que le Collectif Éco-Quartier, du Centre Jacques-Cartier, se préoccupe des enjeux environnementaux qui touchent les quartiers centraux de la ville de Québec. Dix ans que la trentaine de jeunes qui y oeuvrent travaillent à promouvoir auprès de la population des alternatives liées à l’écologie urbaine et à la citoyenneté responsable.

Et dix ans, ça se célèbre d’une façon unique : la traditionnelle fête, en plus d’être une vitrine pour divers projets en écologie urbaine, propose cette année la foire DIY (Do It Yourself). L’éthique « DIY » renvoie à l’autonomisation par la fabrication d’objets dont les matériaux et la technologie utilisés sont simples et accessibles. Aussi plusieurs personnes viendront-elles exposer leurs créations personnelles, lesquelles sont susceptibles de vous inspirer des oeuvres et des gadgets à saveur citoyenne!

Dix ans, c’est aussi le moment d’élargir ses horizons : le Collectif Éco-Quartier sera bientôt remplacé par Craque-Bitume, un organisme à but non lucratif qui entend diversifier ses actions par rapport à l’agriculture urbaine. La fête ne manquera pas de souligner cette transition.

Dix ans, enfin, ça se raconte avec Geneviève Marier, ça se chante avec Webster et les Bêtes à plumes, et ça se danse avec Afrodizik.

L’événement a lieu aujourd’hui, 16 septembre, à partir de 16h, au 798, 12e rue, dans le stationnement adjacent aux locaux d’Éco-Quartier.

L’horaire de la soirée :

16h à 18h30 : Foire DIY sur la musique du collectif de DJ Afrodizik

19h : Conte sur la consommation responsable, avec Geneviève Marier

20h : Webster

20h45 : Animation et tirages

21h : Bêtes à plumes (hommage à Plume Latraverse)

22h : Afrodizik

[ À lire aussi : Éco-Quartier devient Craque-Bitume ]

Spirafilm « refait son cinéma » à Limoilou!

Publié le 7 septembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Les rumeurs d’un nouveau cinéma en basse-ville vont bon train, mais il ne faudrait pas oublier l’heureuse initiative – celle-ci bien réelle, en plus! – de Spirafilm, une coopérative vouée au cinéma indépendant qui revient, cette année, avec la deuxième édition de son Ciné-club. Huit films, généralement précédés d’un court-métrage, seront projetés tour à tour à la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou. Si c’est là l’opportunité de visionner des productions d’auteurs indépendants québécois et internationaux, c’est aussi l’occasion, pour les cinéphiles, de rencontrer des artisans du cinéma, en toute convivialité.

Ainsi, lors de la première qui se tiendra le lundi, 26 septembre 2011 (19h), le film Je me souviens sera accompagné de ses co-réalisateurs, Laura Pinet et André Forcier. Une oeuvre aussi fascinante que son auteur (Forcier), susceptible de susciter un grand nombre de questions qui pourront être adressées à l’ « enfant terrible du cinéma québécois ». Au cours de la saison 2011-2012, Stéphane Lafleur (Continental, un film sans fusil), Michel Brault (Pour la suite du monde) et Philippe Falardeau (C’est pas moi, je le jure!), entre autres, se prêteront à leur tour au jeu.

À noter que cette deuxième édition innove, en offrant une séance « spécial famille » le dimanche précédant la période des Fêtes.

Bon cinéma!

[ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Cure de rajeunissement pour Robert Charlebois à Limoilou m’en chante!

Publié le 31 août 2011 par Viviane AsselinCommentaires (2)

De G à D, Robert Desrosiers, directeur général de la Caisse Desjardins de Limoilou; Suzanne Verreault, conseillère du district Sylvain-Lelièvre; Louis Grou, directeur général du cégep Limoilou; Marième et Pierre Jobin. Photo : Jean Cazes, 31 août 2011.


