Découverte de Limoilou Commerces, restaurants, artisans, artistes, services, associations... de Limoilou de A à Z Commerces et organismes de Limoilou sur une carte Actualité du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizeret à Québec en version blogue

L’abondance de Tunis

Publié le 18 mai 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Restaurant Port de la goulette

Un homme enjoué (les joues roses) finit son repas pendant qu’attablé, j’attends mes trois compagnons à Tunis :

- Vous êtes déjà venu ici vous?
- Je suis venu ici une fois, ça fait longtemps.
- Eille c’est bon rare icitte, êtes-vous déjà venu un midi?
- Non jamais.

(Conversation agrémentée de musique arabe et d’une danseuse de baladi)

- Viens pas ici un midi, après tu seras pu capable de travailler ahahah, r’garde ça! »

L’homme me montre avec des étoiles dans les yeux le restant du jarret d’agneau de son couscous royal. « C’est ce que je vais prendre », me dis-je. Passer  à côté de la royauté dans un menu, c’est passer à côté du resto.

Mes trois compagnons retardataires s’installent promptement, la faim au ventre.  Un cuisinier, un caméraman et une ex-chroniqueuse sportive de volleyball féminin aux Jeux olympiques de Séoul.  Nous repassons  un menu simple mais très varié, et je commande une bouteille de vin blanc à 26 $.

Vous prenez les amis?

Qui commandera le lapin? Nous abdiquons, c’est André qui essaiera; probablement la meilleure décision de sa journée. Je demeure loyal tandis que Robert commande l’assiette Gyros.  Je dois mentionner le pain que la charmante propriétaire vient déposer sur la table. Une boule chaude croustillante qui fond dans la bouche, pas grand-chose à voir avec l’habituel pain baguette. Ils le font sur place, ça va de soi.

Port de la Goulette à LimoilouÉtant  le seul à commander une table d’hôte, je reçois une curiosité comme entrée. La ojja Merguez sent bon les épices méditerranéennes. Robert, convivial, découvre rapidement l’œuf au fond et perce le jaune qui se répand dans le rouge brûlant d’une sauce tomatée et autres élucubrations maghrébines. Je dois souligner que les merguez étaient un peu sèches. Reste que c’est bon et servi dans un bol absolument magnifique.

Restaurant Port de la GouletteMon couscous royal arrive. J’ai le goût de prendre ce gros jarret d’agneau comme Obélix et me l’engouffrer en le faisant tourner dans ma bouche jusqu’à ce qu’il n’y reste plus rien! Au fond, un couscous aux tomates rouges, tout à fait chaud et délicieux. En dessous des zucchinis, des merguez, du poulet puis d’autres piments et des échalotes. Un mot que l’on emploie rarement  à notre époque  est revenu hanter nos conversations pendant le repas : abondance. J’étais enfin de retour chez moi.

Pourquoi je n’ai pas pris le lapin? Pourquoi je n’ai pas pris le lapin…?

Port de la goulette LimoilouLes morceaux de viandes passent d’une assiette à l’autre. Robert s’exclame : « Ce lapin goûte! ».  Ils l’ont probablement laissé mariner toute une journée. Meilleur que du poulet, ce lapin est tout simplement délectable et il n’est pas sec! Servi avec pois chiches sur lit de couscous,  haricots verts, brocolis et pour finir, une salade bien rafraîchissante.

Question pour un super champion

Un plat grec composé de viande (souvent de porc mais aussi de poulet, de veau, de bœuf ou d’agneau), de tomate, d’oignon et de sauce Tzatzíki, le tout servi avec du pain pita*?? Qui suis-je?

Le Gyros, bonne réponse!  Un Gyros servi avec de la sauce à l’ail, des haricots et des patates dans la plus pure tradition.

- Comment c’était Robert?
- C’était bon!
- Venant d’un cuisinier, ça veut dire très bien. »

*Wikipedia

Le dessert

Port de la goulette à LimoilouPetit sorbet  aux arômes citronnés et parfumé de cacao, servi avec un biscuit cylindrique sur une assiette agrémentée de sauce aux cerises et chocolat. Pour la présentation c’est réussi, et pour le goût aussi.

Je n’ai pas déjeuné le lendemain.  Une bouteille de vin, une pinte de Boréale et un incroyable couscous royal pour  63,82 $. Qui peut en faire autant? Qui? Limoilou, vous habitez à côté du Maroc et de la Tunisie, allez-y!

Le Port de la Goulette
1201, 3e Avenue

418 524-7070

Le Croc mignon : Les plaisirs de la chair

Publié le 6 mai 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Sophie Marcotte, Voir, 3 mai 2012.

Le Limoilou gourmand continue de grandir avec la récente naissance de la boucherie Le Croc mignon. Un heureux événement qui coïncide parfaitement avec l’arrivée de cette saison viandeuse qu’est l’été. (…)

[ La suite. À consulter aussi, les reportages de Code culture et de Viviane Asselin. ]

La Conserverie du Quartier : le succès d’une entreprise familiale (1 de 2)

Publié le 4 mai 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Boutique de la Conserverie du Quartier. Montage photo : Jean Cazes, 14 février 2012.

