Découverte de Limoilou Commerces, restaurants, artisans, artistes, services, associations... de Limoilou de A à Z Commerces et organismes de Limoilou sur une carte Actualité du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizeret à Québec en version blogue

L’abondance de Tunis

Publié le 18 mai 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Restaurant Port de la goulette

Un homme enjoué (les joues roses) finit son repas pendant qu’attablé, j’attends mes trois compagnons à Tunis :

- Vous êtes déjà venu ici vous?
- Je suis venu ici une fois, ça fait longtemps.
- Eille c’est bon rare icitte, êtes-vous déjà venu un midi?
- Non jamais.

(Conversation agrémentée de musique arabe et d’une danseuse de baladi)

- Viens pas ici un midi, après tu seras pu capable de travailler ahahah, r’garde ça! »

L’homme me montre avec des étoiles dans les yeux le restant du jarret d’agneau de son couscous royal. « C’est ce que je vais prendre », me dis-je. Passer  à côté de la royauté dans un menu, c’est passer à côté du resto.

Mes trois compagnons retardataires s’installent promptement, la faim au ventre.  Un cuisinier, un caméraman et une ex-chroniqueuse sportive de volleyball féminin aux Jeux olympiques de Séoul.  Nous repassons  un menu simple mais très varié, et je commande une bouteille de vin blanc à 26 $.

Vous prenez les amis?

Qui commandera le lapin? Nous abdiquons, c’est André qui essaiera; probablement la meilleure décision de sa journée. Je demeure loyal tandis que Robert commande l’assiette Gyros.  Je dois mentionner le pain que la charmante propriétaire vient déposer sur la table. Une boule chaude croustillante qui fond dans la bouche, pas grand-chose à voir avec l’habituel pain baguette. Ils le font sur place, ça va de soi.

Port de la Goulette à LimoilouÉtant  le seul à commander une table d’hôte, je reçois une curiosité comme entrée. La ojja Merguez sent bon les épices méditerranéennes. Robert, convivial, découvre rapidement l’œuf au fond et perce le jaune qui se répand dans le rouge brûlant d’une sauce tomatée et autres élucubrations maghrébines. Je dois souligner que les merguez étaient un peu sèches. Reste que c’est bon et servi dans un bol absolument magnifique.

Restaurant Port de la GouletteMon couscous royal arrive. J’ai le goût de prendre ce gros jarret d’agneau comme Obélix et me l’engouffrer en le faisant tourner dans ma bouche jusqu’à ce qu’il n’y reste plus rien! Au fond, un couscous aux tomates rouges, tout à fait chaud et délicieux. En dessous des zucchinis, des merguez, du poulet puis d’autres piments et des échalotes. Un mot que l’on emploie rarement  à notre époque  est revenu hanter nos conversations pendant le repas : abondance. J’étais enfin de retour chez moi.

Pourquoi je n’ai pas pris le lapin? Pourquoi je n’ai pas pris le lapin…?

Port de la goulette LimoilouLes morceaux de viandes passent d’une assiette à l’autre. Robert s’exclame : « Ce lapin goûte! ».  Ils l’ont probablement laissé mariner toute une journée. Meilleur que du poulet, ce lapin est tout simplement délectable et il n’est pas sec! Servi avec pois chiches sur lit de couscous,  haricots verts, brocolis et pour finir, une salade bien rafraîchissante.

Question pour un super champion

Un plat grec composé de viande (souvent de porc mais aussi de poulet, de veau, de bœuf ou d’agneau), de tomate, d’oignon et de sauce Tzatzíki, le tout servi avec du pain pita*?? Qui suis-je?

Le Gyros, bonne réponse!  Un Gyros servi avec de la sauce à l’ail, des haricots et des patates dans la plus pure tradition.

- Comment c’était Robert?
- C’était bon!
- Venant d’un cuisinier, ça veut dire très bien. »

*Wikipedia

Le dessert

Port de la goulette à LimoilouPetit sorbet  aux arômes citronnés et parfumé de cacao, servi avec un biscuit cylindrique sur une assiette agrémentée de sauce aux cerises et chocolat. Pour la présentation c’est réussi, et pour le goût aussi.

Je n’ai pas déjeuné le lendemain.  Une bouteille de vin, une pinte de Boréale et un incroyable couscous royal pour  63,82 $. Qui peut en faire autant? Qui? Limoilou, vous habitez à côté du Maroc et de la Tunisie, allez-y!