Après le passage d’Irène dimanche dernier, Limoilou avait la mine un peu basse. Mais il fallait la voir, mercredi matin, toute ragaillardie par l’amour sincère que lui témoignait Pierre Jobin, directeur artistique des Productions Aux Oiseaux de passage. L’ancien gérant d’artistes voit « un peu plus grand, un peu plus loin » pour son quartier : non seulement le Festival Limoilou m’en chante revient-il pour une deuxième année, mais l’événement est « là pour longtemps », promettait Jobin en conférence de presse. Il faut dire qu’il peut compter sur l’enthousiasme de ses partenaires, le Cégep Limoilou, la Ville de Québec et le bureau d’arrondissement de La Cité-Limoilou, qui ont réitéré leur appui au développement culturel à Limoilou. Et le directeur général de la Caisse Desjardins de Limoilou de souligner l’importance du festival pour la force, le dynamisme et le rayonnement du quartier. Pour tout dire, ce matin-là, j’ai eu le sentiment que de grandes choses se préparaient pour la communauté limouloise…

…, à commencer, donc, par cette deuxième édition de Limoilou m’en chante, qui fait la part belle à la chanson francophone. L’année dernière, hommage était rendu aux maîtres, comme Gilles Vigneault et Graeme Allwright, « très grands mais (malheureusement) pas éternels ». Cette fois, place aux « jeunes » – c’est Robert Charlebois, tête d’affiche avec son réputé spectacle Avec tambour ni trompette (28 septembre), qui sera heureux du qualificatif! Gageons qu’il fera preuve de la même fougue que Marième, dont j’ai déjà vanté ici le talent lors d’une prestation colorée, et qui a l’honneur de swinger la soirée de clôture du festival (1er octobre). Présente à la conférence de presse, elle a témoigné de son fort sentiment d’appartenance à ce quartier qui l’a vu naître.

D’ailleurs, la mémoire ne demeure pas moins au cÅ“ur de la programmation, notamment avec la neuvième édition de « Salut Sylvain! », en souvenir de l’ « enfant de Limoilou » qui sera célébré par Philippe Noireaut, Jessica Vigneault et Annie Poulain (29 septembre). Finalement, pour le volet Francophonie hors Québec, le Belge Bruno Brel et le Suisse Michel Bühler – le « plus grand chanteur » de son pays selon Pierre Jobin – partageront la scène, leurs mots et leur culture (30 septembre).

Un festival qui se promet d’être éclatant, à l’image du quartier!

Les spectacles auront lieu du 28 septembre au 1er octobre 2011, à 20h, à la Salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou.

[ À consulter : Programmation de la deuxième édition de Limoilou m'en chante ]

Une vie un peu plus belle

Publié le 18 août 2011 par Viviane AsselinCommentaires (5)


On sonne, on cogne, on questionne : « Il a bien dit jeudi, dix heures? C’est la bonne adresse? » Déjà on l’excuse d’un air entendu : « C’est un artiste… » On l’imagine emporté dans un élan de création, exalté à ne plus rien entendre, captif de ces mystères que sont l’inspiration et l’instinct. Puis la porte de sa maison-atelier s’ouvre : un malentendu, rien de plus, sourires, salutations, café… Et les mythes de tomber un à un – l’artiste dans sa bulle, ténébreux, poseur, aux propos éthérés. Marginal et, donc, solitaire, ça oui, mais néanmoins authentique, allumé, passionné et ouvert sur le monde – dans sa personne comme dans son œuvre.

Au risque de me répéter – quoique le recyclage fait précisément partie de sa démarche artistique – : moi, le simple fait de me retrouver dans le même espace que Jean Gaudreau, ça m’impressionne. Avec ceci de différent, cette fois, que l’espace partagé s’est meublé d’échanges : moi, curieuse, qui veux tout savoir; lui qui, généreux, répond tout en longueur, même si la plupart de ces questions, il a dû les entendre mille fois en 25 ans de carrière. Pas le moindrement offusqué, pour autant, que son talent me soit encore inconnu, en dépit d’une réputation bien établie depuis quelques années, de Limoilou où il crée jusqu’à New York où il expose. Du reste, j’en suis la grande perdante : tout ce temps passé dans l’ignorance de ces couleurs ardentes, de ces esquisses de corps en dés-équilibre, de ces univers libérés par la danse et le cirque, de ces compositions viscérales; tout ce temps passé dans l’ignorance de cette Å“uvre picturale qui, par sa force vive, me fait croire en une vie un peu plus belle.

