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Casseurs de manifs

Publié le 10 mai 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Élisabeth Fleury, Le Soleil (éditorial), 10 mai 2012.

Plusieurs organismes et groupes citoyens de Québec unissent leurs voix cette semaine pour dénoncer les «actions répressives» du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) lors des manifestations du 19 et du 27 avril, qui se sont respectivement soldées par 49 et 81 arrestations. (…)

Le 27 avril, les manifestants ont tourné à droite alors qu’ils devaient tourner à gauche. Allez hop! dans le panier à salade. Le 19 avril, ils ont… ils ont fait quoi, déjà? Ah oui, ils ont marché dans un quadrilatère de moins d’un kilomètre dans les rues avoisinant le Cégep Limoilou et donc entravé la circulation. Pas que la circulation ait été particulièrement dense en ce début d’après-midi aux abords du collège d’enseignement de la tranquille 8e Avenue, mais qu’importe. Allez hop! dans le panier à salade. (…)

Mais encore? Les policiers sont-ils justifiés de mettre un terme à des manifestations pacifiques en procédant à des arrestations de masse sous prétexte qu’il n’était pas prévu que des manifestants marchent dans cette rue-là, ce jour-là et à cette heure-là? Non, non et re-non. (…)

[ La suite. À lire notamment : Autre manifestation dans Limoilou… ]

Pièces en vrac

Publié le 3 mai 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Pièces en vrac - Cégep Limoilou

Les finissantes et les finissants en Théâtre du Cégep Limoilou présenteront ce vendredi et samedi un spectacle théâtral explorant divers textes de la dramaturgie québécoise. Le spectacle  se déroulera à la salle Sylvain-Lelièvre à 19 h 30, les billets seront en vente à la porte au coût de 5 $ / étudiant et 8 $ / admission générale.

Patric Saucier, comédien, metteur en scène et membre du Théâtre du Transport en commun a assuré le rôle de parrain auprès des étudiants pour les aider dans leurs mises en scène.

Sous la supervision de Normand Bissonnette, Marie-Eve Chabot-Lortie et Jean Bélanger, enseignants du profil Théâtre, Pièces en vrac représente l’épreuve synthèse du programme. Effectivement, c’est avec ce projet que les étudiants démontrent les acquis de leur formation.

Depuis 2006, le Cégep Limoilou offre une formation en Théâtre. Ce programme préuniversitaire permet aux étudiants de découvrir le théâtre par une approche pratique et théorique. L’aspect pratique donne les outils nécessaires à l’interprétation de différents rôles du répertoire classique et contemporain, tandis que l’aspect théorique initie l’étudiant aux diverses thématiques caractérisant les courants théâtraux.

Dynamique et chaos dans la nature, 24 h des sciences et des technologies

Publié le 1 mai 2012 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Mercredi, le 2 mai 2012, la 12e édition du 24 h des sciences et des technologies du Cégep Limoilou présente les projets de ses étudiantes et étudiants des programmes de sciences, sous le thème Dynamique et chaos dans la nature.

La science n’a qu’à bien se tenir!

Théorie du chaos, imprévisibilité, systèmes complexes et dynamiques… Que de belles leçons d’humilité à la science! Inspirés par le thème Dynamique et chaos dans la nature, les participants ont imaginé des projets originaux et audacieux.

Au programme, une quarantaine de kiosques animés par des jeunes aux sources d’inspiration très variées : les nouvelles technologies, l’environnement, les catastrophes naturelles, l’alimentation, l’astronomie, l’urbanisme, la démographie et plus encore. Pour en savoir davantage sur l’avenir de l’Univers, les cellulaires et l’effet de serre, l’accroissement démographique, la foudre comme source d’énergie… Pour démystifier l’effet placébo, l’Alzheimer, l’insomnie, les avalanches et même l’astrologie, le Cégep Limoilou vous invite à un 24 h des sciences et des technologies dynamique et coloré!

