
26 août au matin, sur la 8e Avenue, entre la 17e Rue et la 18e Rue. Photo : Daniel B. Guillot.
Comme cela s’est passé à la fin de juillet, un événement tout à fait singulier considérant l’absence de vents forts dans les heures qui ont précédé.
Merci à Daniel B. Guillot pour sa collaboration.
[ À voir aussi, du même photographe : Scène urbaine : kiosque de limonade. Aussi : Souvenir météo : un orage destructeur, il y a deux ans…. ]

Rivière Saint-Charles et Vieux-Limoilou. Panorama O-N. Montage photo : Jean Cazes. 4 août 2010, 18h58.

Scène immortalisée à partir de la marina de la rivière Saint-Charles, comme lors de
cet autre ciel préorageux. Ci-contre, un extrait de
mon montage vidéo.
Les pluies diluviennes et les forts orages ont causé quelques dégâts en ville.
[ À consulter aussi : Limoilou au fil des saisons (51) : parc Cartier-Brébeuf. ]
Je lis sur ma terrasse après dîner, puis arrive une brève vibration. Quatre ou 5 secondes tout au plus. Impression « classique » d’un gros camion qui passe tout près. Je pense aussi à un tremblement de terre, mais pas au point d’aller vérifier sur le coup comme j’en ai l’habitude dans des sites spécialisés, tel Séismes Canada…
Confirmation tantôt en allumant la radio (détails ici). Mon cinquième séisme (et le plus petit), de 4,1 à l’échelle de Richter, centré à 45 km au SE de Québec!
[ À consulter aussi : Séisme de 1988 : reportages d’époque au Téléjournal et Le séisme de 1925. ]
Hier dans l’actualité, on faisait grand état de la chaleur accablante au Québec, incluant la capitale.
Partout à Québec? Il fallait venir dans Limoilou pour respirer! À preuve, le maximum n’a été que de 23C à la station météo de Beauport, très représentative du quartier, soit 9C de moins qu’à l’aéroport de Québec (statistiques comparatives)!
Remercions ici la brise de mer qui a généré brouillards matinaux et températures relativement fraîches le long des rives du fleuve et de l’estuaire du Saint-Laurent en remontant vers l’est.
Aujourd’hui, c’est le retour de la « fournaise ». Mais doit-on vraiment s’en plaindre?
[ À lire notamment, La météo à Limoilou au fil des saisons, au quotidien et à l’heure (2 de 2). ]
J’ose dire : l’un des « événements de ma vie » de Québécois, incluant la fameuse Tempête du siècle et le Sommet des Amériques!
Me semble que le tremblement de terre de 1988, qui a solidement ébranlé Limoilou [photo ci-contre], a eu lieu hier… Peut-être est-ce en raison de mon intérêt très particulier envers ce type de phénomène qu’a ravivé le récent séisme dans l’Outaouais!
Au hasard de mes recherches sur le Web, j’ai découvert ces reportages affichés récemment dans YouTube (ici, partie 2)…
À suivre dans les prochaines semaines, le dernier billet portant sur le premier sujet de notre chroniqueur Réjean Lemoine, et de nouvelles photos historiques provenant de la volumineuse collection de Jocelyn Paquet.
[ À consulter aussi : Le séisme de 1925 et Le tremblement de terre du 25 novembre 1988. ]

Parc Cartier-Brébeuf. Photo : monsieur Savoie, 30 mai 2010, vers 18h00.
Immortalisée hier au
parc Cartier-Brébeuf, cette image illustre l’atmosphère surréaliste pesant sur la ville en après-midi et en début de soirée. « J’étais debout dans la
rue Cadillac, précise
monsieur Savoie. Je pense bien que le plus inquiétant, c’était d’avoir… l’impression d’être tout près de l’incendie à cause de l’odeur âcre. (…) »
Pourtant, à quelques km plus à l’est, un ciel limpide a régné toute la journée! La « découpure » du panache de fumée engendré par les feux de forêt de la Mauricie était très nette du côté de Saint-Vallier de Bellechasse [ci-contre], comme l’a fort bien saisie Bernard Bastien (cette page du forum de Météo Alerte).
Cet événement a fait l’objet de plusieurs vidéos très impressionnants, dont cet « accéléré » des images qu’a capturées l’une des caméras Web de l’Observatoire de la Capitale. Étant à l’extérieur l’essentiel de cet étrange dimanche, j’ai tout de même pu filmer à temps, du côté de Lévis, le moment où toute fumée quittait Québec, chassée par le vent du nord.
[ À consulter aussi : Limoilou au fil des saisons (46) : printemps 2010 à Maizerets (2). ]
Source : Véronique Demers, Québec Hebdo, 3 mai 2010.
La vingtaine de citoyens de Limoilou évacués suite à des travaux de réhabilitation de conduites d’égout devraient être en mesure de regagner leur domicile dès ce soir, selon Jacques Perron, porte-parole de la Ville de Québec.
Le quadrilatère touché est délimité par la 18e Rue, la rue Maufils, de la Ronde et la rue de Fondville. Malgré toutes les précautions prises, il arrive que des citoyens soient incommodés par les odeurs de résine de verre introduite dans les conduites d’égout en désuétude, visant à prolonger leur durée de vie de 50 à 75 ans. (…)
[ La suite. Aussi, cet autre article : Un quadrilatère évacué dans Limoilou. ]

5 avril 1975. Après la tempête, 3e Avenue O, sous le viaduc de La Capitale. Photographe : Lefaivre et Desroches. © Les Archives du Photographe, collection Jocelyn Paquet.
Beaucoup ont soupiré lors de la
dernière bordée, mais les Limoulois ont la « couenne dure », et ils en ont vu d’autres pour cette période de l’année!
Comme par hasard, j’avais déjà monté ce dossier concernant cette fameuse tempête des 3 et 4 avril 1975, à coup sûr parmi les dix plus violentes à avoir affecté Québec ces 50 dernières années, palmarès dominé par la Tempête du siècle du 4 mars 1971…
[ Billet précédent sur les années 1970. Aussi, Les Archives du Photographe. ]


En complément, la carte de droite est tirée de ce rapport de Ressources naturelles Canada. Reposant sur l’argile, Limoilou fut particulièrement ébranlé, le soir du 28 février 1925!
Rappel historique : les spécialistes s’entendent pour dire que le tremblement de terre de 1663, témoignages à l’appui, fut le plus important séisme à frapper le Québec depuis sa colonisation.
Source : L’Action catholique, 5 mars 1925, p.1 et 9.
La secousse sismique violente s’est fait sentir samedi soir, vers 9 heures et 20 minutes. – Paniques dans plusieurs édifices publics. – Des femmes et des jeunes filles perdent connaissance. – Dégâts assez considérables en certains endroits. $2000 dollars de dommages à la gare du Palais – Plusieurs autres édifices subissent des dommages. – La secousse aurait originée dans la région du Saguenay. – Elle a duré de 25 secondes à 4 minutes, suivant les localités.
À l’hôpital St-Michel-Archange, la secousse (…) dura quatre minutes. Elle causa des dégâts assez considérables dans certaines parties de la bâtisse. Dans les salles des malades, une partie du crépi du plafond tomba (…)
À l’hôpital Saint-François-d’Assise, des petits dégâts ont aussi été constatés. (…)
À certaines places, beaucoup d’objets furent renversés. Ce fut surtout dans les quartiers du bas de la ville (…)
[ À consulter aussi : Dommages du séisme de Charlevoix-Kamouraska en 1925 et Le tremblement de terre du 25 novembre 1988. ]