Pas étonnant, d’ailleurs, que cette capacité d’émerveillement dont jouit l’art en général, et celui de Gaudreau en particulier, attire les organismes caritatifs. Sensible à plusieurs causes, dont celles de l’Alzheimer, des Jeunes musiciens du monde et du Pignon bleu, le peintre a fait don de nombre de toiles dans le cadre d’encans. N’est jamais loin le souvenir pénible des premières années, avant la reconnaissance qui fut lente à acquérir mais, plutôt que d’en éprouver quelque rancœur, il met son talent au service de ceux qui souffrent. Lorsque l’on sait avec quelle peine il laisse aller chacune de ses réalisations, ses « bébés », un tel altruisme n’en est que plus estimable.

Qu’à cela ne tienne, l’artiste ne nous promet pas moins un nouveau catalogue pour le printemps 2012, révélateur de l’évolution de sa trajectoire artistique : des personnages plus présents, aux contours plus précis, et un recyclage plus important pour donner forme à ce que certains critiques nomment la « nouvelle figuration contemporaine ». Mais qu’importe les étiquettes : pour le peintre, l’engagement à l’art est total – jusque dans un jardin dont nous parlera Jean Cazes dans un prochain billet. Si bien que, à l’image de ses alter ego de couleurs, Jean Gaudreau peint sa vie en mouvement, toujours sur la corde raide de nouveaux défis…

"Ruban de rêve", une oeuvre de Jean Gaudreau. Ci-haut, à gauche : "Au fil d'arrivée".

Sculpter sa mémoire

Publié le 6 juillet 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

La Cavée - Guy Cloutier

Quand j’étais petit, moi aussi, j’ai joué dans la Cavée. Dans ce temps-là, c’était beaucoup plus grand. C’étaient de vrais marais. Depuis, on a tout remblayé pour construire par-dessus. L’hôpital n’existait pas. Il n’y avait pas beaucoup de maisons. Ici, c’étaient les limites de la ville, le début de la campagne. Les Ursulines avaient un chalet d’été un peu plus haut que la 8e Avenue, c’est tout dire. Au nord de la Rock-City, tu vois, de l’autre côté du point Drouin, c’était le marécage » (p. 75).

C’est un Limoilou d’un autre temps que raconte le roman La Cavée de Guy Cloutier (l’autre!, comme il le précise lui-même), publié en 1987 aux éditions de l’Hexagone. Le cinéma Lairet, l’église anglicane (12e rue), l’école de filles (Benoît-XV), la lingerie Parent (11e rue), Chez Mademoiselle (3e Avenue), le barbier Marcoux (3e Avenue)… : tous des vestiges d’une époque pas si lointaine sur laquelle ne peut souffler qu’un vent de nostalgie. Qui d’entre vous se souvient de ces lieux?

Cloutier, qui a grandi à Limoilou, y situe les événements d’un récit intimiste et pudique, dont le réalisme a des accents vaguement délirants. La Cavée, c’est ce marécage boueux d’avant la Révolution tranquille, situé sur les berges de la rivière Lairet, apparemment à la hauteur de Benoît-XV si l’on en croit les pérégrinations du jeune Roger Turgeon, qui sèche ses cours pour aller se prélasser dans la mare puante. Allez savoir pourquoi un adolescent de 15 ans s’embourbe ainsi. Lorsque sa mère, Emma, découvre les activités vaseuses de son fils, l’humiliation et l’incompréhension l’envahissent. « Roger-la-Cavée », « Roger-les-Égoûts », entend-elle murmurer dans tout le quartier. Lucien, le père, partage sa honte. Lui-même a pourtant jadis vécu en harmonie avec la terre primitive de la Cavée, sorte d’Eden moderne. Mais, justement, l’obsession absurde de son fils lui rappelle qu’on n’échappe pas si facilement à l’emprise de la Cavée. Les trois personnages n’en sortiront d’ailleurs pas indemnes.