On fait des confitures à la façon de nos grands-mères, explique Yoland Bouchard. Par petites portions sans trop chauffer pour éviter l’arrière-goût caramélisé de la production industrielle. En 2011, on a produit à la main 650 000 pots, et pas juste des confitures! »

Fruit d’une passion… et d’une « restructuration »

Natif de la paroisse Saint-Pie-X, le copropriétaire de la Conserverie du quartier en a long à raconter sur son sympathique commerce du Vieux-Limoilou. Une histoire qui remonte au milieu des années 1990, en Estrie…

Nous avions un jardin, et tout ce que l’on produisait, on le mettait en pot. C’était notre hobby. J’occupais alors le poste de directeur des ventes d’une boulangerie à Acton Vale. La compagnie a vendu à une autre boulangerie et à 45 ans, j’ai appris une nouvelle expression : licenciement économique… »

S’inspirant d’une tradition européenne, Yoland et sa conjointe, Frédérique Guilbault, décident sans plus tarder de transformer leur passe-temps en gagne-pain. Pour se rapprocher de la parenté à Québec dans un milieu propice au développement d’un tel projet, la famille déménage sur la 13e Rue. Le couple se perfectionne dans l’art de la confiture et de la conserve, suit des cours de démarrage d’entreprise et obtient entre autres prêts de démarrage celui offert par le Fonds d’emprunt (à l’époque, le FEÉCQ) en 1996.

Nous recherchions un petit local sur la 3e Avenue. Finalement, on en a trouvé un, notre premier, au 315, chemin de la Canardière. La veille, on préparait les fruits et légumes. Le lendemain, on cuisait et on fabriquait les étiquettes, puis on recommençait. Nous étions près de commerces fréquentés, on avait donc de la visibilité, et tout s’est enchaîné… »

Outre le bouche à oreille, le confiturier artisan avance une hypothèse expliquant la croissance rapide de la Conserverie du quartier : la crise du 11 septembre 2001 et le sentiment d’insécurité qu’elle a engendré.

Le cocooning était à la mode. Les gens avaient le goût de recevoir à la maison, et nous, on offrait de quoi accompagner les repas. C’est comme ça qu’on en est venus à proposer plus de 300 recettes : confitures, marmelades, gelées, marinades et autres produits sans colorants ou agents de conservation. »

Depuis 2006, la Conserverie du quartier occupe un nouveau local non loin de sa première adresse agrémenté d’une belle vitrine qui invite à découvrir la vaste salle de montre de la boutique. Choix « obligé » à l’époque, un mal pour un bien…

On était obligés d’agrandir, et durant les travaux, la bâtisse s’est affaissée. Il a fallu s’entendre avec le MAPAQ pour se dépanner chez nous et dans d’autres cuisines. Il y avait aussi des frais d’avocats… C’était une expérience à vivre! »

À suivre le 11 mai

Les Hommes de Croc-Mignon

Publié le 28 avril 2012 par CodeCultureCommentaires (0)

CodeCulture nous propose de rencontrer l’équipe de la toute nouvelle boucherie de Limoilou, Le Croc Mignon. Bon visionnement!

[ À lire aussi : Une boucherie made in Limoilou ]

Une boucherie made in Limoilou

Publié le 27 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (16)

Avant l'ouverture (26 mars 2012)

Nous l’annoncions en décembre, alors que le premier coup de marteau était donné; c’est maintenant une question d’heures avant que vous ne puissiez rendre visite au boucher du coin! Et le propriétaire, Sothea Deng, insiste d’emblée sur cette notion de visite :

Je ne veux pas que ce soit juste une simple boucherie où on achète de la viande, je veux que les gens parlent avec le boucher, que celui-ci prenne le temps de leur donner des conseils, des informations sur nos produits… »

Une boucherie à l’image du quartier, quoi, toute en convivialité, où les résidants et les commerçants tissent des liens de proximité.

Non seulement trouverez-vous donc un ami en votre nouveau boucher, mais également des produits de qualité, et du Québec en majorité : de l’agneau, du porc, du canard et, difficile à trouver, du bœuf québécois. À cette offre s’ajoutent également des plats préparés par un cuisinier-traiteur, à emporter ou à consommer sur place le midi, un petit espace étant réservé à cette fin. D’ailleurs, tout un travail de rénovation du local de l’ancien Urgent Comptant (coin 3e Avenue – Canardière) a été abattu ces derniers mois, notamment pour y aménager une chambre froide où les morceaux de viande prennent l’air. Le résultat est contemporain, d’un chic simple et accueillant.

La petite histoire, ou Le malheur de l’un fait le bonheur du même!

L’été dernier, alors qu’il est dans le bois pour remplir un mandat de chef sur une pourvoirie, Sothea Deng avise ses clients qu’il est forcé de modifier le menu prévu, son boucher n’ayant pas les pièces de viande qu’il lui a pourtant commandées. « Si seulement j’avais ma boucherie… » Au terme de son contrat, à l’automne, il rentre chez lui à Limoilou. Peu de temps après, il a vent que l’Urgent Comptant est à vendre. Il saute sur l’occasion.

L’histoire est simple, presque trop facile, mais celui qui est chef à domicile depuis deux ans tient à souligner qu’il a travaillé fort, fignolant le plan d’affaire et finançant le projet en partie de ses poches : « Disons qu’on n’a pas attendu après la banque pour faire avancer le projet. » Puis, souhaitant continuer de travailler à son compte comme chef à domicile (Cook’ning), il engage un boucher et un cuisinier… résidants de Limoilou!

