C’était justement mon intention, de prendre mon vélo pour le boulot, aujourd’hui. Liberté, autonomie, santé! Mais faut dire qu’on a hiver exceptionnel…
Presque au même moment, nos éternels rabat-joie-qui-nous-veulent du-bien reviennent inlassablement à la charge avec leur petite morale d’«experts»… malgré les avis contradictoires, mais solidement appuyés de Vélo-Québec!
Source : Baptiste Ricard-Châtelain, Le Soleil, 17 février 2010.
Depuis qu’il enfourche son vélo l’hiver, le comédien Emmanuel Bilodeau se sent mieux : «Ç’a changé ma vie. C’est une expérience sensorielle formidable.» Il est en bonne forme physique sans visites assidues au gym, débarque au boulot oxygéné et pollue moins.
Il a pédalé dans la gadoue, mercredi, avec un groupe d’une centaine de cyclistes de Montréal, de Québec, du Saguenay et de l’Est-du-Québec qui ont roulé entre 250 et 300 km jusqu’à l’Assemblée nationale.
Un total de plus ou moins 20 000 km en hiver pour demander aux élus de repenser le transport. Surtout pour souligner que la bicyclette dispute difficilement le bitume aux automobiles et aux camions. D’où la nécessité de voies réservées aux «deux roues» au coeur des agglomérations urbaines.
«Il y a des pistes cyclables aménagées, mais elles sont pour la promenade [loin du centre-ville]», note Tania Rifo De Haro, résidante de Québec d’origine argentine qui a pédalé en Beauce au cours des derniers jours. «On en voudrait plus en ville.» Le rêve? Des pistes déroulées entre les pôles de résidence, de travail et les services comme les hôpitaux, les bibliothèques, les écoles. (…)
[ La suite. À lire entre autres billets : Une ville à repenser…. ]
L’enfant et la ville : aménager pour grandir ensemble (Source : Juan Torres, Institut d’urbanisme, Université de Montréal. Une publication de l’Institut Vanier de la famille)
Je me rappelle que j’ai commencé à me rendre à l’école à pied à l’âge de six ans. Le trajet faisait environ un demi‑kilomètre. Je rencontrais sur mon chemin un brigadier scolaire et d’autres enfants. Ma mère ne m’accompagnait pas; elle restait à la maison avec mes jeunes frères. Je me rendais à l’école toute seule. Mes enfants, âgés de 9 et 11 ans, n’ont commencé, eux, à se rendre à l’école à pied seuls que l’an dernier. Nous sommes chanceux de vivre dans un quartier de longue date où l’école publique est accessible à pied par un trajet assez direct et sécuritaire. (…)
Remerciements à Gérald Gobeil pour m’avoir fait découvrir ce document par le biais de Québec Urbain!
[ À voir : Les ruelles de Limoilou (image ci-haut). ]
Plaidoyer tout à fait pertinent qui résume la plupart des réactions exprimées récemment (entre autres dans ce billet de Québec Urbain) à propos de la possibilité que l’on construise le futur colisée TRÈS loin du centre-ville!
Rappel d’un des deux projets à Saint-Augustin [image ci-bas], et des doutes quant à l’établissement à court terme d’un nouvel amphithéâtre à Québec…
Source : François Bourque, Le Soleil (chronique), 16 décembre 2009.
Je ne fréquente pas beaucoup les stades et les amphithéâtres des ligues de sport professionnel.
Mais j’en connais assez sur l’urbanisme pour penser que ce serait ridicule d’aller construire un amphithéâtre aux limites de la ville. Le long de l’autoroute à Saint-Augustin, par exemple.
C’était la façon de faire des années 70 aux États-Unis. Ce l’est encore parfois, malheureusement.
Je l’ai vu à Foxboro, Massachusetts, l’été dernier. Un stade de football et des boutiques plantés dans un champ, à une heure d’autoroute de Boston, davantage si c’est à l’heure de pointe.
Pareil à Ottawa, avec l’aréna des Sénateurs, le long de la 417, à Kanata. Les sièges se vident en troisième période, les spectateurs craignant de rester coincés après le match sur la seule voie d’accès.
La tendance depuis les années 90 fut plutôt de construire des stades au centre-ville où ils contribuent à animer le quartier et, parfois, à le revitaliser.
C’est l’exemple de Montréal. Un amphithéâtre sur le trottoir, près des restos, des bars et des commerces, où on va facilement à pied ou en transport en commun.
C’est le modèle que Québec regarde actuellement, beaucoup plus intéressant que celui d’une boîte égarée quelque part à Saint-Augustin.
Le futur amphithéâtre est une belle occasion de donner une impulsion nouvelle à Limoilou et au voisinage d’ExpoCité, à deux pas du centre-ville. (…)
[ La suite. À lire : Un Colisée égaré sur une mer d’asphalte…. ]
Source : Éric Moreault, Le Soleil, 14 décembre 2009.