Avec la conférence sur la rivière Lairet que livrera ce soir à la Marina Saint-Roch l’historien Réjean Lemoine, dont la série de billets sur cette rivière disparue a suscité maintes réactions, l’occasion était belle de revenir ici sur le roman La Cavée. Si les documents historiques retracent les faits qui ont notamment mené à la canalisation souterraine de la rivière, les Å“uvres de fiction comme celle de Cloutier font des personnages des témoins sensibles du quotidien de leur époque. Avec la boue de la Cavée, l’écrivain sculpte sa mémoire et celle, probablement, de toute une génération – on aimerait d’ailleurs vous entendre.

[ À consulter aussi : Chronique d'une rivière disparue, la Lairet (1) : Introduction ]

Le bulletin météo de Limoilou en musique

Publié le 26 juin 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)
Limoilou en musique 2011

Le groupe Gatineau a livré un set carré au public de Limoilou en musique hier soir

Vendredi, 24 juin, 20h17. Plus je me rapproche de la 5e Rue, plus la musique s’intensifie. J’entends les premiers mots du chanteur, entre deux mélodies : « On m’dit que j’ai souvent l’air bête… ». Je souris, tout en perdant le reste de la phrase : l’artiste m’est déjà sympathique par cet aveu. Maintenant à quelques mètres de la scène dressée à l’intersection de la 3e Avenue et de la Canardière, je vois que la foule se fait discrète – en nombre et en réactions. Foutue météo, qui noie des performances galopantes comme celle de Dany Placard. Au moins peut-il compter sur un fan fini (dans tous les sens du terme), qui se démène furieusement devant la scène, sous l’œil des policiers. J’ai mal à ma Saint-Jean.

Samedi, 25 juin, 15h23. C’est une Limoilou plutôt morne que Webster tente de raviver du haut de son balcon. Bienvenue à Balconville, nouvelle et heureuse initiative de Limoilou en musique qui transforme le mobilier typique du quartier en scène de spectacle. Webster, je ne sais pas si c’est parce qu’il vient de Limoilou, mais qu’est-ce qu’il a l’air à l’aise sur un balcon, les pieds dans le vide, à interpeler les filles sur la rue, à féliciter les skateux qui risquent quelques sauts sur la rampe, à faire de la pub aux commerces du coin. C’est bien simple : tout son être respire Limoilou; entre deux slams, il livre même une rapide leçon d’histoire sur le quartier. L’accueil demeure timide comme le soleil, mais moi j’achète. Quant aux autres, ils achètent plutôt du côté du Grand Bataclan – bijoux, sacs à main, foulards, vêtements et autres objets d’artisan –, ou du côté des stands à bières et à hot-dogs.

Limoilou en musique 2011Samedi, 25 juin, 16h09. La 3e Avenue a pris des couleurs, sous la craie des enfants et les bombes d’aérosol des artistes. On peut compter sur l’AutocArt des arts visuels pour colorer cette journée grise. Un poisson mauve, un papillon vert, un oiseau bleu; ne manque qu’un éléphant rose. Peut-être ce soir, au spectacle de Gatineau ou de Pépé et sa guitare.

Pépé - Limoilou en musique 2011Samedi, 25 juin, 20h33. Pas d’éléphant rose, mais un fun noir comme le ciel. Il faut lui donner ça, à Gatineau : il laisse la météo aux autres. Pas besoin d’une foule de nouvel amphithéâtre pour imploser sur scène. C’est qu’il est déluré et racoleur, le chanteur; sous le coup de la séduction ou d’un trip psychédélique, le public esquisse un set carré. Autant dire qu’il est fin prêt à recevoir Pépé et sa guitare, et c’est parti pour la nuit, voire jusqu’à l’année prochaine.

Qui d’entre vous ont enfilé leurs bottes de pluie? Pour qui, pour quoi?

Le secret de la Caramilk

Publié le 23 juin 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)
Grand Rire Comédie Club - François Léveillée.

Grand Rire Comédie Club - François Léveillée. Photos ; Jean Cazes, 21 juin 2011.