Le Port de la Goulette
1201, 3e Avenue

418 524-7070

La médaille de l’Assemblée nationale à Jean-Guy Drolet

Publié le 8 mai 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Marie-Claude Boileau, Carrefour de Québec, 7 mai 2012.

Le député de Jean-Lesage, André Drolet, a remis la médaille de l’Assemblée nationale à Jean-Guy Drolet.

M. Drolet s’est longtemps occupé des loisirs dans Limoilou, plus précisément dans la paroisse Saint-François-d’Assise. Le centre communautaire de la rue Royal-Rousillon porte son nom. Son fils, Jean, est en présentement le directeur général. Jean-Guy Drolet a été également conseiller municipal à la Ville de Québec. (…)

[ La suite. ]

La Conserverie du Quartier : le succès d’une entreprise familiale (1 de 2)

Publié le 4 mai 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Boutique de la Conserverie du Quartier. Montage photo : Jean Cazes, 14 février 2012.

On fait des confitures à la façon de nos grands-mères, explique Yoland Bouchard. Par petites portions sans trop chauffer pour éviter l’arrière-goût caramélisé de la production industrielle. En 2011, on a produit à la main 650 000 pots, et pas juste des confitures! »

Fruit d’une passion… et d’une « restructuration »

Natif de la paroisse Saint-Pie-X, le copropriétaire de la Conserverie du quartier en a long à raconter sur son sympathique commerce du Vieux-Limoilou. Une histoire qui remonte au milieu des années 1990, en Estrie…

Nous avions un jardin, et tout ce que l’on produisait, on le mettait en pot. C’était notre hobby. J’occupais alors le poste de directeur des ventes d’une boulangerie à Acton Vale. La compagnie a vendu à une autre boulangerie et à 45 ans, j’ai appris une nouvelle expression : licenciement économique… »

S’inspirant d’une tradition européenne, Yoland et sa conjointe, Frédérique Guilbault, décident sans plus tarder de transformer leur passe-temps en gagne-pain. Pour se rapprocher de la parenté à Québec dans un milieu propice au développement d’un tel projet, la famille déménage sur la 13e Rue. Le couple se perfectionne dans l’art de la confiture et de la conserve, suit des cours de démarrage d’entreprise et obtient entre autres prêts de démarrage celui offert par le Fonds d’emprunt (à l’époque, le FEÉCQ) en 1996.

Nous recherchions un petit local sur la 3e Avenue. Finalement, on en a trouvé un, notre premier, au 315, chemin de la Canardière. La veille, on préparait les fruits et légumes. Le lendemain, on cuisait et on fabriquait les étiquettes, puis on recommençait. Nous étions près de commerces fréquentés, on avait donc de la visibilité, et tout s’est enchaîné… »

Outre le bouche à oreille, le confiturier artisan avance une hypothèse expliquant la croissance rapide de la Conserverie du quartier : la crise du 11 septembre 2001 et le sentiment d’insécurité qu’elle a engendré.

Le cocooning était à la mode. Les gens avaient le goût de recevoir à la maison, et nous, on offrait de quoi accompagner les repas. C’est comme ça qu’on en est venus à proposer plus de 300 recettes : confitures, marmelades, gelées, marinades et autres produits sans colorants ou agents de conservation. »

Depuis 2006, la Conserverie du quartier occupe un nouveau local non loin de sa première adresse agrémenté d’une belle vitrine qui invite à découvrir la vaste salle de montre de la boutique. Choix « obligé » à l’époque, un mal pour un bien…

On était obligés d’agrandir, et durant les travaux, la bâtisse s’est affaissée. Il a fallu s’entendre avec le MAPAQ pour se dépanner chez nous et dans d’autres cuisines. Il y avait aussi des frais d’avocats… C’était une expérience à vivre! »

À suivre le 11 mai

Maladie mentale : La Boussole vous guide

Publié le 3 mai 2012 par Charline PoirsonCommentaires (1)

La Boussole à Limoilou

À l’origine de La Boussole : des parents d’enfants atteints d’une maladie mentale se réunissent et s’entraident, confrontés aux mêmes enjeux délicats. De là naît l’idée de créer un organisme qui offrirait des services de soutien aux proches de personnes souffrant de maladie mentale. La Boussole est fondée en 1981; elle compte aujourd’hui 600 membres.

