Le Blogue de Limoilou :: Politique
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Autre manifestation dans Limoilou…

Publié le 26 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

En complément, ci-bas, une vidéo illustrant le coup d’envoi de l’événement du 19 avril qui a servi de prétexte à la manifestation d’hier.

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Manifestion citoyenne à Limoilou (Source : Antoine Labbé, Québec Express, 25 avril 2012.)

En réaction aux arrestations arbitraires de manifestants au Cégep de Limoilou, la semaine dernière, une manifestation citoyenne a été organisée pour contrer les abus policiers et l’intimidation gouvernementale.

Cette manifestation, c’était l’initiative de Mathieu Poulin, un étudiant du Cégep de Limoilou pour qui ces abus étaient de trop. (…)

Au final, ce sont environ 300 manifestants qui marchaient dans les rues pour protester contre les abus policiers et l’intimidation gouvernementale. (…)

[ La suite. À lire aussi : Grève étudiante : dérapage policier à Limoilou. ]

Coupures des conservateurs : impacts à Cartier-Brébeuf?

Publié le 13 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (2)

Parc Cartier-Brebeuf, panorama O-N. Montage photo : Jean Cazes, 13 avril 2012.


Compressions à Parcs Canada : les 5 centres de service du pays fusionnés (Source : Radio-Canada, 12 avril 2012.)

Les cinq centres de services au Canada, dont celui de Québec, seront fusionnés. « Tout va être dans une nouvelle structure qui est en train d’être définie de façon à rationaliser les services, améliorer nos économies et réduire les coûts », indique Michel Boivin, directeur général de Parcs Canada pour le Québec.

Le nombre d’emplois touchés ne sera toutefois connu que dans quelques semaines. Or, il faut déjà s’attendre à des réductions de services dans les parcs et les lieux historiques nationaux.

« Parcs Canada va réajuster les saisons et les heures d’opérations pendant lesquelles les services aux visiteurs vont être offerts dans nos parcs nationaux », indique M. Boivin. (…)

[ La suite. ]

Rencontre avec Raymond Côté, député (3 de 3) : Lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale

Publié le 28 février 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

3e Avenue, près de la Brûlerie Limoilou. Photo : Jean Cazes, 17 janvier 2012.


Suite et fin (partielle) d’un premier rendez-vous à la Brûlerie Limoilou avec le nouveau député fédéral de Beauport–Limoilou, Raymond Côté, un résident de longue date du quartier.

Malheureusement, j’ai perdu mon enregistrement à la suite du bris de mon disque dur : verbatim incomplet pour terminer cette série… Morale bien personnelle de l’histoire? Des « back up » plus fréquents! Mais comme nous comptons nous revoir vers la fin du printemps, je souhaite revenir sur certains points abordés, tels les frais bancaires aux particuliers que le député juge excessifs.

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Amélioration des programmes de soutien aux besoins des personnes vivants avec particularités physiques ou mentales

On parle ici non seulement de l’accessibilité aux bâtiments – rampes d’accès, lieux conviviaux – pour des personnes qui ont des limites de santé, mais aussi à tout ce qui a trait à leur intégration à la vie en société. Ces limites, multiples, passagères ou permanentes, même si elles peuvent sembler légères, les empêchent d’avoir un rôle valorisant, par exemple de se lancer en affaire pour mettre à profit leurs grands talents. Pour les employeurs et les investisseurs, c’est une question d’adaptation, de conscientisation, de vaincre leurs peurs. C’est aussi une question de cadre, de stratégie nationale que l’État doit instaurer en collaboration avec les provinces dans le but d’éviter un gaspillage incroyable de nos ressources humaines. »

Programme écoÉNERGIE

écoÉNERGIE est reconduit jusqu’au 31 mars, et on attend le dépôt du prochain budget pour la suite. Je suis toujours locataire : quand je me suis installé dans Limoilou il y a 20 ans, je voyais de la glace autour des cadres de portes, et c’est une réalité pour bien des gens à faible revenu aux prises avec des logements mal isolés qui coûtent cher en chauffage! C’est pourquoi je défends ce programme. En plus d’appuyer les personnes qui font une démarche de rénovation de leur maison, Écoénergie inclut un bilan énergétique. Investir pour rénover, c’est des économies et des bénéfices à long terme! Il faut stabiliser ce programme et même l’instaurer à l’ensemble du parc immobilier, de la maison individuelle au multilogement, et cela en collaboration avec les propriétaires. »