Ce rendez-vous annuel est l’occasion pour les étudiants de montrer leur savoir-faire et de mettre en valeur leurs connaissances, tout en s’exprimant sur des enjeux qui les touchent. C’est aussi un lieu d’échanges stimulant pour les jeunes du secondaire qui souhaitent poursuivre leurs études en sciences et en technologies.

L’horaire complet des activités est disponible ici. L’entrée est libre.

Autre manifestation dans Limoilou…

Publié le 26 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

En complément, ci-bas, une vidéo illustrant le coup d’envoi de l’événement du 19 avril qui a servi de prétexte à la manifestation d’hier.

* * *

Manifestion citoyenne à Limoilou (Source : Antoine Labbé, Québec Express, 25 avril 2012.)

En réaction aux arrestations arbitraires de manifestants au Cégep de Limoilou, la semaine dernière, une manifestation citoyenne a été organisée pour contrer les abus policiers et l’intimidation gouvernementale.

Cette manifestation, c’était l’initiative de Mathieu Poulin, un étudiant du Cégep de Limoilou pour qui ces abus étaient de trop. (…)

Au final, ce sont environ 300 manifestants qui marchaient dans les rues pour protester contre les abus policiers et l’intimidation gouvernementale. (…)

[ La suite. À lire aussi : Grève étudiante : dérapage policier à Limoilou. ]

Grève étudiante : dérapage policier à Limoilou

Publié le 20 avril 2012 par Erick RivardCommentaires (11)

Grève étudiante Limoilou

C’est un beau jeudi après-midi, ensoleillé tout comme ce printemps qui ne cesse de nous faire oublier l’hiver! Les étudiants de la région de Québec, et plus particulièrement du Cégep Limoilou, intrigués par l’annonce sur les réseaux sociaux la veille qu’une professeure de l’institution commettrait « un geste de désobéissance civile », se réunissent spontanément devant l’institution de Limoilou. Ils sont presque 400, selon les manifestants.

Rapidement, l’événement s’annonce comme « un pétard mouillé », la professeure, dont le geste constituait à donner son cours à l’extérieur, se récuse devant les menaces de la direction de l’établissement. Une collègue lit un manifeste et le happening se termine aussi vite qu’il fut improvisé. Les étudiants se dispersent, certains entament une marche pacifique, d’autres se rassemblent en petits groupuscules, discutent, s’indignent de cette grève qui n’en finit plus de durer. D’autres enfin retournent en classe, car après tout, l’établissement donne ses cours, il n’y a pas de grève étudiante au Cégep Limoilou.

C’est toujours un beau jeudi après-midi et l’ambiance est somme toute festive! Tout aurait pu s’arrêter là! Mais, c’était sans compter sur la présence policière, une très grande présence policière, comme si finalement le cÅ“ur du conflit s’était tout à coup transporté à Limoilou. Au détour d’une rue, les membres d’un de ces groupuscules, lourdement armés de carrés rouges à leurs chemises (!!), sont bloqués dans leur progression vers l’entrée principale du Cégep. Il y a plusieurs voitures de police dans la rue, et surprise (!), un autobus du RTC, vide, appelé en renfort et qui attend sagement de se remplir. C’est qu’ils sont prévoyants ces policiers! Ceux-ci encerclent les manifestants, des méchants mots sont échangés. Un des manifestants refuse de donner son identité aux policiers, sous prétexte qu’il n’est pas en état d’arrestation – première erreur. Il n’en faut pas plus, c’est l’injure suprême, les policiers se mettent à 4-5, le jettent au sol et l’arrêtent. Les confrères étudiants tentent d’interférer – deuxième erreur, ils seront aussi arrêtés. Mais certains s’offusquent, posent des questions embarrassantes du genre : « sous quel motif m’arrête-t-on? » – troisième erreur, ils seront aussi jetés têtes premières contre le sol, roués de coups de matraque. Tout le monde y passe, même « un carré vert », au mauvais endroit au mauvais moment, signe d’un zèle excessif. D’autres manifestants, devenant ainsi témoins, filment la scène. Les journalistes, ameutés par l’important contingent policier, captent aussi l’affrontement. Les policiers continuent leurs arrestations massives, avec une brutalité surprenante, sans jamais se questionner, sans gêne devant tous ces témoins. La fin justifie les moyens.