Montrant un réel attachement à son quartier, le jeune entrepreneur de 28 ans entend assister à la prochaine réunion du regroupement des gens d’affaires de la 3e Avenue. Après tout, il a lui-même développé une complicité avec les commerçants du quartier.

Dans cet esprit, il convie d’ailleurs les résidants à un BBQ, dimanche, le 1er avril prochain.

Des bouchées seront servies, et les gens pourront venir nous voir, faire notre connaissance, découvrir nos installations… Ça va nous faire plaisir! »

Quand je vous disais que, à la boucherie Le Croc Mignon, on avait le sens de la visite…

Boucherie Le Croc Mignon
594, 3e Avenue
Québec G1L 2W8
581-741-7050

Incendie mineur chez Soupe & Cie

Publié le 7 mars 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Restaurant Soupe & CompagnieUn incendie mineur est survenu dans la nuit de dimanche à lundi au restaurant Soupe & Cie sur la 3e Avenue.  On nous relate « peu de dégâts mais beaucoup de fumée », suffisamment pour forcer une fermeture temporaire jusqu’au 20 mars.

L’équipe sera heureuse de vous retrouver pour vous présenter son nouveau menu dans deux semaines.

Je reviendrai au Mai Lan

Publié le 6 mars 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Restaurant Mai Lan

Il fallait que je me trouve un autre restaurant vietnamien, c’est trop bon le Vietnam! Je compte bien y aller un jour, juste pour manger : au « iâbe » la baie de Ha Long! En attendant, je me suis rendu chez Mai Lan, un petit restaurant en face du Centre Mgr Marcoux, un peu à l’écart du chemin de la Canardière.

Mai Lan attirait mon attention quand je passais dans le coin parce qu’il n’y a pas tellement d’autres restaurants vietnamiens dans le quartier Maizerets. Ce qui est résolument frappant, c’est son enseigne que je voyais pour la première fois dans le noir : «Old school » avec des néons mauves dans les fenêtres; kitch et jolie.

“De curieux mobiles”

Un décor assez spectaculaire m’attend à l’intérieur, de curieux mobiles meublent le plafond. Un homme tout à fait attentionné me demande si je suis seul et me laisse choisir une table. Je pose ma bouteille sur la 3. J’aurais aimé avoir un seau à glace d’emblée pour mon vin blanc, je me rends compte que ce réflexe n’est pas toujours instauré dans certains restaurants asiatiques, ça viendra un jour, je suppose… Lumière tamisée et musique asiatique digne d’un karaoké du centre-ville de Tokyo, je cherche un écran qui me montrerait des canards et autres poissons clowns.

“Hanoï! Hanoï!”

Restaurant Mai LanIl y a un bon choix de sizzling au menu, mais je n’ai pas le goût. J’ai tellement faim, je commande deux tables d’hôte. Mes deux soupes arrivent presque immédiatement. Le bouillon est excellent, il y a juste un petit problème avec les nouilles : elles sont un peu fripées. C’est avec quelques pâteuses entre les dents que je complimente mon serveur : « Très bon bouillon!». Mes six rouleaux impériaux arrivent. Ils sont vantés, les rouleaux du Mai Lan sur internet, (bref c’est son avis et il le partage!) et avec raison. Croustillants! Généreux! Les yeux fermés, je me lèche les doigts sensuellement. La musique envahit mon corps qui s’agite tel un serpent à sonnette et je crie : “Hanoï! Hanoï!” Les nombreux regards posés sur moi me ramènent à la surface. Les convives reprennent leurs repas, médusés.

“Des baguettes s’il vous plaît!”

Restaurant vietnamien Mai LanArrive le porc au saté dans une assiette décorée d’une rondelle de riz bien collant et d’autres légumes du moment. Le porc ne pique pas immédiatement. En mangeant, le feu s’installe au fond de la gorge à retardement. Très bon effet! C’est quoi cette épice? Avec mes baguettes, j’agrippe un morceau de porc, j’ajoute un peu de riz puis trempe le tout dans cette sauce orangée et piquante, heureux mélange d’arachides et de poisson. Cette sauce, qui se retrouve dans mes deux assiettes, est le compagnon idéal des légumes : chou-fleur, un peu d’oignon, du brocoli et des carottes.

Le poulet au gingembre est très goûteux. Au Mai Lan, ce n’est pas de l’onguent. Le résultat est appréciable, j’adore avoir du gingembre plein la bouche. Cette musique, ce vin blanc, ce poulet, ce porc, je suis bourré. Ne manquait que le dessert.

Restaurant Maizerets Mai LanUne moitié de biscuit Oréo à la crème glacée : inusité et rafraîchissant. Enfin du chocolat dans un resto vietnamien. Puis le fameux thé vert vient caler ce bon repas pour pas cher : seulement 37 $ avec pourboire. Je crois que je ne cuisinerai plus jamais de Wok maison. Je reviendrai au Mai Lan.