Rôle de l’État, droits sociaux et choix politiques


Coûts accrus de l’énergie, revenus stagnants, frais bancaires… Beaucoup ont l’impression de ne plus combler leurs besoins de base, et dans bien des cas, c’est la réalité. J’ai passé récemment une matinée à la Bouchée généreuse (ci-contre), à deux pas de chez moi : ça m’a bouleversé de voir la condition de gens sur l’aide sociale, avec un travail précaire ou affligés par la maladie; des personnes pourtant dignes qui tenaient à vivre une vie normale!

La répartition des revenus est à mon sens le défi le plus important des dernières années. Considérant l’optique des conservateurs et leur philosophie « Baissons les impôts massivement pour redonner l’argent aux gens qui savent quoi en faire », on abandonne les plus démunis. Autrement dit, si vous n’avez pas les moyens de faire face aux défis, tant pis pour vous! C’est totalement inacceptable, surtout dans une perspective historique où l’on misait davantage sur la protection des citoyens. Il y a des décisions politiques qui portent à conséquence, à commencer par la volonté de réduction de la taille de l’État. Or, les gens tiennent à leurs programmes sociaux de base. En matière de santé, par exemple, M. Charest a raison de s’indigner de l’abandon du fédéral à l’égard du Québec : d’après l’OCDE, les pays qui investissent en ce domaine avec l’argent public ont des coûts en santé nettement moindres que ceux notamment des États-Unis. Si on trace une courbe, on voit bien que plus un État contrôle consciencieusement sa dépense de l’argent public, moins ça coûte cher pour tout le monde! »

Fin

[ Volet 1 : Transports, urbanisme et développement durable. Volet 2 : Papiers White Birch et protection des travailleurs. ]

Cégep Limoilou : contre la hausse… et la grève

Publié le 25 février 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Marc Allard, Le Soleil, 25 février 2012.

(…) À l’issue de trois jours de scrutin, le résultat du campus de Québec est tombé hier après-midi: 60% des étudiants ont voté contre une grève, 39% pour et les autres ont annulé leur vote. Le Non l’a emporté par 480 voix. Le taux de participation s’élevait à 68%. (…)

Premiers cégépiens à se prononcer sur la grève à Québec, les étudiants du Cégep Limoilou sont réputés plus à gauche que ceux du Collège François-Xavier-Garneau et du Cégep de Sainte-Foy, où la grève pourrait être encore plus difficilement acquise.

Pour les militants en faveur de la grève, l’opposition de la majorité des étudiants du Cégep Limoilou est d’autant plus surprenante que 80% des étudiants avaient voté contre la hausse des droits de scolarité en novembre. (…)

[ La suite. ]

Tiken Jah Fakoly et Marième : l’Afrique en tête

Publié le 18 février 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Médium large (Radio-Canada), 17 février 2012.

La situation politique en Côte d’Ivoire est très tendue. Tiken Jah Fakoly, se désole de voir son pays sombrer dans cette crise post-électorale après le refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en 2010. (…)

La chanteuse Marième, d’origine sénégalaise et installée à Québec, se joint à la discussion. Elle et Tiken Jah Fakoly ont repris chacun à leur façon la chanson Englishman in New York de Sting (…)

[ La suite ("Écoutez la discussion"). ]

Papiers White Birch : relance possible à Québec

Publié le 11 février 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Pierre Couture, Le Soleil, 11 février 2012.

(…) La direction de Papiers White Birch et le fonds d’investissement Black Diamond ont remis officiellement au ministère du Développement économique une demande d’aide visant à relancer les activités de l’usine de Québec fermée depuis le 9 décembre dernier. La fermeture de l’usine Stadacona a jeté 600 travailleurs de Papiers White Birch à la rue.