Une rencontre avec Julie Belleau, travailleuse sociale depuis plus de 10 ans au sein de l’organisme, nous éclaire sur la mission et le fonctionnement de celui-ci.

Elle m’indique ainsi que, lors d’interventions individuelles ou de groupe, les proches sont outillés, informés et soutenus pour mieux vivre dans ce contexte de vie familiale difficile. Ils sont avant tout écoutés, ce qui leur permet de ventiler leurs émotions et de prendre du recul face à la maladie mentale.

Les proches apprennent également à poser leurs limites et à lâcher prise face à la maladie. C’est  important pour ne pas s’épuiser en vain, ce qui arrive trop souvent malheureusement», souligne Julie, qui coordonne les actions auprès des jeunes.

Ceux-ci, d’ailleurs, peuvent aussi être guidés pour grandir et évoluer au mieux avec la maladie de leur proche, notamment par des jeux, des thérapies avec les animaux ou des discussions.

Julie, d’une humanité réconfortante, me confie que ce qui la fascine dans son travail, « c’est de voir la résilience que les jeunes ont ». Elle m’explique que les enfants développent une force extraordinaire pour outrepasser la maladie.

Ils font preuve d’un grand respect les uns envers les autres, d’une grande maturité, ils s’intéressent à la réalité de l’autre, s’entraident. »

Grâce à des intervenants et des bénévoles impliqués, un service d’écoute téléphonique 24h/24 est offert pour les proches qui traversent un moment difficile (418 523-1502).

Merci à Julie Belleau pour sa collaboration et à la Boussole pour cette belle mission qu’on encourage!

Bonne fête Baltrakon!

Publié le 4 avril 2012 par Izabelle HoudeCommentaires (0)

Photo : Izabelle Houde

Juste avant les Fêtes, je vous faisais part d’une rencontre fort sympathique avec Marc-André, le maître d’œuvre de Baltrakon. J’étais tombée sous le charme de la compagnie de t-shirts « made in Limoilou ». Et bien, loin d’être un poisson d’avril mais tout à fait dans le ton, c’est dimanche soir dernier qu’a eu lieu le 5e anniversaire de la jeune entreprise.

Dans une formule « 5 à 7 », c’est à l’Abri.Co sur St-Joseph que se sont rassemblés une cinquantaine d’invités, tous partenaires, amis ou tout simplement fans de Baltrakon. Marc-André, fidèle à ses habitudes toujours en marge de la publicité conventionnelle, avait lancé l’invitation via son groupe Facebook en insistant sur le fait « qu’il y aurait un band mystère, un concours de saut en largeur et une piñata sauvage ». C’est finalement le groupe Avec pas d’casque qui a assuré l’ambiance décontractée et amicale, visiblement au grand plaisir de l’hôte.

Lors de cette soirée, le jeune entrepreneur en a profité pour remercier ses collaborateurs, mais aussi pour souligner les cinq années où, jour pour jour, un premier avril très exactement, Baltrakon a vendu son premier t-shirt. Déjà à l’époque, le ton humoristique de la compagnie était donné. Les invités ont finalement eu la chance d’apprendre que Baltrakon lancerait une série de nouveautés dans la prochaine année. Un vrai marathon si l’on considère que ce sera en fait un nouveau modèle de t-shirt par semaine!

C’est justement ÇA l’fun! » me lance Marc-André lorsque je m’étonne de l’annonce.

Il m’apprendra aussi plus tard que Baltrakon aura un kiosque près du Château Frontenac dès cet été.

Je serai un Artisan de la Capitale! » me dit-il, visiblement très heureux.

C’est en quittant l’Abri.Co que j’ai continué à réfléchir. Et si Baltrakon (déjà bien établi sur le marché) continuait à prendre de l’expansion? Et si Baltrakon continuait à véhiculer cette image positive « underground artistique » qui caractérise si bien Limoilou? Et si le nom Baltrakon était maintenant associé à « réussite »? Quoi qu’il en soit, pour l’instant, Marc-André a de quoi être fier. Il ne me reste qu’à dire : « Bonne fête Baltrakon! »

[ À lire aussi : Baltra…koi? ]

Made Icitte!

Publié le 3 avril 2012 par CodeCultureCommentaires (1)

Izabelle Houde,
son plaisir point ne boude,
effervescente comme du bicarbonate de soude,
Elle cause avec Webster dans son hood!

Entrevue avec Webster au Bal du Lézard dans le cadre de la Folie des bands 2012.