Restaurant Mai Lan
1790 Avenue Champfleury
418 660-5331

[ À lire aussi : La Merveille du Vietnam ]

Ouverture de la brasserie artisanale La Souche

Publié le 7 février 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)
Brasserie artisanale La Souche

Antoine Bernatchez et Nicolas Allen Demers, deux des quatre co-propriétaires

La Brasserie artisanale La Souche vient d’ouvrir ses portes au 801, Chemin de la Canardière (voisin du Yuzu Sushi), et prévoit une ouverture officielle le vendredi 17 février prochain avec le groupe de musique celtique Irish Bastards. Les oeuvres de l’artiste Daniel Dalpé sont déjà en exposition sur les murs de la brasserie.

Rappelons le concept : La Souche, dirigée par quatre jeunes associés, propose exclusivement des bières de micro-brasseries québécoises et  prévoit de produire sa propre bière d’ici la fin de l’année à Limoilou.

Nous souhaitons aussi offrir une place importante à la culture et aux arts, que ce soit à travers des spectacles ou des expositions » nous explique Antoine Berntachez, un des co-propriétaires.

Présentement, l’équipe est d’ailleurs à la recherche d’artistes, de groupes musicaux, slamers, conteurs etc… Si vous êtes intéressés, contactez  Julie Bernatchez, responsable des arts et de la culture au 418 928-3164 ou evenements@lasouche.ca.

[ À lire aussi : Une boucherie et une micro-brasserie dans le Vieux-Limoilou ]

La Duchesse de la pizza!

Publié le 7 février 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (3)

Pizzeria Gemini

Sur la 4e Avenue, au coin de la 13e rue, il y eu un local pour les amateurs de jeux de table, une sandwicherie et puis plus rien. Pourtant c’est un très beau coin pour établir un commerce. Je passais régulièrement par là; l’endroit était devenu esseulé, gris, terne, noir, sans pissenlits, sans couleur et sans vie. J’y versais une larme d’ordinaire et parfois deux.  Quelqu’un allait forcément sauter sur l’occasion!?

Un cuisinier professionnel qui avait fait le tour de la France et travaillé dans les restaurants les plus prestigieux de la ville de Québec allait plonger. Olivier Ouellet et son partenaire de l’époque, Tierri Gobeil, avaient travaillé toute une nuit, mélangé les ingrédients, roulé la farine. Puis miracle l’autre côté de l’église Saint-Fidèle, la fameuse pâte à pizza Gémini venait de naître! Pas dans une crèche, et il n’y avait pas de moutons…

Pizzeria GeminiDepuis bientôt 3 ans, Pizzéria  Gémini connaît un bon succès. J’y retourne pour voir l’état des lieux mais aussi pour goûter à « La duchesse », une pizza spécialement concoctée en l’honneur de la Duchesse de Limoilou. Olivier est sorti me rejoindre sur la 13e, l’air amusé.

Qu’est-ce tu fais ?», « Je viens pour Monlimoilou. », « Ah ouin! C’est cool! Justement j’ai 2-3 nouvelles pizzs’ à te faire goûter, viens-t’en » « une photo? ». Clic!

« Toujours aussi convivial »

Pizzeria Gemini LimoilouToujours aussi souriant, il m’accompagne à l’intérieur et me fait remarquer avec fierté son tableau saturé de nouvelles trouvailles. Beaucoup de pizzas s’y sont ajoutées. C’est embêtant, je ne sais pas quoi prendre. Gémini offre un bon choix de bières et parce que la porte du frigidaire donne vers l’espace client, c’est très convivial. En réfléchissant, je me débouche une Boréale (2 pour 7 $). J’aurais pu aussi prendre une Barberie, une Corsaire, une Dieu du Ciel…

T’es capable de manger ça toi, deux pizzas? »

« Évidemment! ». Les pizzas Gémini sont de format individuel, dans une forme rectangulaire arrondie aux coins. On dirait de la pizza sur pain Naan.

« Je voudrais voir la mer »

Oli va me préparer quatre pizzas en deux. « Quoi? »

Choisis quatre pizzas, sauf ta duchesse, pis m’a te préparer ça tu vas voère! ».

La musique « Indie » enveloppe l’endroit d’une bonne humeur contagieuse. Enfin, je suis heureux de ne pas entendre « Je voudrais voir la mer ».

La Pizza DuchesseVoici à quoi nos chefs aux tuques noires ont pensé pour la pizza duchesse : du canard pour la canardière, du brocoli pour les arbres du voisinage, des oranges pour Limoilou Beach et de la coriandre, « Ça c’était son choix à elle! ». Drôle de pizza, un mélange quand même savoureux qui fera gagner des votes au quartier. La pâte est toujours au rendez-vous, chaude et fondante. En attendant mes trois autres moitiés, je remarque une bière de format « téton » dans le frigidaire, une bière haïtienne nommée « Prestige » que j’entame; tout à fait rafraîchissante.

« Mes pupilles se dilatent »

Des trois autres, « La Batouère », imaginée par Marie-Pier, est mon nouveau coup de cœur : « Poulets marinés, fromage de chèvre, bacon, pesto, p’tite shot de miel ». « Oh là là, je viens de pogner quelque chose! » Il y a toujours un moment magique quand je mange là. Un moment où les ingrédients se placent parfaitement dans ma bouche et mes pupilles se dilatent.

Pizza GeminiPar la suite, la bavaroise, un classique avec sa sauce au vin blanc, moutarde de Meaux, choucroute, fromage, saucisses, lardons.  Puis la fameuse Carbonara avec des champignons, du jambon, des lardons, des oignons et du brie .