Selon une source qui suit de près le dossier, le gouvernement du Québec a étudié cette demande et a soumis une contre-offre à la direction de Papiers White Birch.

En retour d’un investissement significatif de la part de la direction de Papiers White Birch et de Black Diamond (le futur acheteur), le gouvernement du Québec serait prêt à allonger un prêt de 50 millions$ sans intérêts, remboursable sur une période de 10 ans. (…)

Les négos avancent

Par ailleurs, les négociations entamées il y a tout près de trois semaines entre le syndicat des travailleurs et la direction de Papiers White Birch se déroulent rondement. (…)

[ La suite. À lire entre autres billets : Fermeture de la papetière Stadacona : ultimes négociations. ]

Fermeture de la papetière Stadacona : ultimes négociations

Publié le 9 février 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Radio-Canada (Québec), 9 février 2012.

Les négociations ont repris en présence du conciliateur entre le syndicat des travailleurs et Papiers White Birch pour tenter de sauver l’usine Stadacona.

L’employeur devrait répondre à la contre-offre déposée par le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) à la fin janvier.

La compagnie et le syndicat se sont engagés à ne faire aucun commentaire tant que les négociations se poursuivent.

Le NPD dépose une motion

La fermeture de l’usine Stadacona de Papiers White Birch a été débattue à la Chambre des Communes, jeudi. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande à la Chambre d’adopter une motion pour condamner la fermeture de l’usine de Québec.

Le NPD exige aussi des changements à la loi sur l’investissement. (…)

[ La suite. À lire notamment : Rencontre avec Raymond Côté, député (2 de 3) : Papiers White Birch et protection des travailleurs. ]

Un « Ã®lot Irving » passerait-il dans le Vieux-Limoilou?

Publié le 4 février 2012 par Jean CazesCommentaires (1)

Édifice Michaud Tire. 1re Avenue, hauteur 5e Rue. Vue en direction O. Photo : Jean Cazes, 11 septembre 2011.


Quelles seraient les réactions des Limoulois advenant qu’un édifice semblable à celui qu’a planifié GM Développement (ci-contre) dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, de même gabarit avec les mêmes fonctions, soit un jour proposé en lieu et place du désuet immeuble Michaud Tire sur la 1re Avenue (photo ci-haut)?

Les projets d’immeubles en hauteur demandant des changements de zonage se multiplient par les temps qui courent à Québec, entre autres dans les quartiers centraux. Et ce coin de la 1re Avenue, au nord du parc du Vieux-Passage, serait envisagé pour ce type de développement comme l’a déjà évoqué Éric Rivard.

Le cas de l’îlot Irving suscite beaucoup de réactions dans Québec Urbain. Il passera à la petite histoire des « luttes urbaines » à Québec, peu importe le résultat du référendum de demain…

[ À lire aussi : Vieux-Limoilou : pressions immobilières et constructions en hauteur (2) et Projets non réalisés dans Limoilou (1) : conciergerie Centre Turmel (1971). ]

Déclin commercial de la 1re Avenue (6) : histoire et évolution de l’artère (3 de 4)

Publié le 30 janvier 2012 par Réjean LemoineCommentaires (0)

1re Avenue, au nord de la 18e Rue (localisation à déterminer : secteur Charlesbourg?). 13 juillet 1941. Source : Ville de Québec, service de police. Archives du service de l'aménagement du territoire.

DU CHEMIN DE CHARLESBOURG À LA 1re AVENUE (3)

Arrivée de l’automobile dans les années 1920 : Québec compte alors plus de 10,000 propriétaires de voitures et consacre le rôle d’artère principale à la 1re Avenue. Le vieux chemin de Charlesbourg, complètement macadamisé, fait le lien avec le nord de la ville. Il donne accès à Charlesbourg, Notre-Dame des Laurentides ou au Lac-Saint-Charles [photo en-tête]. Le long de l’artère, dans Limoilou, s’implantent commerces et industries pour profiter de ce trafic intense. Il permet également aux urbains d’avoir accès à la campagne.