[ À lire aussi : Limoilou style ]

Une boucherie made in Limoilou

Publié le 27 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (16)

Avant l'ouverture (26 mars 2012)

Nous l’annoncions en décembre, alors que le premier coup de marteau était donné; c’est maintenant une question d’heures avant que vous ne puissiez rendre visite au boucher du coin! Et le propriétaire, Sothea Deng, insiste d’emblée sur cette notion de visite :

Je ne veux pas que ce soit juste une simple boucherie où on achète de la viande, je veux que les gens parlent avec le boucher, que celui-ci prenne le temps de leur donner des conseils, des informations sur nos produits… »

Une boucherie à l’image du quartier, quoi, toute en convivialité, où les résidants et les commerçants tissent des liens de proximité.

Non seulement trouverez-vous donc un ami en votre nouveau boucher, mais également des produits de qualité, et du Québec en majorité : de l’agneau, du porc, du canard et, difficile à trouver, du bœuf québécois. À cette offre s’ajoutent également des plats préparés par un cuisinier-traiteur, à emporter ou à consommer sur place le midi, un petit espace étant réservé à cette fin. D’ailleurs, tout un travail de rénovation du local de l’ancien Urgent Comptant (coin 3e Avenue – Canardière) a été abattu ces derniers mois, notamment pour y aménager une chambre froide où les morceaux de viande prennent l’air. Le résultat est contemporain, d’un chic simple et accueillant.

La petite histoire, ou Le malheur de l’un fait le bonheur du même!

L’été dernier, alors qu’il est dans le bois pour remplir un mandat de chef sur une pourvoirie, Sothea Deng avise ses clients qu’il est forcé de modifier le menu prévu, son boucher n’ayant pas les pièces de viande qu’il lui a pourtant commandées. « Si seulement j’avais ma boucherie… » Au terme de son contrat, à l’automne, il rentre chez lui à Limoilou. Peu de temps après, il a vent que l’Urgent Comptant est à vendre. Il saute sur l’occasion.

L’histoire est simple, presque trop facile, mais celui qui est chef à domicile depuis deux ans tient à souligner qu’il a travaillé fort, fignolant le plan d’affaire et finançant le projet en partie de ses poches : « Disons qu’on n’a pas attendu après la banque pour faire avancer le projet. » Puis, souhaitant continuer de travailler à son compte comme chef à domicile (Cook’ning), il engage un boucher et un cuisinier… résidants de Limoilou!

Montrant un réel attachement à son quartier, le jeune entrepreneur de 28 ans entend assister à la prochaine réunion du regroupement des gens d’affaires de la 3e Avenue. Après tout, il a lui-même développé une complicité avec les commerçants du quartier.

Dans cet esprit, il convie d’ailleurs les résidants à un BBQ, dimanche, le 1er avril prochain.

Des bouchées seront servies, et les gens pourront venir nous voir, faire notre connaissance, découvrir nos installations… Ça va nous faire plaisir! »

Quand je vous disais que, à la boucherie Le Croc Mignon, on avait le sens de la visite…

Boucherie Le Croc Mignon
594, 3e Avenue
Québec G1L 2W8
581-741-7050

On pêche du poisson cru à Limoilou

Publié le 26 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (1)

Catherine Gagnon, Yuzu sushi. Photo : Viviane Asselin, mars 2012.


Surprenant. C’est en partie ce qui ressort de ma récente rencontre avec la propriétaire du Yuzu sushi à Limoilou, Catherine Gagnon, et de la dégustation de ses sushis.

« J’ai appris sur le tas », me confie, presque candidement, celle qui a quitté le monde de l’enseignement pour se lancer en affaires, sans en connaître beaucoup sur les sushis. Manifestement, elle a bien fait ses devoirs car, un an après l’ouverture du comptoir en février 2011, le bilan est positif.

Il faut dire que, « petit bébé » du Yuzu Saint-Roch, la franchise de Limoilou est plus qu’un comptoir express : elle mise sur des produits de qualité, dans un coin du quartier appelé à se développer, mais où l’offre de restauration fait en partie défaut. D’où la raison, d’ailleurs, pour laquelle Catherine Gagnon a décidé de s’installer au coin de la Canardière et des Capucins : en plus des résidants, le Cégep Limoilou lui assure une clientèle régulière.