À voir la file qui s’étirait sur plusieurs mètres à la porte du Cégep Limoilou, on aurait pu croire à la présence de quelque personnalité internationale – ou, encore, à une énième rencontre pour débattre du nouvel amphithéâtre. C’était oublier ce à quoi une majorité carbure : l’humour. Cette soif insatiable, presque viscérale, tantôt éclairée, tantôt lobotomisante, qu’auront comblée cette année les soirées de la relève du Comédie Club à la Salle Sylvain-Lelièvre.

Dans le cadre du Grand Rire de Québec, débutait mardi dernier l’ultime tour de piste pour quelques jeunes humoristes qui se sont distingués au fil de la saison. À croire l’animateur de la soirée, Étienne Langevin, chacun d’eux était plus « magnifique, fantastique, hilarant » que le précédent. Dans les faits, les rires furent plus généreux en première qu’en deuxième partie – en dépit des recommandations servies en ouverture, celles de se bidonner sans relâche pour les besoins de la caméra. Car, le spectacle étant capté pour le compte du Canal D, nous fûmes encouragés à multiplier les applaudissements. Pour moi, c’était comme découvrir le secret de la Caramilk : les numéros d’humour télévisuels, où le public se décrochait la mâchoire après une blague douteuse, étaient enfin démystifiés.

Si nous avons dû nous taper la surenchère de sacres, les jugements à l’emporte-pièce (qu’importe, si cela fait rire), les clichés habituels sur les Noirs, les Indiens, les Québécois et les femmes (une seule humoriste présente, du reste), il ne se laissait pas moins saisir une certaine évolution depuis les premières performances de l’automne. Moins de tics de langage, des numéros plus resserrés et moins faciles – en cela plus irrévérencieux que drôles, parfois –, une façon en apparence plus spontanée de « livrer la marchandise » : tous des signes de l’aide à laquelle ont eu droit les heureux élus, épaulés pour l’occasion par des professionnels chevronnés et des humoristes renommés. François Léveillée, parrain de la soirée du 21 juin, dévoilait d’ailleurs d’entrée de jeu la recette gagnante pour le stand-up comique : le sens du punch, du suspense, et l’expression corporelle. Encore que, la véritable recette gagnante, c’est un public vendu à l’avance.

Programmation (Salle Sylvain-Lelièvre, 19h15) :

  • 21 juin : François Léveillée (parrain)
  • 22 juin : François Massicotte (parrain)
  • 23 juin : Michel Courtemanche (parrain)
  • 25 juin : Peter MacLeod (parrain)
  • 26 juin : Réal Béland (parrain)
  • 27 juin : Chick N Swell (parrains)

[ À lire aussi : D'un club à l'autre ]

La voix du c(h)oeur

Publié le 21 juin 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)
Chorale des Cascades

La Chorale des Cascades de Beauport - Crédit photo : Yannick Hold-Geoffroy

Pour tout dire, la ministre de la Culture Christine St-Pierre et moi, nous ne nous entendons pas souvent sur grand-chose. Mais, lorsqu’elle écrit (ou lorsque la personne responsable aux communications écrit au nom de Christine St-Pierre) dans le programme de la soirée que « le chant [donne] la mesure des sociétés, reflétant le rythme auquel elles vivent », force m’est d’avouer que la musique rassemble même les personnes aux idées opposées. On doit donc à des performances comme celle de la Chorale des Cascades de Beauport, qui s’est tenue samedi dernier à la Salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou, de faire taire les désaccords. Il faut dire que, avec « Un peu moins de cent mille chansons » comme programme de la soirée, on n’avait guère le temps de placer un mot !

« Un peu moins de cent mille chansons » tient, tout compte fait, sur une gamme de vingt chansons aux styles variés, de Attends-moé Ti-gars (Félix Leclerc) à Un Ave Maria (Lara Fabian), en passant par Like a prayer (Madonna), Hallelujah (Leonard Cohen) et La pulce d’aqua (Angelo Branduardi). Si la voix et le cÅ“ur étaient au rendez-vous, en cela reflet de l’enthousiasme de Luce Sauvageau, la « cheffe » de chÅ“ur, on percevait toutefois une légère disharmonie d’ensemble dans l’expression corporelle : certains étaient visiblement plus à l’aise de laisser la musique prendre possession de leur corps, tandis que d’autres se montraient plus réservés. Qu’à cela ne tienne, l’émotion ne passait pas moins, faisant vibrer le public, nombreux pour l’occasion. Rassembleuse, la musique : c’est bien ce que je disais.

