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Travaux en cours : édifice du fédéral (3)

Publié le 9 mars 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

Panorama NO-NE. Montage photo : Jean Cazes, 9 mars 2010.
Vue en direction SE. Photo : Jean Cazes, 9 mars 2010.À ma grande surprise, ce matin, un chantier en pleine ébullition. Peut-être aurai-je fait preuve de pessimisme avant les Fêtes, en anticipant… au printemps le démarrage des « vrais » travaux d’érection de l’immeuble.

D’imposantes grues témoignent : il y a belle lurette qu’on n’en avait pas vues offrant une telle silhouette dans ce secteur!

[ À lire aussi : Travaux en cours : édifice du fédéral (2) et Édifice du fédéral dans D’Estimauville : image de CCM Architectes. ]

Chronique d’une rivière disparue (4) : Les premiers signes de détérioration de la Lairet

Publié le 8 mars 2010 par Réjean LemoineCommentaires (0)
Source : Archives de la Ville de Québec.

Avec l’urbanisation arrive la pollution de la rivière... Photo prise au début des années 1950, vraisenblablement à l'embouchure de la rivière du côté de l'actuel Parc Lairet. Source : Archives de la Ville de Québec.

La dégradation de la rivière Lairet débute dans les premières décennies du XXe siècle.

En 1898, la Compagnie de l’Exposition Provinciale achète la ferme du juge Bowen pour y tenir sa foire annuelle. Pour avoir accès au site de l’Exposition, la Ville fait construire une ligne de tramway reliant directement le quartier Saint-Roch au site de l’exposition par le Parc Victoria et la Pointe-aux-Lièvres.

Le promoteur immobilier Eugène Leclerc, aussi maire de Limoilou, et son associé Eugène Lamontagne achètent des terres agricoles autour du parc de l’Exposition pour profiter de l’arrivée du tramway. Le projet immobilier du Domaine Lairet est lancé en 1909 face au terrain de l’Exposition et la Compagnie des Terrains d’Orsainville rachète la propriété Parke qui comprend tous les terrains à l’embouchure de la Lairet. Au début des années 1910, une centaine d’habitations sont construites à proximité ou sur les rives du cours d’eau.

Avec l’urbanisation arrive la pollution de la rivière. Plusieurs dépotoirs se créent le long de la rivière, les nouveaux résidents se servent de la rivière comme égout collecteur. La Ville de Québec utilise l’embouchure de la Lairet pour y déposer tous les déchets de la ville dans les années 1930 avant la construction d’un incinérateur. Déjà dans les années 1920, des travaux de diversion du cours de la Lairet sont réalisés pour diminuer le nombre de méandres de la rivière, surtout dans le secteur de la 1ère Avenue, de la rue Saint-Adélard et du Boulevard des Alliés.

Par exemple, en 1938, le citoyen Alphonse Lambert qui demeure sur la rue Lamontagne se plaint à la ville de la présence d’un dépotoir au bout de la rue de l’Acadie. À cette hauteur, le lit de la rivière Lairet est rempli de déchets et de carcasses d’automobile. Les arbres tombés dans la rivière nuisent à l’écoulement des eaux. La Ville reçoit également de nombreuses plaintes d’éboulis, des citoyens tentant d’agrandir leur propriété à même les berges de la rivière.

La situation se corse en 1939 lorsque les religieuses et les médecins de l’hôpital Saint-François-d’Assise, ouvert en 1914, se plaignent au maire de Québec, Lucien Borne. Les Religieuses affirment dans une pétition qu’elles voient toujours venir avec appréhension la saison estivale car la rivière Lairet devient alors un étang marécageux d’où s’exhalent des odeurs fétides. Ces odeurs incommodent fortement les malades et se font plus insistantes durant la nuit, au point de devoir fermer toutes les fenêtres.

L’ingénieur en chef de la ville Édouard Hamel répond aux religieuses qu’il sera très difficile de régler ce problème sans construire un égout collecteur. En effet, les eaux polluées de la Saint-Charles sont refoulées dans la rivière Lairet à marée haute jusqu’à la hauteur de l’hôpital Saint-François-d’Assise.