Un petit verre de Frontera pour accompagner le tout mon Dom? », et nous sommes ailleurs…

Vous n’avez pas goûté encore? Tant mieux, la première fois est toujours la meilleure. C’est comme pour le film Le Parrain. Je vous recommande d’aller faire un tour, mais si vous ne pouvez pas, ce n’est pas grave. Pizzéria  Gémini est le 3e meilleur restaurant de livraison à Québec selon Urbanspoon. N’oubliez pas de demander la surprenante Gémini du jour!

Veuillez agréer mes rapports constants,

Pizzéria Gémini
1300 4e avenue
418 529-3131

La Merveille du Vietnam

Publié le 25 janvier 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (1)

Restaurant Merveille du vietnam Limoilou

Mon ventre gargouille et je me digère de l’intérieur. J’ai une faim de loup et une bonne bouteille de vin blanc dans mon sac. Ça fait longtemps que je veux t’essayer. La Merveille du Vietnam, je vais m’engouffrer chaque centimètre carré de vermicelle de riz qu’il te reste!

Restaurant Merveille du Vietnam à LimoilouD’une intersection très achalandée, je plonge dans l’ambiance tamisée et la musique asiatique d’un restaurant qui calme les nerfs mais pas l’estomac. « Une table, rapidement s’il vous plaît ». Nous longeons un corridor de magnifiques lanternes chinoises, plusieurs clients sont déjà à table. On m’installe au fond, près d’une plantation de bambous. Je prends le menu et sans trop regarder : « Ce sera le menu pour deux ». « Il y a quatre menus pour deux Monsieur. » Zut! « Je prends le quatrième ». « Il y a trois choix de plats dans le quatrième menu monsieur ». « Choisissez! ».

Restaurant Merveille du Vietnam à LimoilouAprès tout, ou bien on essaie un resto ou bien on n’essaie pas. Deux soupes arrivent sur ma table. Celle au crabe et asperges est surprenante. Malgré la texture douteuse, un très bon mélange. J’engouffre l’autre soupe au poulet d’un trait, je suis soulagé. Mes sens reprennent le dessus à temps pour remarquer une demande de fiançailles. L’homme a une coupe « Vanier », il indique à la propriétaire d’interrompre la musique asiatique pour la remplacer un instant par « Here I am », de Scorpions. La demande est un succès, l’homme et la femme s’embrassent fermement dans la Merveille, ne manque que la boule disco.

Restaurant Merveille du VietnamMes yeux « délouchent », mes deux entrées arrivent! Les quatre rouleaux impériaux se classent facilement dans mon « top 3 ». Croustillants et bien feuilletés, accompagnés d’une sauce hoisin et d’une autre au poisson, quel délice! Les deux rouleaux de printemps son moelleux, tendres et surtout bien frais. Ils s’étirent lorsque nos dents déchirent délicatement la pâte, puis la fraîcheur prend toute la place. « Madame, qu’est-ce que c’est? », « Du bœuf monsieur ». Du bœuf dans un rouleau de printemps? Bonne idée.

Merveille du Vietnam LimoilouC’est fort joli et apaisant cet endroit. Burrp, pardon. Les lanternes rouges habillent la merveille d’une douce lueur poétique. La musique vietnamienne s’occupe du reste. J’ai encore de la place, je n’ai pas fini avec toi. Justement, trois assiettes arrivent. Alors, qu’avons-nous? Un bœuf à l’orange assez épicé, du poulet au gingembre bien relevé et un sauté de crevettes. Ce qui impressionne le plus, c’est le poulet; les saveurs se marient particulièrement bien. Si seulement j’avais la recette… Les crevettes, d’une grosseur moyenne, sont savoureuses et bien épicées. Le bœuf est piquant, tendre et juteux. C’est bon de manger épicé, surtout quand c’est bien dosé. Ici, ce n’est pas trop fort, juste correct. Le mieux, c’est encore de mélanger tout ça. Rien de meilleur qu’une bonne bouffe vietnamienne ornée de légumes et arrosée d’un bon vin. Les mets sont chauds, servis avec un riz bien collant qui agglutine les différents délices de nos baguettes jusqu’en bouche. Enfin, des baguettes en plastique!

Vous pouvez y commander de la soupe tonkinoise avant midi pour seulement 6.95$. Voilà un restaurant délicieux, sans prétention, où vous pourrez vous régaler pour pas cher. Le service est impeccable et le climat chaleureux. Un repas pour deux m’a coûté 44 piastres. Du plaisir dans la bouche, du plaisir…

Veuillez agréer mes rapports constants,

La Merveille du Vietnam
1800 1re Avenue, Québec
418 522-1334

[ À lire aussi : L’intuition gourmande de Limoilou et Le Pierrot, institution citadine ]

L’intuition gourmande de Limoilou

Publié le 6 janvier 2012 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Resto L'Intuition Limoilou

« Bonjour, vous êtes seul? » D’un certain âge, la serveuse m’accueille avec cette drôle de question. « Absolument! » « Alors choisissez une table à deux, à droite ou au fond là-bas. » « Je peux pas avoir une banquette à la place? » Elle reste de marbre, complètement stoïque. J’attends une réaction de sa part… puis me résigne et m’installe au fond. Je ne peux monopoliser une place pour quatre après tout!

