




C’est dans son village d’enfance que Lili Michaud cultive d’abord la passion du jardinage, raconte-t-elle en introduction de son dernier ouvrage Mon potager santé. Infirmière, elle décide un jour de retourner aux études, devient agronome spécialisée en agriculture biologique, puis exauce un souhait longtemps mûri : œuvrer toujours dans le domaine de la santé, tout en contribuant à ce que la population ait accès à une alimentation saine.
Lili habite Limoilou depuis 1999. Elle amorce l’aménagement de son jardin potager en 2001. Aujourd’hui, il occupe les trois quarts de la cour arrière de sa propriété, et envahit même le pourtour de la maison (photos 4 et 5, dans l’ordre)! Ce joli potager modèle expose de manière convaincante le bien-fondé du jardinage biologique. Ce qui le distingue des autres potagers? En particulier, son aménagement dit en planches de culture (traditionnellement, un rang, une allée), la plupart recouvertes de paille.
« Les avantages de la culture en planches, résume la consultante en horticulture écologique, résident entre autres dans la lutte contre les adventices, la conservation de l’eau, le maintien d’un sol en santé, l’utilisation maximale de l’espace avec un minimum d’engrais. On y alterne les plantes légumineuses, les fruits et les fleurs qui attirent les insectes pollinisateurs. » Comme elle le décrit en détail dans cette récente entrevue à la radio, son potager expose diverses cultures regroupées en fonction des mêmes exigences. Des exemples? Radis, poivrons, une dizaine de cultivars de tomates, « gros zucchinis déjà récoltés en juin cette année», légumes de la famille du chou en alternance avec des laitues, petits fruits tels prunes, fraises des bois et cassis… sans oublier ses boîtes de fines herbes en bois! Sur un côté de la maison, deux barils de récupération d’eau de pluie et sept composteurs (photo ci-contre) attirent le regard. « Ils sont indispensables au jardinage écologique, et les plants de tomates fournissent beaucoup de matière végétale. Je redonne ainsi à mon sol! »
Le potager santé de Lili est certes bien garni. Pourtant, il n’exigerait pas plus de deux heures d’entretien par semaine, en été. « Je planifie le jardin en janvier, je dessine les planches de culture, je prépare ensuite les semis à la mi-mars. Mi-avril marque l’étape de la couche froide. Après, conclut-elle, c’est la pause du paillis… et j’attends la récolte! »
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À suivre : l’aménagement paysager de Marco Castro.
[ Billet précédent sur ce thème : Trésors d’arrière-cours (1) : Le p’tit jardin botanique d’Yvan Dubé. ]