Lorsque la marée redescend, les déchets et les excréments sont déposés sur les rives de la rivière Lairet. Comme le débit d’eau y est très bas, les déchets sèchent sur place. L’ingénieur prévoit que les plaintes vont devenir plus nombreuses avec l’augmentation de la population. Il affirme « que cette rivière coule présentement à travers un territoire qui se développe rapidement et son parcours est constitué de méandres compliqués sur plus d’un mille et demi ».

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Billets publiés et en projet dans cette rubrique

  • La Lairet en introduction (4 janvier 2010)
  • Les caractéristiques naturelles de la Lairet (18 janvier)
  • L’histoire sur les bords de la Lairet (8 février 2010)
  • Les premiers signes de détérioration de la Lairet (8 mars 2010)
  • Projet de canalisation de la Lairet des années 1940 (à déterminer)
  • La rivière Lairet comme égout à ciel ouvert (à déterminer)
  • Les difficiles années 1950 de la Lairet (à déterminer)
  • Enterrer la Lairet en trois phases (à déterminer)
  • À qui appartient le lit de la rivière Lairet (à déterminer)
  • La Lairet, premier projet de la Révolution tranquille (à déterminer)

Photos en complément

Principales sources pour cette chronique : Archives de la ville de Québec et de l’hôpital Saint-François d’Assise. Dossiers de correspondance des maires Lucien Borne et Wilfrid Hamel. Le Courrier de Limoilou, L’Action Catholique et Le Soleil de l’époque.

[ À lire : Réjean Lemoine : chroniqueur urbain pour MonLimoilou! et Vue aérienne de Limoilou en 1948. ]

Limoilou au fil des saisons (38) : hiver 2007-2008, hiver 2009-2010… (2)

Publié le 6 mars 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

3e Avenue, direction E. Photo : Jean Cazes, 6 mars 2008.3e Avenue, direction E. Photo : Jean Cazes, 5 mars 2010.
Photo de gauche en date du 6 mars 2008, telle que publiée dans Infoclimat, le journal Le Devoir et Québec Urbain. Quelque 455 cm tombés; on flirtait alors avec le record absolu de neige enregistré en une saison à l’aéroport de Québec, et ce, avant l’arrivée de deux autres tempêtes!

Photo de droite prise le 5 mars 2010. À peine 160 cm cette saison, et le « printemps » précoce devrait s’étirer encore sur plusieurs jours…

[ À lire aussi : Limoilou au fil des saisons (37) : tempête « printanière ». ]

L’usine à papier de Limoilou au fil du temps

Publié le 3 mars 2010 par Jean CazesCommentaires (0)
Photo : Jean Cazes, 9 novembre 2007.

Statue de Simon Bolivar (face au Palais de justice) et vue rapprochée sur Papiers Stadacona. Photo : Jean Cazes, 9 novembre 2007.

En complément de cet article publié tout récemment dans Le Soleil. On y précise cependant que «White Birch s’attend à ce que ses activités se poursuivent normalement»…

L’usine à papier de Limoilou au fil du temps (Source : Jean Pascal Lavoie, Le Soleil, 25 février 2010.)

C’est en 1927 que naît l’usine de papier de Limoilou, avec la construction par l’Anglo Canadian Pulp and Paper d’un moulin à papier près de l’endroit où la rivière Saint-Charles se jette dans le Saint-Laurent. Un an plus tard, l’Anglo se dote d’un club de hockey, les As de Québec, dont le nom est dérivé d’Anglo Canadian Employees (ACES). (…)

Au début de 2001, le courtier en énergie Enron, le même qui fera faillite quelques mois plus tard après le dévoilement de nombreuses fraudes, acquiert les installations. L’usine de Québec ne portera cependant jamais le nom d’Enron et devient plutôt Papiers Stadacona. (…)

Aujourd’hui, environ 600 personnes travaillent dans les installations de Limoilou.

[ La suite. À lire aussi : Souvenirs d’enfance (2) : En cette soirée de mai 195... ]

Luc Noppen, entre patrimoine et modernité

Publié le 2 mars 2010 par Jean CazesCommentaires (0)
Jean Cazes, 13 novembre 2009.

École de cirque de Québec. Photo : Jean Cazes, 13 novembre 2009.

Dans les propos nuancés du réputé historien d’architecture, de bons mots sur un symbole tout à fait contemporain de Limoilou : l’École de Cirque (église Saint-Esprit), « citée en exemple partout dans le monde »!

Source : Ça me dit de prendre le temps, Radio-Canada – Québec, 27 février 2010.