En septembre 1951, le premier ministre Duplessis inaugure le boulevard Talbot qui traverse le Parc des Laurentides jusqu’à Chicoutimi à partir de la 1er Avenue. Le vieux chemin de Charlesbourg élargi devient le seul axe qui donne accès à la ville de Québec. La 1re Avenue connaît dans les années 1950-1960 son heure de gloire avec l’implantation des premiers centres commerciaux, de grands restaurants et de célèbres vendeurs d’automobiles [photo ci-bas, 1950].

Mais la croissance du réseau routier de la région va entraîner progressivement un déclin et une marginalisation de cette artère. Déjà, avec la construction du boulevard Henri-Bourassa à la fin des années 1930, on veut détourner le trafic lourd de la 1re Avenue. Avec la construction de l’autoroute laurentienne à la fin des années 1960, la 1re Avenue perd son rôle d’artère principale d’entrée dans la ville. De plus, l’exode des industries, puis des familles de Limoilou vers les banlieues à partir de 1960 provoquent un déclin de l’artère qui demeure cependant toujours un axe prioritaire de transport en commun. Dans le même mouvement, la 3e Avenue devient la première artère commerciale de Limoilou dans l’après-guerre.

Dernier volet à suivre le 13 février

[ Billet précédent. À lire aussi : Déclin commercial de la 1re Avenue (3) : point de vue de commerçants (2 de 2). Au cours des prochains mois, MonLimoilou.com vous proposera d'autres articles qui viendront animer et ponctuer cette réflexion. ]

Rencontre avec Raymond Côté, député (2 de 3) : Papiers White Birch et protection des travailleurs

Publié le 29 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Brûlerie Limoilou. Photo : Jean Cazes, 17 janvier 2012.


Résumé (partie 2) d’un premier rendez-vous à la Brûlerie Limoilou avec le nouveau député fédéral de Beauport–Limoilou, Raymond Côté, un résident de longue date du quartier.

* * *

Papier White Birch étant à capital fermé, elle n’a pas de comptes, de chiffres à rendre. J’ai parlé aux employés, au syndicat, à des journalistes : tout le monde est désemparé de ne pas avoir de preuves concrètes que l’usine est en difficulté. Le problème concerne surtout l’investisseur, le propriétaire américain Peter Brant, un « prédateur » qui n’a jamais vraiment été intéressé par la production de papier!

Oui, il faut être ouvert à l’investissement étranger, mais quand l’État canadien ne cherche pas à établir de garanties, des paramètres minimaux à respecter, là aussi il y a un sérieux problème. Avec la loi actuelle sur Investissement Canada, par exemple, le seuil imposé au ministre pour examiner une transaction est au-dessus de 300 M $ : cela exclut un grand nombre de transactions avec des investisseurs étrangers potentiels. Comme le NPD cherche à réformer cette loi, à lui donner des dents, il vient de déposer à la 41e Législature son projet de loi C-334. Entre autres buts, celui-ci vise d’une part à abaisser le seul d’examen de transaction à 100 M $ et d’autre part, à obliger le ministre à consulter les acteurs concernés par cette transaction (travailleurs, élus locaux, clients de l’entreprise…) et à révéler dorénavant un minimum d’informations par souci de transparence. On espère que ça fera fuir les « prédateurs » tout en favorisant les investisseurs sérieux vraiment intéressés par la mission de l’entreprise. Autrement dit, on souhaite par notre réforme contrecarrer des plans qui ne profitent aucunement à l’ensemble de la société.

La fermeture de la White Birch, en plus d’entraîner la perte d’importantes retombées fiscales, touche non seulement les travailleurs de la région de Québec mais aussi, justement, tous les acteurs concernés dont les sous-traitants. Le carnet de commande était pourtant rempli jusqu’en mars! Les impacts d’une fermeture d’une grosse entreprise sont énormes au plan de l’économie locale. Comme les gens cherchent d’abord à combler leurs besoins de base, toute une série de commerces, d’institutions, de centre de loisirs avec qui ils font normalement affaire risquent d’en souffrir : on risque de détruire aussi l’esprit communautaire du quartier.