« Je suis femme, musique et amour »

Publié le 13 juin 2011 par Viviane AsselinCommentaires (1)
Mariem

Marième Ndiaye

Elle me dit : « Viens cueillir la vie;
Je suis femme, musique et amour.
Viens! »
Claude Léveillée, L’étoile d’Amérique

Elle était funky, ce soir-là, notre Limoilou ! Il fallait la voir, le pied rebelle, se déhancher sur des rythmes colorés de reggae et de pop-électro. Le bassin possédé par les « Badaboum, badaboum, badaboum » de Je t’aime et les « Ouh la ouh la ouh la » de 4_20. Oui, il lui arrive de se déhancher, à notre Limoilou, lorsqu’on la chante de façon si festive. Et des façons, Marième Ndiaye en fait de belles à son quartier d’enfance dans un premier album éponyme, en vente depuis le 31 mai et dont le lancement a eu lieu jeudi dernier au Cercle. Notre Limoilou à Saint-Roch ? Au moins cela n’aura été qu’une infidélité géographique, et non d’esprit (du reste, quel monde étrange que Saint-Roch : où sont donc ses ruelles ?).

Premier album, mais pas première venue : membre du groupe CEA de Québec, cadette de Webster, lui-même rappeur limoulois, Marième flirte avec le milieu musical depuis son jeune âge. Carburant ainsi à la musique, on ne s’étonnera pas de l’orientation générale qu’elle donne à son projet solo : revisiter des succès francophones en les teintant de ses origines, à la fois sénégalaises et québécoises. Si Ce soir on danse à Naziland, on danse aussi à Limoilou – cris du public à cette mention spéciale que s’est permise la chanteuse en performance –, et on danse avec plus de cadence que sur la version de Starmania. On danse également sur des productions originales, qui font preuve du même métissage, jusque dans un titre comme Africaine à Québec. Bref, on s’est beaucoup dandiné, ce soir-là, au Cercle, sans cesse relancés par une mélodie plus pimpante que la précédente, les musiciens sur scène se réchauffant en même temps que la centaine de spectateurs présents.

Les reprises rafraîchissantes de Dis-moi, dis-moi (Mitsou), Provocante (Marjo) et Le soleil (Jean-Pierre Ferland) m’apparurent par ailleurs un clin d’œil réconfortant à Claude Léveillée, décédé le matin même : autant de « pianos tout usés / Qui se sont tus paralysés et qui ne sont plus qu’objets d’antiquités / Qui autrefois faisaient la joie des salons », et qui la feront encore grâce à des initiatives senties comme celle de Marième. Il ne reste qu’à nous souhaiter un été à l’image de ce disque et de ce lancement : chaud, ensoleillé et rempli d’amour.

[ À consulter aussi : Marième : profusion d'énergie ]

Jours de cirque : Gesamtkunstwerk

Publié le 6 juin 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Photo : Jean Cazes, 2 juin 2011.Jean Cazes, 2 juin 2011.Jean Cazes, 2 juin 2011.Jean Cazes, 2 juin 2011.Jean Cazes, 2 juin 2011.

Allez, avouez : l’idée vous a effleurés. À les voir se déployer avec leur attirail, dans tout leur sang-froid et leur bravoure, risquant leur vie pour quelque chose de plus grand qu’eux : n’est-ce pas que vous avez eu le désir de vous enrôler? Certes, leur mission tire maintenant à sa fin, mais il y en aura forcément d’autres, et cette fois, songez-vous, vous pourriez en être. On dit que l’entraînement est des plus rigoureux mais, au final, les nombreuses heures de pratique seront absorbées par un spectacle réglé au quart de tour, à en juger par celui qu’a livré la cinquantaine d’étudiants de la formation professionnelle de l’École de cirque de Québec, le 2 juin dernier.