Le patrimoine religieux de la ville de Québec est unique en son genre, comme le rappelle le spécialiste Luc Noppen, à Québec pour une conférence sur le sujet.

[ Le reportage radio (12:52). À consulter aussi : Y a-t-il une vie après le couvent? L’avenir s’annonce incertain pour les couvents du Québec. ]

Travaux en cours : duplex? triplex? (2)

Publié le 26 février 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

Photo : Jean Cazes, 26 février 2010.
Ce petit projet, ici sur la 4e Avenue, en est un finalement de condominiums (1, 2 ou 3 unités?). À suivre!

[ À lire aussi : Travaux en cours : duplex? triplex? (1). ]

La voie bientôt libre pour le parc technologique (ex-ferme SMA)

Publié le 25 février 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

Montage photo : Jean Cazes, juillet 2008.
Ci-contre, panorama d’une terre (illustrant ce billet) qui n’a rien d’une vulgaire friche ou d’un terrain de « garnotte »…

Source: Pierre-André Normandin, Le Soleil, 25 février 2010.

Le dernier obstacle sur la route du parc technologique que souhaite aménager la Ville de Québec à D’Estimauville s’apprête à être levé. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) juge préférable de sacrifier d’excellentes terres que de voir la ville poursuivre son étalement en périphérie. (…)

«La Commission considère qu’il est préférable, pour la protection du territoire et des activités agricoles à long terme, de permettre l’agrandissement de la fonction urbaine à cet endroit plutôt que d’empiéter et de l’étendre sur des terres agricoles en périphérie du périmètre d’urbanisation, là où la pratique de l’agriculture peut être pérenne et durable», peut-on lire dans l’avis préliminaire de la CPTAQ daté du 26 janvier.

Seuls deux citoyens s’opposent encore au changement. Ceux-ci réclament plutôt l’aménagement d’un jardin communautaire sur ce terrain de 22 hectares, soit l’équivalent de 45 terrains de football. (…)

[ La suite. À lire aussi : Sauvegarde de la ferme SMA, avant qu’il ne soit trop tard…. ]

Limoilou au fil des saisons (37) : tempête « printanière »

Publié le 25 février 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

Rue Jacques-Cartier (parc Cartier-Brébeuf). Vue en direction SO. Photo : Jean Cazes, 25 février 2010, 8h01.
2e Avenue. Vue en direction SE. Photo : Jean Cazes, 15 février 2010, vers 8h15.Tout un contraste avec la semaine dernière!

Accalmie au moment de la publication de ces photos (près du parc Cartier-Brébeuf et sur la 2e Avenue, tôt de matin), mais ça pourrait souffler fort, ce soir, avec l’approche d’une très grosse dépression en formation au large de la Virginie.

À suivre…

[ À lire aussi : Limoilou au fil des saisons (36) : avril en février. ]

Photo panoramique de Limoilou (42) : couvent et chapelle Mont-Thabor

Publié le 21 février 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

Panorama SO-NO. Montage photo : Jean Cazes, 12 février 2010.
L’avenir du patrimoine religieux de Québec fait passablement l’actualité, depuis quelques mois.

Justement, qu’en est-il de la vente du couvent et de la chapelle Mont-Thabor, telle qu’annoncée en septembre dernier?

[ À consulter : Y a-t-il une vie après le couvent? L’avenir s’annonce incertain pour les couvents du Québec. À voir aussi : Photo panoramique de Limoilou (41) : intersection 2e Avenue et 23e Rue. ]

Limoilou au fil des saisons (36) : avril en février

Publié le 18 février 2010 par Jean CazesCommentaires (0)

2e Avenue, panorama O-N. Montage photo : Jean Cazes, 18 février 2010.Parc Cartier-Brébeuf. Photo : Jean Cazes, 18 février 2010.Autant sur la 2e Avenue qu’au parc Cartier-Brébeuf (à gauche), on se serait cru au printemps, ce matin!

Un beau maximum de 5,5C à l’aéroport de Québec aujourd’hui, et selon les données météo du mois à cette station (telles que rappelées dans cet article du Soleil), il n’est tombé que 4 cm de neige depuis le 1er, la normale de février étant de… 63 cm!!

[ À lire aussi : Limoilou au fil des saisons (35) : hiver 2007-2008, hiver 2009-2010… ]