(…) Pour en revenir à la mobilité durable, de quoi faut-il vous convaincre au juste? Qu’une ville qui favorise les déplacements à pied, en autobus, à vélo et autres devient plus attrayante pour les jeunes. Que la mobilité durable peut servir de levier pour revitaliser des quartiers et pour repenser l’urbanisme, dessiner une ville moderne à échelle humaine, respectueuse de sa riche histoire (Amsterdam est un bon exemple). Que ces jeunes «créent de la richesse», un atout dans une ville qui vieillit et donc dépense moins localement.
À l’inverse, si Québec ne fait rien, ça va être laid. Pour amortir le choc d’une hausse de 58 000 habitants de plus d’ici 2035, il faudrait 3500 hectares en périphérie, l’équivalent de 5600 terrains de football. Bonjour les dégâts de l’étalement urbain, les coûts qui y sont rattachés sur votre compte de taxes et, évidemment, la hausse de la congestion autoroutière qui vient avec. (…)
S’ils sont sérieux dans leur volonté de moderniser Québec, l’administration municipale, et dans une bien moindre mesure le RTC, devront finir par admettre une chose : la mobilité durable ne se limite pas aux autobus, fussent-ils hybrides. Il faut multiplier les modes de transport afin que chacun puisse les utiliser à sa guise. (…)
On revient à ce qu’on disait : il faut rendre la mobilité durable attirante (sexy?). Le RTC le fait avec ses Métrobus et ses parcours Express, mais son plus beau succès à ce chapitre demeure le parcours 400, le long du boulevard Champlain, et ses stationnements incitatifs. C’est autant d’autos qui ne se sont pas dirigées vers le centre-ville. (…)
[ La suite. À lire : Mobilité durable : le citoyen d’abord. ]
Source : Éric Moreault, Le Soleil, 9 décembre 2009.
Québec peut bien vouloir faire entrer l’urbanisation et les transports de la capitale dans le XXIe siècle, il faut d’abord convaincre la population qu’il s’agit d’une nécessité. Le succès de quatre villes américaines en mobilité durable, qui misent toutes sur un système léger sur rail (SLR) de transport en commun, est passé par la sensibilisation… et des sources de financement diversifiées. (…)
Pour que les initiatives soient couronnées de succès, il faut impliquer la population dès le départ, disent-elles en choeur. Ensuite, il faut implanter, à long terme, des sources de financement diverses. La créativité est de mise. Ainsi, les villes taxent l’immatriculation, comme ici, mais imposent aussi les ventes, l’essence, la masse salariale, le stationnement et même la valeur foncière!
Dans ce dernier cas, le transport en commun précède la revitalisation d’un quartier délaissé, comme D’Estimauville, à Québec. La valeur des terrains et des propriétés augmente. Cette plus-value est ensuite taxée pour financer en partie le nouveau système de transport en commun. Ces quatre villes américaines ont d’autres points en commun. Elles misent notamment sur des plans de transport bien définis, basés sur des concepts de mobilité durable et conçus avec l’aide d’architectes et d’urbanistes. (…)
Piétons et vélos
Autre caractéristique : piétons et vélos sont intégrés à part entière à la démarche et obtiennent une place sécuritaire sur les artères. De plus, la plupart des wagons et des autobus sont équipés de supports à vélo. En fait, le vélo est valorisé comme moyen de transport. (…)
[ La suite. À lire : Entretien avec Steven Guilbeault : «Un ministère de la Voirie». ]
Une source d’inspiration pour les projets d’urbanisme à venir à Québec, notamment dans le secteur de la Pointe-aux-Lièvres?
Les plus belles oeuvres de l’architecture contemporaine (Source : L’Internaute.)
Des formes inédites, des matières originales, des coloris aventureux. Les architectes d’aujourd’hui n’hésitent plus à jouer la carte du design, de l’étrange et du beau. Pour l’Acadymy of Science de San Francisco, Renzo Piano a créé ce plafond vallonné et troué, sorti tout droit d’un film de science fiction.
Merci à Gérald Gobeil pour m’avoir fait découvrir cette page Web par l’intermédiaire de ce billet dans Québec Urbain.
Pour différents motifs, tous ne sont pas d’accord pour un tel projet à Québec. À titre d’exemple, parmi les voix discordantes, « (…) le candidat indépendant dans le district de Maizerets-Lairet, André Houle, s’oppose tant au tramway qu’au TGV. (…) »…
Source: Éric Moreault, Le Soleil, 26 octobre 2009.
Que diriez-vous d’une proposition radicale pour revitaliser D’Estimauville et contribuer à la prospérité de Québec? Il suffirait d’implanter le tramway et de bâtir autour. Farfelu? Le modèle a pourtant fait ses preuves en Europe, notamment à Copenhague et à Bordeaux. (…)
L’idée n’est pas de moi, mais de l’architecte Normand Hudon. Évidemment, elle se bute à une réalité incontournable. Québec n’attendra pas 15 ans avant de relancer D’Estimauville, ce secteur à l’abandon près de la baie de Beauport. D’ailleurs, Ottawa y implantera bien avant son immeuble pour relocaliser en un même lieu ses fonctionnaires fédéraux. (…)
Je ne veux faire de peine à personne, surtout à ceux qui rêvent en couleurs, mais il s’agit d’un bien meilleur investissement collectif qu’un amphithéâtre de 400 millions $. N’en déplaise à Régis Labeaume, «le tramway, ça va au-delà du moyen de transport, a expliqué M. Juppé [maire de Bordeaux]. Ça facilite la vie des gens, c’est plus rapide, mais c’est aussi un outil d’aménagement et d’urbanisme. Cela a recréé de la solidarité avec les villes de la couronne bordelaise, mais aussi une activité économique qui a profité à tout le monde». (…)
[ La suite. À consulter notamment, ce billet. ]
Source: Marc Allard, Le Soleil, 22 septembre 2009.