Plus de 40 étudiants seront arrêtés, envoyés dans l’autobus du RTC qu’il faut bien remplir. Une escorte de 4 voitures de police est mise en place pour amener tout ce beau monde au poste du Parc Victoria – c’est qu’il faut les surveiller, ces dangereux criminels de guerre, à qui on n’a pas encore retiré les armes (les carrés rouges!). Ils recevront des amendes salées de 500 $ chacun, sans trop savoir pourquoi. Vous pouvez dormir en paix, les dangereux étudiants ont été écroués, tabassés, humiliés, ils ne recommenceront plus!

Ce qui s’est passé jeudi le 19 avril 2012 à Limoilou est un microcosme d’un conflit qui dégénère. En effet, au même moment, des gestes policiers similaires avaient lieu à Montréal, Gatineau et Sherbrooke. Pure coïncidence ou signe d’un mot d’ordre évident? Les seuls responsables sont en cravate et se pavanent tranquillement derrière les portes du Parlement. Car en effet, s’il est inconcevable de ne pas condamner les gestes de violence, le spectacle de Limoilou était de la pure violence. L’intimidation était en uniforme et était véritablement armée. Cette violence ne sera jamais « condamnée », car la fin justifie les moyens!

Qu’on soit pour ou contre la hausse des frais de scolarité, il semble désormais acquis que ce conflit ne pourra se régler dans la rue à coups de matraque et de gaz lacrymogène. C’est pourtant la solution prônée par le gouvernement. Il n’y aura pas de vraie négociation. Il s’agit d’une mascarade. Pendant ce temps, on frappe sur la jeunesse et on gâche notre doux printemps.

[ À lire aussi : 49 arrestations dans une manifestation au Cégep Limoilou ]

49 arrestations dans une manifestation au Cégep Limoilou

Publié le 19 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Radio-Canada, 19 avril 2012.

Les policiers ont arrêté 49 étudiants lors d’une manifestation improvisée qui s’est transformée en bousculade au Cégep Limoilou.

Des étudiants présents ont affirmé que les policiers sont intervenus de façon brutale pour mettre fin au rassemblement. Au plus fort de la manifestation, 400 étudiants étaient présents. Ils étaient sortis sur l’heure du dîner afin d’assister à un cours donné à l’extérieur par une enseignante de philosophie qui voulait ainsi démonter son appui au mouvement étudiant. (…)

[ La suite (photos). À lire aussi : Manif étudiante… ]

Hommage au réalisateur français Jean Vigo

Publié le 19 avril 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Ciné-club SpirafilmSpirafilm a concocté, en collaboration avec ANTITUBE, une présentation toute spéciale pour la dernière de la saison du Ciné-club au Cégep Limoilou ce lundi 23 avril à 19 h. Il s’agira d’une soirée hommage au réalisateur français Jean Vigo, avec la projection des films À propos de Nice, Taris roi de l’eau et Zéro de conduite.

Guillaume Lafleur, directeur artistique d’ANTITUBE, expliquera (via vidéo) le travail du cinéaste ainsi que l’impact des oeuvres sélectionnées lors de la soirée. Le court métrage Requiem contre un plafond de Jeremy Peter Allen sera présenté en ouverture . Le réalisateur sera également sur place.

Pour son premier film, À propos de Nice (1930, Fr. 23 min.), Jean Vigo a cherché à démystifier «l’apparence éphémère, fugitive d’une ville de plaisirs et que la mort guette». Filmant sans pittoresque facile la ville méditerranéenne de Nice, Vigo construit son film sur des contrastes, des associations d’images chocs.

Taris, roi de l’eau, (1931, Fr. 9 min.) est un court métrage à l’aspect majoritairement didactique sur les techniques de nage du champion de natation français des années trente Jean Taris .