Avis à celle-ci : un nouveau menu est offert à partir d’aujourd’hui, avec en vedette le poulet Général Tao. Nouveau menu, mais même slogan qui fait la réputation du Yuzu : « passionné par la qualité ». J’ajouterais : par la variété. Car il n’a guère été facile de choisir une sélection de sushis parmi tous ceux offerts sur le menu (pauvre de moi!), certains plus traditionnels, d’autres plus audacieux. Entre le saumon et l’anguille, la crevette et le tartare de bœuf, mon cœur balançait.

Lorsque Yuzu promet, sur son menu, une « expérience sensorielle unique », il faut le croire. Et cela commence par les yeux, attirés par ces couleurs vives qui s’agencent pour former de mini œuvres d’art, convainquant déjà l’esprit du festin qui suivra. Et, de fait, c’est bien à cette fraîcheur en bouche que m’avait préparée mon moment de contemplation. Les couleurs éclatantes deviennent explosion de saveurs, où le homard, le saumon, la pomme verte et l’avocat se marient dans une bouchée harmonieuse. Si harmonieuse, parfois, que le goût du poisson en est camouflé dans les makis. Qu’à cela ne tienne, on se rabat sur les gunkans, qui ont le poisson généreux. Et moi, l’estomac heureux.

Et Catherine Gagnon et son équipe de six sushimans, un doigté savoureux et un accueil chaleureux.

Yuzu sushi Limoilou
895, ch. de la Canardière
Québec G1J 2B8
418-780-7230

Un lit moelleux à Limoilou!

Publié le 23 mars 2012 par Charline PoirsonCommentaires (4)

Christine Tassan et les imposteures

Un matin d’hiver, mon radio-réveil me chante ce refrain. J’acquiesce au « lit moelleux à Limoilou »; la musique joyeuse me met de bonne humeur. Fredonnant à mon tour cet air au cours de la journée, j’ai envie d’en savoir plus.

Après quelques recherches, je découvre que la chanson a été écrite par Guylaine Saint-Pierre et mise en musique par Christine Tassan et les imposteurs pour l’album « Pas manouche, c’est louche », sorti en 2009. Je les contacte pour savoir ce qui les a inspirées.

Guylaine Saint-Pierre, passionnée de musique et plus particulièrement de jazz, a été animatrice radio à CKRL pendant 7 ans pour l’émission Jazzville. C’est à cette époque qu’elle s’attache à ce quartier et à son ambiance, qui l’inspirent pour l’écriture :  

Il y a à Limoilou un esprit de quartier unique à Québec. Et le titre m’est venu à une époque où deux de mes amis y vivaient une idylle ».

Guylaine est séduite par l’idée d’un jeune couple dont la relation amoureuse évolue dans les rues du quartier, jusqu’à l’appartement où la magie opère. À cet épisode romantique s’ajoutent des éléments spécifiques du quartier, et voilà, le texte était composé !

Au cours d’une émission, Guylaine reçoit Christine Tassan, musicienne et chanteuse de jazz. Très vite, elles échangent à propos de musique, deviennent amies et collaborent pour la chanson. Christine exprime son enthousiasme pour la composition de Guylaine.

Le titre « Un lit moelleux à Limoilou » contient en soi une belle allitération. Ce jeu de sonorité, que je trouve intéressant, se retrouve tout au long du texte. Et il y a une légèreté dans la chanson qui me plaît beaucoup. » Christine compose alors une musique swing qui se prête bien aux paroles enjouées.

Christine Tassan et les imposteures sortiront un 3e album à l’automne 2012, avec une nouvelle collaboration de Guylaine Saint-Pierre à l’écriture d’un texte. Le groupe a également des projets de spectacle pour cet automne à Québec. À suivre sur www.christinetassanetlesimposteures.com

Bonne écoute!

Coup d’atémi, de la lutte à Limoilou!

Publié le 15 mars 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (3)

Le samedi 3 mars dernier avait lieu un gala de lutte professionnelle de la NSPW au Centre Horizon. Tous les profits ont été versés à la violence et au saut de la troisième corde. À vrai dire, je ne m’attendais pas à un tel calibre. Finalement, je me suis surpris à crier des insanités aux lutteurs gentils.

228 personnes de tous âges et de tous horizons s’étaient rassemblées pour voir les différents belligérants s’asséner des claques derrière la tête. À mon arrivée, la lutteuse Lufisto gagnait par abandon contre un autre lutteur au nom anglais. Elle a des plus gros avant-bras que moi et elle est l’une des préférées de l’assistance.