Jean Cazes, 2 juin 2011.La fierté qu’admettait le directeur dans son discours inaugural – fierté réciproque de l’École de cirque et des résidants du quartier de la présence de l’institution à Limoilou – aura également été celle, je l’espère, de ces jeunes artistes qui ont maîtrisé leur art comme la scène. Les « portraits urbains » de Tokai se sont enchaînés dans un feu roulant de stepettes, laissant peu de répit au spectateur. Tissu de ce côté, planche sautoir de l’autre, monocycle ici, roue allemande là-bas, cannes d’équilibre devant, trapèze là-haut… : la diversité des performances n’aura pas sacrifié l’unité d’ensemble, assurée par une mise en scène efficace d’après une idée originale de Frédéric Dubois et une belle solidarité des circassiens.

Jean Cazes, 2 juin 2011.L’amateur de cirque aura peut-être reconnu certains clichés – le jeu de séduction qui rythmait le numéro de sangles, ou le jongleur bienheureux (à quand un jongleur ténébreux?). La créativité n’était pas moins le mot d’ordre, notamment dans les prestations du mât chinois et du cerceau en mode aveugle. Encore que ce numéro, qui clôturait l’événement, ne frappait pas les esprits – du moins pour la finale d’un spectacle qui s’était ouvert sur une performance de trampoline plutôt époustouflante.

On doit à Wagner le concept de la Gesamtkunstwerk, « l’oeuvre d’art totale » où musique, chant, danse, poésie, théâtre et arts plastiques seraient indistinctement mêlés dans un opéra. En proposant des spectacles où les univers musical, dramaturgique, artistique, voire technologique, se rencontrent pour mettre en valeur les prouesses du corps, le cirque ne semble pas loin aujourd’hui de cet idéal wagnérien.

[ À consulter aussi : Nouvelle place publique de l’École de cirque de Québec : inauguration festive. ]

Café Castelo : la fontaine de jouvence

Publié le 6 mai 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Il paraît que l’on doit l’existence du Café Castelo à l’appel de la nature, à une envie pressante, si vous voyez ce que je veux dire. Une histoire de guerre, celle de l’ex-Yougoslavie au début des années 1990. Un père fabrique un torréfacteur artisanal à son fils Predrag Okuka, et voilà que celui-ci se présente aux douanes canadiennes avec sa machine emballée dans une boîte de la Croix-Rouge pour en faciliter le passage sous les autorités plus frileuses. Le douanier feint d’aller aux toilettes pour permettre à Okuka de passer en douce, malgré l’interdit.

La tradition familiale allait dès lors se poursuivre à Limoilou, avec l’ouverture du premier Café Castelo en 1996, sur la 1re Avenue. Quelque quinze ans plus tard, après une carrière bien remplie et un changement de local, le torréfacteur trône au centre de la place, gardien des mémoires et des odeurs.

Des histoires, il en circule apparemment tout plein au Castelo. Les habitués troquent le psychologue contre le barista du quartier quand vient le temps des confidences. À croire que les séances de dégustation de thé, qui ont lieu gratuitement chaque dimanche, servent ce penchant. Qu’on ne s’inquiète pas toutefois : Julie, Annie et Laurence sont tenues au secret professionnel. Tout ce que j’ai pu arracher à cette dernière, qui m’a généreusement accueillie en ces lieux parfumés, ce sont les favoris de ces messieurs-dames : le Miel Noir de Grèce et le Calamaro d’Italie. Le Kenya AA (Kenya), le Yirgacheffe (Éthiopie) et l’Elephant Beans (Hawaï) séduisent pour leur part le palais des fines bouches.

À cette offre de qualité s’ajoute encore ce qui distingue l’établissement : des cafés 100% Arabica, dont les antioxydants, lit-on sur une fiche laissée sur la table, combattent le vieillissement. C’est bien beau s’informer, mais il vaut peut-être mieux vous abstenir d’en aviser votre mère si vous lui offrez un certificat cadeau de Castelo pour la fête des mères!

Pour le service, pour le choix, pour les histoires, pour la cure de jouvence : Castelo s’impose.

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