James Howard Kunstler ne se fera pas d’amis dans la banlieue de Québec. Dans son dernier essai traduit en français sous le titre La fin du pétrole, le vrai défi du XXIe siècle (The Long Emergency), l’auteur américain prédit que l’épuisement des réserves de pétrole et la montée des prix de l’essence transformeront les cités dortoirs américaines en villes fantômes. Cet ardent critique de l’étalement urbain devenu un des ténors du «nouvel urbanisme» estime que dans un avenir rapproché, on n’aura plus le choix de vivre au centre-ville ou dans des communautés rurales autonomes. Entre les deux, ce sera le désert. (…)
« Il va falloir vivre dans des villes plus compactes, dans des quartiers où on peut se déplacer à pied. Il faut concentrer nos efforts sur la qualité du développement urbain et trouver des moyens d’améliorer l’espace pour qu’on y marche plus facilement. On doit arrêter de mettre nos efforts pour faire du développement durable avec ce qui ne l’est pas, comme notre système dominé par la voiture. » (…)
[ La suite. À lire également: James Howard Kunstler : le transport en commun avant la densification. Aussi, notamment, ce billet. ]
Le Défi vert de Québec trouve inacceptable la proposition du maire de vouloir développer le territoire agroforestier qui ceinture la Ville de Québec. Pendant des décennies, nous avons vécu à Québec le rêve de la banlieue. Mais ce rêve s’est avéré être une chimère.
Au cours des prochaines années, Québec prévoit qu’il y aura plus de 15 000 nouveaux ménages qui viendront s’établir sur son territoire. Or, il semble qu’il reste moins de 7000 espaces disponibles. Cependant, face aux défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés, la solution ne réside certainement pas à vouloir favoriser le développement de résidences unifamiliales dans le territoire agroforestier de la ville tel que le préconise le maire Régis Labeaume.
Une solution pareille ne résout en rien les problèmes auxquels nous serons confrontés dans les années à venir. Elle perpétue notre dépendance à la voiture, donc au pétrole qui est une ressource épuisable et à l’entretien d’un réseau routier qui est sous-utilisé en dehors des heures de pointe. De plus, des constructions de ce type engendrent des coûts de chauffage élevés par mètre carré et une surutilisation des ressources nécessaires à leur construction.
Pour Yonnel Bonaventure, candidat à la mairie pour le Défi vert, les choix sont clairs : « Une administration municipale sous la gouverne du Défi vert prendra les mesures nécessaires pour augmenter la densité de population dans les zones urbaines de Québec. Nous entendons nous inspirer de l’expérience de Fribourg en l’occurrence le quartier Vauban qui est un exemple d’aménagement du territoire qui respecte l’environnement et favorise les liens sociaux.
Pour le Défi vert, le pari consiste à favoriser la densification du territoire urbain de Québec tout en augmentant la qualité de vie des citoyens et en favorisant un développement durable.

Pourquoi se soucier de la réduction des déchets en milieu de travail ? Parce que peu d’entreprises savent combien elles paient pour s’en débarrasser. Au contraire, en réduisant et en valorisant les déchets, d’importantes économies sont réalisables !
Dans ce contexte, du 18 au 25 octobre prochain se déroulera au Québec la Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD), une semaine provinciale de sensibilisation orientée vers la valorisation des déchets.
Soucieuse de s’engager pour l’environnement, la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) est responsable de l’organisation de la semaine à Québec, en partenariat avec la firme Takt-etik. Une thématique spéciale en 2009 : la valorisation en milieu de travail !
Avec une production de déchets évaluée à près de 13 millions de tonnes par année au Québec (plus de 20 tonnes à la minute), l’objectif de la SQRD est de sensibiliser les citoyens et les décideurs des ICI (Industries, Commerces et Institutions) à leur responsabilité face à la valorisation des matières résiduelles au travail, en découvrant des moyens simples pour réduire la production de déchets au quotidien.
Activités proposées
- Mardi 14 octobre, 5 à 7 gratuit d’information et de réseautage professionnel au Musée de la civilisation;
- Mercredi 21 octobre, formation gratuite au Centre des congrès de Québec « Comment réduire mes déchets et être compétitifs? » destinée aux entreprises de Québec intéressées à la réduction des déchets dans leurs organisations;
- kiosques de sensibilisation pour le grand public (hall du complexe G, Château Mont Saint-Anne, sur les traversiers Québec-Lévis…).
Pour information et inscription : www.reduiremesdechets.com