Un autre projet de loi que l’on souhaite déposer est le C-331, bloqué l’hiver dernier à la Chambre des communes et qui doit malheureusement suivre un processus d’examen pouvant s’étirer sur des mois. Toujours dans le souci de rééquilibrer le rapport de force avec le propriétaire, comme c’est le cas avec l’usine de Limoilou, le C-331 vise à donner au travailleur un statut de créancier privilégié protégeant son fond de pension en cas de faillite de l’entreprise.

Dans tout ce contexte, finalement, il faut le dire, le gouvernement actuel, anti-syndical, cherche à niveler le rapport de force entre les travailleurs et la partie patronale. On convient que c’est difficile de trouver un équilibre, mais on ne parle pas assez dans les médias des relations de travail exemplaires. Postes Canada, par exemple, vivait une longue période de paix avant que les conservateurs offrent à la direction d’imposer des conditions de travail à rabais. Une étude a démontré que les 100 plus grands dirigeants d’entreprise au Canada gagnaient en moyenne 189 fois le salaire moyen d’un travailleur canadien : la disparité des revenus s’accroît, avec des conséquences énormes au plan économique tels la multiplication des emplois précaires, mal rémunérés et les fonds de pension réduits. Il faut en être conscient et agir en tant qu’électeur. »

Dernier volet dans la semaine du 12 février :
Lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale

[ Volet 1 : Transports, urbanisme et développement durable. À consulter notamment : L’«impossible» déclin de Papiers White Birch. ]

Amphithéâtre multifonctionnel : Bon pour Laval, pas pour Québec?

Publié le 27 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Dominique La Haye et Karine Gagnon – Agence QMI, TVA Nouvelles, 27 janvier 2012.

La promesse du gouvernement fédéral de financer la construction d’un amphithéâtre multifonctionnel à Laval a suscité la controverse et fait bondir plusieurs personnes, jeudi.

L’opposition et plusieurs intervenants se sont dit étonnés par cette promesse du fédéral, d’autant plus qu’Ottawa a refusé de financer d’autres projets similaires au pays, dont le Colisée de Québec. (…)

Le gouvernement Harper a toutefois indiqué qu’il renoncera à sa promesse si le club-école du Canadien, les Bulldogs, devient locataire de ce futur amphithéâtre. (…)

[ La suite. À consulter notamment : Québec : à la recherche de «l'effet Colisée». ]

Rencontre avec Raymond Côté, député (1 de 3) : Transports, urbanisme et développement durable

Publié le 22 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

3e Avenue, Brûlerie Limoilou. Photo : Jean Cazes, 17 janvier 2012.

Le fait d’être élu a été un bouleversement de vie à la fois personnel et professionnel complet; un cadeau extraordinaire pour moi après sept ans de travail à titre de militant très engagé », confie d’entrée de jeu le nouveau député fédéral de Beauport–Limoilou, Raymond Côté.

Résumé (partie 1) d’un premier rendez-vous d’une heure, Brûlerie Limoilou qui a (trop) vite passé avec un Limoulois de longue date!

* * *

Plan de mobilité durable de la Ville

En 2010, j’ai pris connaissance du Plan de mobilité durable : j’ai été emballé, et je salue le maire Labeaume pour être finalement devenu un défenseur acharné du tramway! Tous les députés néo-démocrates de la région sont des alliés dans ce dossier. Le NPD a d’ailleurs déposé une stratégie nationale pour le développement du transport. Le gouvernement doit s’engager à soutenir les communautés afin que les gens brisent leur dépendance à la voiture, les premiers acteurs étant les villes et les entités en milieu rural.