En passant, je vois des clients qui dévorent une pizza avec passion. Bien joufflue, elle s’étire délicieusement et m’intimide un peu; à vrai dire, elle me creuse l’appétit. De drôles d’écriteaux suspendus aux murs de l’Intuition m’invitent à table :

Pensée intuitive : Quoi de mieux que de suivre son intuition, pour aller se remplir le bedon (…) pour la joie de nos papilles gustatives, encouragement gourmand, Nancy et Dany. »

Ils ont tout à fait raison! La serveuse met fin à mes applaudissements en déposant le menu devant moi.

Resto L'Intuition LimoilouOn offre tout ce qu’on retrouve habituellement dans un casse-croûte, le spaghetti et la rôtisserie en plus. En entrée, je commande 3 ailes de poulets à 4.95$?!? À ce prix, elles sont probablement très bonnes; de fait : moelleuses, tendres, mais trop chaudes… c’est la première fois que je dois manger des ailes à la fourchette. Information importante : la salade de chou qui accompagne devient excellente lorsqu’on l’agrémente d’épices grecques, qu’on trouve sur la table entre le sel et le poivre.

Club sandwich de l'IntuitionLe Club sandwich (seulement 8.99$) est servi dans une assiette platine! On ne lésine pas sur les portions ici. De bons gros morceaux de poulet blanc passent leurs derniers moments coincés entre le pain, pas mal de bacon et des tomates. Le club est plutôt refroidi, mais en le trempant dans la sauce BBQ, c’est réglé. La rôtisserie du poulet donne un petit côté sexy en bouche.

Poutine, poutine, dis-moi qui est le plus beau…

Rencontré par hasard, un ami vient acheter des certificats-cadeaux pour son party de bureau. L’Intuition a un fan-club, naturellement! La poutine arrive au moment où il tente de m’expliquer poliment que j’ai engraissé. Nous nous exclamons : « Wow! Malade! Elle est énorme! Géante! » Ma Sublime, sauce au poivre, contient des morceaux de saucisses à hot-dog, du bacon, de la viande hachée émiettée, des oignons, de gros morceaux de champignons, des olives vertes, 3 bonnes tranches de grosses saucisses fumées-grillées et enfin, du fromage en crotte plus ou moins bien détaché. Mon ami prend congé en m’offrant ses sympathies.

Poutine au resto L'Intuition à LimoilouLa première bouchée est absolument exquise. Les olives vertes font toute la différence. La sauce au poivre que je tente de rejoindre s’est fait un lit douillet au fond, ce qui laisse place à toute la saveur des différents ingrédients. Les frites cuites dans l’huile de canola donnent un résultat surprenant : croustillantes, dorées et presque parfaites. Les savourant du regard, j’ai demandé : « Qui est la plus belle? »

Enfin du bon gros fromage en crotte pour l’amour du « bonyenne! » qui ne « skouick-skouick » pas à fond, mais qui fait la « job ». Nous découvrons, par un sentier finement creusé, encore plus de fromage, et nos joues rougissent de bonheur. Quelle bonne poutine! Pas chère, seulement 10,95$ pour une moyenne, à part les taxes. Commandez la grosse à plusieurs, ou vous risquez de lui ressembler un jour.

Si par malheur vous séjournez à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus mais, heureusement, pour une autre raison que des troubles cardiaques, sachez que le resto L’Intuition est adjacent et très nourrissant.

Veuillez agréer mes rapports les plus constants.

Resto L’Intuition
1515 18e Rue
418 524-4246

[ À lire aussi : Le Pierrot, institution citadine et Une autre recrue pour Monlimoilou.com. ]

Il ne peut en rester qu’une!

Publié le 30 décembre 2011 par Dominic ChampagneCommentaires (0)

Saucisse au ketchup de tante Carmen

Je suis arrivé malheureusement trop tard. Il était maintenant 19 h, c’en était fait pour cette année. Il n’y a qu’une occasion pour déguster l’apothéose du temps des Fêtes dans la famille. Cette création divine, cuisinée avec amour! J’ai nommé : les saucisses trempées dans le « ketchup » de ma tante Carmen.

Je me suis surpris choqué, maudissant les esprits du sandwich pas d’croûtes. J’enlevais mes bottes avec agressivité dans le porche quand mon frère est apparu du haut du deuxième palier, entouré de lumière. Dans ses doigts, un cure-dent et au travers, la rescapée… Tout sourire, il m’explique : « Je l’ai gardée pour toi, mon frère ».

Il y a véritablement des petits miracles pendant le temps des Fêtes. Mon souper de Noël était un peu sauvé, je dirais, mais j’étais tout de même déçu. Je voulais vous montrer tout le processus, la touche magique que ma tante ajoute aux saucisses pour leur donner ce goût exquis. Je voulais aussi photographier le parcours de ma tante, du poêle à la table, avec le casseau rempli de « ketchup », entouré de yeux qui brillent tels des loups prêts à bondir. Ces saucisses si délicieuses disparaissent dans nos bouches telles de petites brebis égarées. Les sourires rougis (maculés de sang) de mes cousins et de mes oncles. Je voulais vous décrire cette chasse au bonheur, les cure-dents qui retombent dans le bol aussi vite qu’ils sont montés, mais ce sera pour l’an prochain.