Zéro de conduite, (1933, Fr., 41 min.) Dans un pensionnat de province, entre chahuts, punitions, études et récréations, trois gamins fomentent une rébellion contre l’ordre professoral…Un joyeux vent de révolte souffle sur ce film largement autobiographique de Jean Vigo. C’est sans aucun doute ce qui valut au film d’être interdit par la censure française jusqu’en 1945.

Le court métrage de fiction Requiem contre un plafond met en vedette Yves Jacques personnifiant un suicidaire, amateur de musique classique, qui tente de composer sa lettre d’adieu. Celui-ci se fait constamment déranger par son voisin du haut, dont la nouvelle passion est le violoncelle, instrument qu’il ne maîtrise pas du tout.

Le coût d’entrée du Ciné-club est de 4 $ en admission générale, 2 $ pour les étudiants et membres Spirafilm et gratuit pour les étudiants du Cégep Limoilou.

[ À lire aussi : Des Oscars à Limoilou ]

Manif étudiante…

Publié le 17 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (3)

Photos : Carol Proulx, 17 avril 2012.

D’entrée de jeu, vrai que Monlimoilou ne couvre que rarement les faits divers. Admettons toutefois que la scène était quelque peu singulière, sinon inquiétante à prime abord aux yeux d’un passant peu informé…

Retour sur un sujet d’actualité qui a fait réagir des professeurs sensibilisés à la cause, par ce commentaire de notre « reporter photographe » Carol Proulx :

Douze véhicules de police pour 40 manifestants. Hum! pas un peu trop? Cela s’est passé aujourd’hui vers 12h15, face au Cégep Limoilou, pour manifester contre la ministre de l’Éducation, d’après ce que j’ai lu sur les pancartes… »

« Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait », comme dirait l’autre…

[ Autre billet à consulter : Tous unis contre la hausse des frais de scolarité à Limoilou. ]

Sur le grill!

Publié le 7 avril 2012 par CodeCultureCommentaires (0)

Entrevues « Tailgate » avec les artistes qui ont pris d’assaut la scène de la salle Sylvain Lelièvre le 5 avril dernier.

Cette soirée vient confirmer la règle qui dit que la qualité n’attend pas toujours le nombre. Ils étaient à peine une centaine à s’être donné un rendez vous pour assister à ce spectacle.

Une soirée tout de même mémorable pour la qualité des prestations et la chaude ambiance soufflée par un public en liesse.

L’équipe de cheerleading du cégep de Limoilou, championne de conférence

Publié le 7 avril 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Source : Cégep de Limoilou, 5 avril 2012.

L’équipe de cheerleading des Titans du Cégep Limoilou a remporté le Championnat de Conférence qui avait lieu le 31 mars dernier dans les gymnases du Cégep Limoilou. L’équipe composée de seize étudiantes et de deux étudiants sera en compétition à la Finale provinciale le 21 avril prochain, à Montréal.

Selon l’entraîneure-chef qui les accompagne depuis le début, Geneviève Béland : « Cette victoire devient une source de motivation importante pour nous. Elle donne un élan au jeune programme de Cheerleading qui existe seulement depuis trois ans au Cégep Limoilou. C’est vraiment extraordinaire ce que notre équipe vient d’accomplir. »

Près de 300 étudiants-athlètes poursuivent leurs études au Cégep Limoilou, des membres des équipes des Titans, des joueurs des Remparts de Québec et des athlètes civils membres d’une fédération sportive. Le Cégep Limoilou a su mettre en place des ressources et des mesures pour que sport et études soient gages de réussite!