Pour ma part, j’ai vendu mon auto il y a trois ans, et je profite des lignes Métrobus qui desservent bien Limoilou. Le virage « mobilité durable » doit se faire maintenant, car la hausse du prix de l’essence a déjà des répercussions énormes sur les gens à faible revenu considérant entre autres les coûts de transport des produits de base comme la nourriture. Malheureusement, il faut le dire, le gouvernement conservateur, dans sa dynamique, cherche plutôt à réduire des « dépenses » qu’il ne voit pas comme un investissement à long terme. Pourtant, nos partenaires commerciaux mettent déjà des choses en place : des villes américaines comme Salt Lake City et autres comparables à Québec en population profitent depuis peu d’un tramway. »

Écoquartiers et accès convivial au fleuve

Mon principal rôle, dans ces dossiers, c’est d’appuyer l’administration municipale. Mon bureau est situé à deux pas du projet d’écoquartier D’Estimauville, et comme résident, je suis aussi un voisin de la Pointe-aux-Lièvres, de l’autre côté de la rivière. C’est très motivant de voir la Ville faire un pas en ce sens : je demeure en contact régulier avec les conseillers municipaux, dont Suzanne Verreault. On parle ici d’écologie urbaine : j’aime aller faire mon épicerie à pied, avoir accès aux chocolateries de la 3e Avenue, etc. Et c’est en plein le genre de modèle qu’on peut exporter ailleurs, à l’opposé par exemple des power centers… Je suis donc un partisan inconditionnel des écoquartiers, mais les paramètres de leur développement appartiennent à l’administration de Québec qui doit décider ça avec les citoyens.

Comme le Vieux-Limoilou offre déjà un milieu de vie très agréable, le développement de D’Estimauville m’apparaît prioritaire. Dans Giffard et les quartiers Saint-Pascal et Saint-Pie-X de Limoilou se concentrent des problèmes sociaux importants, pas seulement de pauvreté mais aussi, entre autres, de santé mentale. Bref, le secteur fait pitié à voir au plan urbain par rapport à la Pointe-aux-Lièvres où l’on retrouve par exemple une une vaste patinoire! Il y a bien le Domaine de Maizerets, mais sans auto, l’accès n’est pas évident. C’est pourquoi la Ville envisage sérieusement, en collaboration avec le ministère des Transports, la reconfiguration de l’autoroute Dufferin-Montmorency jusqu’aux chutes en continuité avec la Promenade de Champlain. Ce projet cadre avec des programmes d’infrastructures paritaires du gouvernement fédéral, et il faut l’accord de la province concernée. Encore ici, on ne parle pas de dépenses, mais d’investissement pour l’avenir comme ça été le cas avec la renaturalisation des berges de la rivière Saint-Charles. Ce sera bénéfique autant pour les gens de Giffard que de l’est de Limoilou qui méritent de voir leur qualité de vie améliorée et qui ne demandent pas mieux que de dépasser la barrière de l’autoroute pour se rendre facilement aux installations du Domaine de Maizerets, de la Baie de Beauport et à tout le littoral jusqu’aux chutes Montmorency. »

Futur amphithéâtre

Photothèque Le Soleil.C’est un dossier que le maire Labeaume semble avoir réglé, même s’il s’est fait « niaisé » par les députés conservateurs de la région. Il y a un large consensus en faveur du projet d’amphithéâtre que moi-même j’appuie. Le prochain défi repose sur une reconfiguration des voies d’accès comme Hamel et Laurentien, et une amélioration de l’environnement autour du futur nouveau Colisée. On parle d’investissements du gouvernement du Québec et de la Ville, et ce que j’espère aussi, ce que j’examine, c’est maintenant un appui du fédéral. J’habite non loin : dans ma cours arrière, je constate à quel point c’est pénible, franchir la barrière que représente le boulevard Laurentien, passer de Limoilou au secteur commercial de Vanier. On pourrait très bien rendre ce coin beaucoup plus accessible, en faire un véritable milieu urbain plutôt qu’un no man’s land, un lieu de transition au profit de la banlieue totalement inapproprié en 2012. Dans cette optique, le plan de mobilité durable est justement une voie de solution importante pour améliorer la qualité de vie des résidents riverains tout en dégageant de vastes espaces de développement tout autour.