« Je comprends les femmes »

Je prends pour les méchants, ce qui me vaut le regard désapprobateur des enfants assis près de moi; ils portent des ceintures jouets à la taille. « T’inquiètes pas, moi aussi quand j’étais petit, je prenais pour les bons. Tu comprendras un jour ». J’aime les méchants parce qu’ils sont sans foi ni loi. Suite à un revirement de situation, parce qu’ils remportent le championnat, ils gagnent le respect de la foule. Finalement, ils découvrent que les gens autour d’eux sont fins, alors ils deviennent gentils. Je ne sais pas si vous me suivez? Rien de mieux qu’un bon coup de chaise sournoisement asséné dans le dos de votre adversaire pendant que l’arbitre délibère avec votre gérant. On s’attache à ce genre d’attitude. Au fond, je comprends les femmes qui aiment les « bums » .

« Saint-Jacques et Dubois »

Saint-Jacques et Dubois ont remporté le combat de championnat en équipe. Pour les besoins de la cause, on les appelle les « Smash Brothers » et ils sont méchants à point. Ils s’en prennent même à la sécurité. C’est contre l’équipe T.D.T qu’ils allaient en découdre dans un match assez scientifique pour me convaincre qu’en effet, j’assistais à de la lutte professionnelle.

Nous avons une belle tradition de combat par équipes au Québec. On n’a qu’à penser aux Frères Rougeaux qui ont fait l’âge d’or de la lutte au forum. Eh bien, il y a de la relève!  Une avalanche de coup, de pirouettes, de sauts de la troisième, des acrobaties qui doivent franchement faire mal même si le tapis est un peu mou.

« Après vous Monsieur Dubois, merci Monsieur Saint-Jacques ».

lutte professionnelle LimoilouSaint-Jacques tape dans la main de son partenaire, M.Dubois assène un solide coup de pied au visage du lutteur masqué et monte sur la troisième corde pour en finir. Puis sortent du vestiaire des intrus armés d’une chaise. Ils donnent une sévère correction au « Smash Brother », trop épuisés pour se défendre convenablement. Dubois et Saint-Jacques remportent finalement le championnat par disqualification. Gageons qu’il y aura une joute revanche.

Le prochain gala sera présenté le 7 avril à 20 h au Centre Horizon. Amenez vos enfants ou votre grand-mère! J’y serai fort probablement avec mon neveu (10 $ en prévente et 12 $ à la porte) . À noter aussi que le 26 mai prochain, la NSPW reçoit de la grande visite! Lance Storm, un ancien champion de la WCW et de la W1 sera à Limoilou, pour le grand plaisir de la foule.

Veuillez agréer mes coups d’atémis les plus constants.

La NSPW au Centre Horizon
801, 4e rue
418 522-1281

« Je suis fier de ce que nous avons accompli » – Érick Rivard

Publié le 13 mars 2012 par Jean CazesCommentaires (0)
Montage photo : Jean Cazes, 6 juin 2009.

Le Grand bazar des ruelles. Montage photo : Jean Cazes, 6 juin 2009.

Source : Ville de Québec (Communiqué), mars 2012.

Erick RivardEngagé dans le conseil de quartier du Vieux-Limoilou depuis quatre ans, Érick Rivard [chroniqueur à Monlimoilou] témoigne avec enthousiasme d’une collaboration qui a fait la différence dans la vie quotidienne de son voisinage. « C’était pour moi une question très importante. En tant que résidant, je voulais participer au développement du quartier où je réside et contribuer à influencer le cours des choses. »

C’est la qualité de vie du quartier Limoilou qui a motivé le choix de cet architecte et designer urbain à s’y installer avec sa famille. « Nous avons trouvé une résidence pour notre famille, mais nous avons aussi acheté un quartier que nous aimons et dans lequel nous voulons voir grandir nos enfants ». (…)

Que ce soit en matière de sécurité urbaine, d’aménagement des ruelles ou de soutien au développement de la vie communautaire, le conseil de quartier est au cœur de l’action. Érick Rivard est particulièrement fier des actions réalisées par le conseil de quartier du Vieux-Limoilou au cours de quatre dernières années, particulièrement du Grand bazar des ruelles [photo]. (…)

[ La suite. À consulter aussi : « Un écoquartier à terminer » : Érick Rivard à Radio-Canada. ]

Bernard Brault, photographe

Publié le 11 mars 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

La scène, l’observation, bien avant la « grosse » technologie?