L’unique rescapée, cachée entre le comptoir et la table : mon frère me fait le plus beau cadeau sans le savoir. Puisse la Sainte saucisse trempée dans le ketchup m’élever vers la lumière du temps des Fêtes. Un petit moment de bonheur. Miam!

Voyez ces saucisses entourées de bacon et baignant dans une huile au sirop d’érable, un peu boudé des chasseurs!

PotiPotin de quartier

Publié le 21 décembre 2011 par Izabelle HoudeCommentaires (2)

Popote, papote et potins Maizerets

Dimanche matin, il fait froid, le ciel est gris. Je suis en mode « non opérationnel », comme tous les matins. Aujourd’hui, je dois aller récupérer le dîner pour une vingtaine de personnes dans le cadre du projet de la Revengeance des Duchesses. À bord de ma voiture, j’ai l’esprit qui vagabonde. Je suis maussade, comme le temps.

Popote, papote et potinsJe stationne mon véhicule. Sur la porte du commerce qui n’est pas encore ouvert, un mémo me prévient : « Izabelle, cogne, je suis bien là! » Je cogne. La pétillante Julie vient m’ouvrir avec son sourire et son dynamisme habituels. En entrant chez Popote, papote et potins, comme toutes les fois où j’y ai mis les pieds, la magie s’opère. Mes yeux s’ouvrent davantage devant les couleurs éclatantes de la déco. Mon imagination s’emballe devant tous ces bonbons disposés avec soins. Ma bonne humeur revient au galop en songeant au café que l’on me préparera dans la machine rose, et aux sandwichs santé que je pourrai savourer comme ceux de ma mère.

J’entame une discussion avec la propriétaire. Je la remercie pour sa délicate attention : elle a bricolé une boucle de tissu rose sur chaque boîte à lunch des Duchesses. C’est comme ça chez Popote, on se sent toujours traité aux petits oignons… sucrés bien sûr!

Je lui demande comment vont les affaires, ce qui se passe dans le quartier, si elle a des projets en vue. Il faut dire que Julie Leblanc est une femme d’affaires, mais surtout une vraie de vraie Limouloise. Le quartier Maizerets, pour y avoir été élevée, elle le connaît comme le fond de sa poche! Elle me parle évidemment de ses clients qu’elle aime tant, de son équipe d’employés de plus en plus efficace, de ses projets personnels et professionnels. Étonnamment, je sens toutefois une petite pointe d’amertume dans son discours.

Il y a trois ans et demi qu’elle a ouvert les portes de Popote, et ça va bien. Par contre, elle trouve que le quartier manque de vie.

Oui ça s’est revitalisé depuis quelques années. Oui on voit du changement positif dans le coin, mais pas assez… et pas assez vite! », me confie-t-elle.

Elle aimerait que les Limoulois profitent davantage de son commerce, mais aussi de tous les autres sur le Chemin de la Canardière.

Les gens attirent les gens, c’est connu! Tout le monde nous dit qu’ils sont contents qu’on soit là, mais il faut venir! Ce serait bien que le coin bouge autant que la 3e Avenue », ajoute-t-elle.

Popote, papote et potinsHonnêtement, j’ai de la difficulté à comprendre aussi. J’ai habité au coeur du quartier Maizerets pendant dix ans, et c’est un endroit qui gagne en effet à être connu. Maintenant que j’habite le Vieux-Limoilou, il m’arrive encore d’être nostalgique. Je vais alors écrire au Popote, ce petit repère coloré, ou encore manger au Shady, parfois même acheter de la viande chez L’artisan charcutier.

Je comprends Julie d’être un peu désillusionnée. Personnellement, et sans devenir moralisatrice, j’irais même plus loin dans mon discours : Limoilou, c’est une mosaïque de gens différents, de lieux différents, de commerces différents. La différence, cette hétérogénéité, fait la richesse de notre quartier. Comme toute chose importante en ce monde, il faut l’entretenir…

Une boucherie et une micro-brasserie dans le Vieux-Limoilou

Publié le 15 décembre 2011 par Arnaud BertrandCommentaires (10)

Fermeture d'Urgent Comptant à Limoilou
Monlimoilou.com a appris qu’un boucher-traiteur s’installera au printemps au coin de la 3e Avenue et du Chemin de la Canardière, en place de la boutique Urgent Comptant fermée en novembre dernier. Le chef-propriétaire de la boutique, résidant de Limoilou depuis 3 ans, nous a expliqué qu’il s’agira d’une boucherie « contemporaine », souhaitant notamment offrir une sélection de viandes vieillies et de plats fins à emporter.

Micro Brasserie LimoilouUn resto-brasserie, qui servira exclusivement des bières de micro-brasseries québécoises, ouvrira également ses portes dans l’ancien bar du 801, Chemin de la Canardière (voisin du Yuzu Sushi) en début d’année. L’établissement, dirigé par quatre jeunes associés, prévoit de produire sa propre bière d’ici la fin de l’année et souhaite offrir une place importante  à la culture, que ce soit à travers des spectacles ou des expositions.