Comme on le souhaite pour Giffard et D’Estimauville, la venue de l’amphithéâtre devrait donc améliorer les choses dans ce secteur. Je suis quand même conscient des réalités financières : si le fédéral ne s’implique pas, ce sera alors au gouvernement du Québec et à la Ville d’offrir ce cadeau de reconfiguration aux gens de Limoilou et Vanier. »

À suivre la semaine prochaine :
Papiers White Birch et protection des travailleurs

[ À consulter : La vague orange s’empare de Beauport-Limoilou! ]

Lueur d’espoir pour les employés de Papiers White Birch

Publié le 18 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Radio-Canada (Québec), 18 janvier 2012.

Les dirigeants de Papiers White Birch acceptent d’entreprendre un blitz de négociations de deux semaines avec le syndicat qui représente les employés de ses trois usines au Québec.

C’est ce qu’a confirmé mercredi après-midi le cabinet du ministre du Développement économique, Sam Hamad. (…)

Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) se réjouit de l’ouverture manifestée par Papiers White Birch. (…)

De son côté, André Sarrasin [photo], l’ex-président de l’usine Stadacona, pense que l’occasion est belle pour repartir sur de nouvelles bases. (…)

[ La suite. À lire notamment : Le ministre Hamad a discuté avec le président de Papiers White Birch. ]

Le ministre Hamad a discuté avec le président de Papiers White Birch

Publié le 16 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Radio-Canada (Québec), 16 janvier 2012.

Le ministre du Développement économique, Sam Hamad, a parlé lundi au président de Papiers White Birch, Christopher Brant, qui se dit prêt à rouvrir l’usine Stadacona de Québec si les conditions économiques sont « viables ».

La solution, selon Sam Hamad, se trouve entre le propriétaire et les travailleurs. « On ne peut pas régler le problème entre la direction et les travailleurs. Exceptionnellement, on manifeste notre intérêt à aider les deux parties à se rejoindre quelque part », a indiqué le ministre en marge d’un point de presse à Montréal. (…)

Plus tôt, le maire de Québec, Régis Labeaume, a dénoncé les pratiques de l’actuel propriétaire Peter Brant, qu’il juge de mauvaise foi. M. Brant voudrait vendre l’entreprise à son fils, Christopher, mais sans le déficit de la caisse de retraite, s’indigne le maire. « Si le propriétaire est de mauvaise foi, ça ne donne strictement rien. Et là, j’ai un problème parce qu’il veut vendre à Black Diamond qui appartient à son fils. Ça me semble tout ça assez tordu. Alors, voyez-vous, chercher une solution quand vous avez des capitalistes qui travaillent sur des solutions tordues comme celles-là, disons que je me motive en sachant que je pourrais aider les 600 familles », a déclaré le maire Labeaume lundi matin. (…)

[ La suite. À lire notamment : Papiers White Birch : Les signes des temps. ]

Papiers White Birch : des syndiqués manifestent malgré le froid

Publié le 3 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Radio-Canada (Québec), 3 janvier 2012.

Une centaine de travailleurs et de retraités de Papiers White Birch, à Québec, ont bravé le froid et ont manifesté mardi après-midi contre la fermeture de l’usine Stadacona, survenue le 9 décembre dernier.

Les 600 travailleurs mis à pied temporairement et les retraités de l’entreprise étaient conviés à ce piquetage. Ils ont reçu l’appui du député Amir Khadir, de Québec solidaire, qui a manifesté avec eux. (…)

Vers la création d’une coopérative?

L’un des anciens présidents de l’usine, André Sarrasin, maintient que si Papiers White Birch décide de cesser ses activités à Québec, la création d’une coopérative est une solution réaliste pour maintenir les emplois et préserver les fonds de pension des travailleurs.

Le vice-président du SCEP, Renaud Gagné, croit que l’investissement serait trop important pour les travailleurs, d’autant plus qu’il faudrait investir des millions de dollars pour faire de la cogénération et aménager une ligne de raffinage. (…)

[ La suite (vidéo). En complément : Papiers White Birch : absence remarquée du maire Labeaume (Le Soleil). À lire par ailleurs : Relance de l’usine Stadacona : une coopérative suggérée. ]