Puisque la photo occupe une place importante dans Monlimoilou, je tenais à vous faire partager la passion, les anecdotes d’un réputé photographe de La Presse. Diffusé pendant que je bloguais, justement, vendredi dernier.

Rencontre avec un personnage des plus sympathiques, et inspirant!

* * *

Source : L’après-midi porte conseil (Radio-Canada), 9 mars 2012.

(…) Bernard Brault est photographe professionnel, il a gagné des centaines de prix, dont deux fois celui du photographe canadien de l’année. Il est l’auteur, avec Stéphane Champagne, du livre Je réussis mes photos publié aux Éditions La Presse.

[ L'entrevue radio (15:13). À lire aussi : Visages du quartier (1) : Renaud Philippe et la passion du photojournalisme. ]

Materia prima : jouer avec les matériaux

Publié le 9 mars 2012 par Charline PoirsonCommentaires (0)
Prima Matéria

Marc-Étienne Boivin et Geneviève Bélanger de Materia Prima

C’est dans leur atelier du 14, Rue Soumande, que Geneviève Bélanger et Marc-Étienne Boivin, de Materia Prima, exercent leurs talents créatifs en ébénisterie. Geneviève a fondé l’entreprise en 2007 et Marc-Étienne l’a rejoint il y a un peu plus d’un an.

Les deux artistes, qui créent principalement à partir du bois, du métal et de la fourrure, échangent, testent et mettent en application leur concepts et idées les plus folles!

On est comme des enfants qui jouent avec de la pâte à modeler » lance Marc-Étienne.

Coupe fromageOn trouve dans l’atelier des objets décalés et ludiques : une planche à découper qui nous enseigne quelle partie du cochon on va manger, un coupe-fromage en forme de piège à souris, des meubles surprenants à fonctions multiples, comme une table de salon convertible qui devient un fauteuil de fourrure. Le projet à venir : une boîte à sardine de rangement géante avec des sérigraphies de truites à l’intérieur!

On essaie de rendre la limite entre ébénisterie et arts visuels si fine qu’elle tend à disparaître. Mais on ne va pas sacrifier le côté fonctionnel de l’objet pour autant. Il faut qu’il soit beau et qu’on ait envie de l’utiliser », m’explique Geneviève.

Table de salonGeneviève et Marc-Étienne proposent également de la création de meubles sur mesure. La visite à domicile est alors importante pour s’inspirer de l’environnement et des choix décoratifs du client, de même que pour prendre les mesures nécessaires. Ensuite, un travail de collaboration s’établit entre les deux ébénistes et la personne en voie d’adopter son meuble personnalisé.

La vente directe au particulier permet de proposer des prix équivalents à ceux qu’on retrouve dans la plupart des grands magasins de meubles. Avec ceci de différent que Materia Prima confectionne des pièces exclusives.

Materia Prima a gagné un prix lors du Salon International du Design de Montréal 2011. Les créateurs retournent exposer dans la tribune des designers en mai 2012. On leur souhaite beaucoup de succès !

Table de salon convertible Matéria Prima

Table de salon convertible

[ En savoir plus : www.materiaprima.ca ]

Je reviendrai au Mai Lan

Publié le 6 mars 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Restaurant Mai Lan

Il fallait que je me trouve un autre restaurant vietnamien, c’est trop bon le Vietnam! Je compte bien y aller un jour, juste pour manger : au « iâbe » la baie de Ha Long! En attendant, je me suis rendu chez Mai Lan, un petit restaurant en face du Centre Mgr Marcoux, un peu à l’écart du chemin de la Canardière.

Mai Lan attirait mon attention quand je passais dans le coin parce qu’il n’y a pas tellement d’autres restaurants vietnamiens dans le quartier Maizerets. Ce qui est résolument frappant, c’est son enseigne que je voyais pour la première fois dans le noir : «Old school » avec des néons mauves dans les fenêtres; kitch et jolie.

“De curieux mobiles”

Un décor assez spectaculaire m’attend à l’intérieur, de curieux mobiles meublent le plafond. Un homme tout à fait attentionné me demande si je suis seul et me laisse choisir une table. Je pose ma bouteille sur la 3. J’aurais aimé avoir un seau à glace d’emblée pour mon vin blanc, je me rends compte que ce réflexe n’est pas toujours instauré dans certains restaurants asiatiques, ça viendra un jour, je suppose… Lumière tamisée et musique asiatique digne d’un karaoké du centre-ville de Tokyo, je cherche un écran qui me montrerait des canards et autres poissons clowns.