Deux bonnes nouvelles pour le secteur! Dossiers à suivre  en 2012…

Le Pierrot, institution citadine

Publié le 7 décembre 2011 par Dominic ChampagneCommentaires (6)

Casse Croûte Pierrot

C’est pour Monlimoilou.com et le Club des Gloutons du Québec (CGQ) que je suis allé au Casse-croûte Pierrot, afin d’offrir, à titre d’éclaireur gastronomique, mes impressions sur cette institution limouloise de quarante ans d’âge. Voici un rapport assez détaillé, du moins je l’espère, de certains plats que vous pourrez goûter à votre guise, lors de votre prochain voyage gastronomique, au réputé restaurant de Limoilou.

Repaire bucolique

Je fus tout d’abord surpris de constater l’humilité de l’endroit : un petit chalet situé en ville; un petit temple près de l’école de cirque, qui laisse de l’extérieur une impression grandiose, surtout lorsque décoré de sapins de Noël. Pris en charge rapidement et installé sur une de ces banquettes qui restent chaudes à l’année, j’étais aux anges. L’intérieur a beaucoup de cachet et très rapidement je me suis senti chez moi. La serveuse, appelons-la Thérèse, est d’une efficacité et d’une gentillesse irréprochables. Digne d’un vétéran de la guerre de Corée, elle a même accepté de couper mon hot-dog en deux. J’en profitai pour lui poser quelques questions (…)

Pierrot est une entreprise familiale. Les clients viennent d’aussi loin que le Lac-Beauport afin de se régaler de leurs différents choix de pizzas qui font leur réputation. Puisque le resto est situé près de l’hôpital, les malades le préfèrent aux « jellos » institutionnels. Il y a sept livreurs de fin de semaine et le roulement est constant, si bien qu’ils doivent redoubler d’ardeur pour servir les clients dans le restaurant pendant la nuit. Car le Pierrot est ouvert 24 heures, et c’est une des raisons de son succès.

Casse-croûte Pierrot

De l’amour gras et dodu

J’ai inspecté le menu avec soin et commencé par le baromètre par excellence des casse-croûte : la rondelle d’oignon, servie avec petits casseaux de miel. Bons au goût, voilà des anneaux gras et dodus, sans défaut de fabrication. Puis, sans crier gare se présente le hot-dog au bacon et fromage. Après que Thérèse l’ait coupé délicatement, je l’engouffre en deux bouchées. Une explosion de fromage jaune et de bacon dans la bouche, on aurait dit une saucisse tout droit sortie d’une patinoire de banlieue! Ceci m’ouvre l’appétit. J’ai le goût de crier « encore! » à Thérèse, qui s’affaire à m’apporter une liqueur et à essuyer le rebord de mes lèvres. Le petit chalet chétif vient de gagner mon estomac, mais le meilleur reste à venir : le troupeau d’éléphants! Non! Je ne pouvais passer à côté de la pizza.

La pizza est arrivée sur un réchaud et j’ai vite fait de m’en servir une moitié. La « Deluxe » est assaisonnée de poivrons, d’oignons et de bacon. Voilà une croûte assez mince, délicate et qui fond comme du pain frais dans la bouche. Elle est moelleuse à souhait, mais c’est la sauce tomate qui fait, en bonne partie, la différence. Les meilleures pizzas ont la sauce tomate exquise, et c’est le cas ici. Le fromage est excellent. Avec des ingrédients frais, dignes d’un bon roulement, la table est mise. C’est une pizza artisanale, concoctée avec amour. Et pour moi, l’amour est important, ça vous réchauffe le cœur et ça vous rend spécial. Si vous manquez d’amour dans votre journée, rendez-vous sur la 10e Rue et commandez une « Deluxe ». Grandiose!

Un p’tit chausson avec ça?

Enfin, la montagne s’est imposée. Voyez ce mastodonte, ce sommet que je devrai franchir!

Auriez-vous une pelle pour ça, Thérèse!? »

Dans mes recherches, j’ai appelé les habitués des environs au hasard, plusieurs m’ont raccroché au nez, d’autres m’ont fortement suggéré de manger une poutine galvaude et d’y rajouter, en guise de sommet, la salade de chou. J’ai aussi consulté le site mapoutine.ca, où l’on retrouve celle du Pierrot en 8e place dans la région de Québec avec une note globale de 85.82 %. J’ai d’abord attaqué sur les flancs. Cette sauce filante ne manque pas de panache. Si c’était du vin, nous dirions qu’il est charpenté. Voilà que nous retrouvons des morceaux de poulet blanc filamenteux en abondance, des petits pois numéro 2 et du fromage délicat. Les frites, dorées à souhait, sont bien croustillantes et contrairement à d’autres, contiennent de la matière. Des frites réconfortantes, cuites dans le gras, sans complexe. Rien de meilleur!

De la poutine normale, j’aurais dit qu’elle est bien au-dessus de la moyenne, mais cette « Gal-pout » rehausse absolument tout, surtout lorsqu’on rajoute la salade de chou. Quel ne fut pas mon doux plaisir de sentir le craquement du chou et des frites sous mes dents, avant d’y goûter toute la saveur des contradictions chaud-froid et amer-doux. Un délice que je suggère à tout le monde. Après avoir atteint ces sommets, j’étais totalement épuisé. Satisfait de ce repas très abordable, je ne mangerai plus jusqu’à demain. Je vous suggère fortement d’aller sur place pour profiter de l’aspect bucolique et de l’excellent service.

Veuillez agréer mes rapports les plus constants.

Casse-croûte Pierrot
109, 10e Rue, Québec
418 529-4273

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