Débauche, exhibitionnisme et whisky

Publié le 6 avril 2012 par Viviane AsselinCommentaires (4)

L’un des avantages de la salle Sylvain-Lelièvre, c’est qu’on peut s’y lever et danser. En voulez-vous de la place, en v’là, même lorsqu’une bonne centaine de personnes occupe l’espace. Tant pis pour la gêne, on n’y peut rien : la musique infiltre notre corps. Ça commence par le pied qui tape, puis les mains qui frappent, la tête qui dodeline et, finalement, sans même nous en apercevoir, nous voilà debout dans l’allée à se dandiner comme si nous étions seuls au monde – avec Daran, à qui on ne peut s’empêcher d’envoyer la main chaque fois qu’il interpelle son public. Public d’ailleurs indiscipliné, interrompant joyeusement les interventions du chanteur à coup de Limoilou libre! et autres exclamations enthousiastes. Il n’y a pas de plaisir où il y a de la gêne.

Je ne sais pas pour vous, mais des quidams qui battent le rythme, fredonnent, rient, jusqu’à, pour certains, se dévergonder dans la danse, ça me semble être le signe d’une soirée réussie. Telle fut donc l’ambiance créée hier par la performance de Daran à la Folie des bands, la première d’une longue série à travers le Québec. Ambiance malgré tout feutrée, intimiste. Transcendante, même : lorsque les musiciens partaient sur un jam, ils paraissaient seuls au monde, protégés par leur bulle, accrochés à leurs instruments comme si leur vie en dépendait. Ou peut-être moins leur vie que le plaisir du public, ce qui est tout comme pour un artiste. Au final, leur vie comme notre plaisir ont été saufs.

La revanche des p’tits gars de Limoilou

Il faut dire que le climat avait été réchauffé d’abord par le groupe Mauves, festif, trippant, emballant, doux par moments, et un brin exhibitionniste.

Dans les bars, il faut enchaîner vite, se battre pour surmonter les bruits environnants. Dans une salle comme ici, il y a comme un silence après les chansons [après les applaudissements, quand même], comme si les gens attendaient quelque chose de nous, et on sait pas trop quoi leur donner. »

Qu’on se rassure – ou qu’on se désole : on ne leur a pas demandé leurs vêtements. Plutôt des chansons – Madelaine, romantico-dandy (l’expression, éloquente, est de Catherine Genest), La maison de Johnny, rétro et country dans le piton – et quelques confidences.

Nous sommes tous des p’tits gars de Limoilou, qui avons étudié au Cégep Limoilou, qui nous sommes faits recaler à Cégeps en spectacle… »

Douce revanche pour ce groupe émergent (mine de rien, il sera au Capitole prochainement), qui paraît par moments tout droit sorti des années 1960-1970, par son esthétique et son son (!) vintages. Le public en aurait pris encore mais Mauves, galant, a cédé sa place à l’une des rares filles programmées par la Folie des bands.

Un whisky SVP!

I.No, formation au beat cardiaque dont la chanteuse, à la voix légèrement nasillarde mais pas du tout désagréable à l’oreille – elle rappelle, en fait, celle des chanteuses soul –, a proposé des mélodies enveloppantes et enivrantes. Une voix comme des chansons (Mon Chéri) qui vient des tripes, vibrante, étonnante. L’harmonie des chansons n’avait d’égal que celle des artistes avec la scène, qui l’habitaient passionnément. Ils ont poussé au passage un blues qui nous faisait rêver de cognac et de whisky. Ne manquait qu’un bar enfumé et un saxophoniste aveugle (!). Qui sait, peut-être ce soir au Bal du Lézard avec Shane Murphy.

Un merci spécial à Jean-Sébastien Ouellet, pour la qualité de ses photos.

[ À consulter : Limoilou style ] [ Programmation complète de la Folie des bands ]

Limoilou style

Publié le 2 avril 2012 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Est-ce qu’on les appelle les artistes de la relève parce qu’ils doivent se relever après les performances aux spectateurs absents?