“Hanoï! Hanoï!”

Restaurant Mai LanIl y a un bon choix de sizzling au menu, mais je n’ai pas le goût. J’ai tellement faim, je commande deux tables d’hôte. Mes deux soupes arrivent presque immédiatement. Le bouillon est excellent, il y a juste un petit problème avec les nouilles : elles sont un peu fripées. C’est avec quelques pâteuses entre les dents que je complimente mon serveur : « Très bon bouillon!». Mes six rouleaux impériaux arrivent. Ils sont vantés, les rouleaux du Mai Lan sur internet, (bref c’est son avis et il le partage!) et avec raison. Croustillants! Généreux! Les yeux fermés, je me lèche les doigts sensuellement. La musique envahit mon corps qui s’agite tel un serpent à sonnette et je crie : “Hanoï! Hanoï!” Les nombreux regards posés sur moi me ramènent à la surface. Les convives reprennent leurs repas, médusés.

“Des baguettes s’il vous plaît!”

Restaurant vietnamien Mai LanArrive le porc au saté dans une assiette décorée d’une rondelle de riz bien collant et d’autres légumes du moment. Le porc ne pique pas immédiatement. En mangeant, le feu s’installe au fond de la gorge à retardement. Très bon effet! C’est quoi cette épice? Avec mes baguettes, j’agrippe un morceau de porc, j’ajoute un peu de riz puis trempe le tout dans cette sauce orangée et piquante, heureux mélange d’arachides et de poisson. Cette sauce, qui se retrouve dans mes deux assiettes, est le compagnon idéal des légumes : chou-fleur, un peu d’oignon, du brocoli et des carottes.

Le poulet au gingembre est très goûteux. Au Mai Lan, ce n’est pas de l’onguent. Le résultat est appréciable, j’adore avoir du gingembre plein la bouche. Cette musique, ce vin blanc, ce poulet, ce porc, je suis bourré. Ne manquait que le dessert.

Restaurant Maizerets Mai LanUne moitié de biscuit Oréo à la crème glacée : inusité et rafraîchissant. Enfin du chocolat dans un resto vietnamien. Puis le fameux thé vert vient caler ce bon repas pour pas cher : seulement 37 $ avec pourboire. Je crois que je ne cuisinerai plus jamais de Wok maison. Je reviendrai au Mai Lan.

Restaurant Mai Lan
1790 Avenue Champfleury
418 660-5331

[ À lire aussi : La Merveille du Vietnam ]

Ouverture des Ateliers du Trois Cinquième

Publié le 17 février 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (3)

Les ateliers du Trois Cinquième

Amélie Proulx et Véronique Martel, co-fondatrices des Ateliers du Trois Cinquième


Hier soir avait lieu l’inauguration d’un nouvel atelier-boutique au 320, 5e Rue à Limoilou. Projet unique dans la région, Les Ateliers du Trois Cinquième offrent aux céramistes de la relève un espace collectif de travail et de diffusion spécialisé de
1 500 pi2 ainsi que tous les équipements nécessaires à une pratique professionnelle de la céramique d’art.

Fondés par deux céramistes de Limoilou, Amélie Proulx et Véronique Martel, Les Ateliers du Trois Cinquième proposent aussi un lieu de formation et d’échange sur le travail de l’argile où les apprentis et les professionnels seront invités à venir partager leur passion commune.

Également sous le même toit, la Galerie-Boutique du Trois Cinquième offre une opportunité à cette relève ainsi qu’à des artistes invités de présenter leurs créations originales.

Nous souhaitons offrir un lieu de pratique professionnel qui assurera le dynamisme, le rayonnement et la pérennité de la céramique d’art dans la région de Québec » explique Véronique Martel, co-fondatrice.

Les ateliers accueillent actuellement huit céramistes en début de carrière : Stéphanie Blanchet, Hélène Chouinard, Danielle Fortin, Marie-Pier Laverdière, Nancy Lavigueur, Viviane Leblanc-Brassard, Véronique Martel et Amélie Proulx.

La boutique sera ouverte aujourd’hui et une partie de la fin de semaine pour les curieux. Il est préférable d’appeler un de ces numéros avant de vous rendre sur place : 581 307-5598 ou 581 307-4063.

[ En complément : Un tremplin pour les céramistes de la relève (Le Soleil). ]