Ils étaient une poignée à s’être laissés convaincre par la première soirée de la Folie des bands à la salle Sylvain-Lelièvre, jeudi dernier. Une vingtaine de croyants au début pour encourager Shampouing qui, romantique carreauté, n’a pas moins livré son rock folklorisé dans une ambiance que musiciens et public solidaire tentaient de réchauffer. Ils étaient déjà plus nombreux pour le charisme bon enfant de Casabon ; originaire de Limoilou, le quatuor pop-folk semblait avoir traîné son fan club avec lui. Ne manquait que l’authentique Pépé pour casser une baraque peut-être trop grande pour la cinquantaine de dévots au final, mais à la hauteur de la folie virtuose de l’auteur-compositeur-interprète.

Est-ce qu’on les appelle les artistes de la relève parce que c’est chaque fois à recommencer, cet effort de faire lever un public qui demande à être apprivoisé?

Dans ces circonstances, il y avait parfois quelque chose d’ironique dans le choix des chansons. Tu marches au gaz de Shampouing. Au lit ma louve (ode à Limoilou) de Casabon. Pépé chantant Le véritable amour, intense révélation qu’on veut souvent partager avec le monde entier. Encore que : ça en faisait plus pour les aficionados, qui redoublaient d’ardeur dans leurs applaudissements.

Est-ce qu’on les appelle les artistes de la relève parce que, de l’un à l’autre, le défi de la qualité ne cesse d’être relevé?

Chouchoutés par une équipe technique talentueuse, les artistes ont livré tour à tour de puissantes performances, de la dégaine irrévérencieuse de Shampouing à la nonchalance explosive de Pépé, en passant par la luminosité festive de Casabon. Chapeau bas à leur Limoilou style – « faire beaucoup avec peu » (Webster) -, et aux efforts optimistes de Limoilou en Vrac, organisateur de la Folie des bands en collaboration avec Première Ovation.

Prochain rendez-vous : Mauves, I.No et Daran, jeudi le 5 avril, à la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou.

[ À consulter : Limoilou libre ou Limoilou fou? ] [ Programmation complète de la Folie des bands ]

Limoilou libre ou Limoilou fou?

Publié le 30 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (1)

Webster

C’est bien connu : le bar de quartier a remplacé le perron de l’église comme lieu où entendre et discuter les dernières nouvelles. Ainsi, hier, en avait-on pour la nouvelle boucherie Le Croc Mignon et le congédiement de Pierre Gauthier comme directeur général des Canadiens. Du moins jusqu’à ce que Régent Bell – monsieur Limoilou libre! – se pointe sur la scène du Bal du Lézard pour lancer la Folie des bands, une initiative de Limoilou en Vrac et de Première Ovation – Musique qui, revenant pour la quatrième année, offre une vitrine aux artistes de la relève.

Trois d’entre eux étaient d’ailleurs présents pour donner un avant-goût de ce qui accrochera votre oreille d’ici au 7 avril prochain. Shampouing (ci-contre), « chanteur de pomme » rugueux – ou trash –, a brisé la glace en poussant deux chansons dont les paroles se perdaient dans l’ambiance festive du bar. On a hâte de l’entendre ce soir à la salle Sylvain-Lelièvre, avec le groupe Casabon, en avant-première de Pépé, un autre « champion des mots ».

Webster (29 mars), made in Limoilou comme il aime le rappeler, a présenté la Folie des bands comme l’occasion d’une « Ã©bullition culturelle à Limoilou », le quartier étant le dénominateur commun entre le public et les artistes. Rassembleur, il a reçu des applaudissements sentis de la foule. La scène était réchauffée pour le groupe montant Mauves (à gauche) qui, aux « terrorythmes » magnétiques de Webster, a répondu par une musique plus Mauvesintimiste, propice à une ambiance enveloppante. Ambiance parfaite pour recevoir Daran qui, à la suite du groupe et du duo I.No le 5 avril, foulera la scène du Cégep Limoilou. Figure dominante de l’événement, il ralliera une majorité de spectateurs, si l’on en croit le bruit des rumeurs qui circulaient hier au Bal du Lézard.

Celui-ci accueillera enfin Shane Murphy (6 avril), « très bon guitariste et chanteur », et Machine gun Suzie (7 avril), « festival d’oestrogène » (dixit Régent Bell), et ce sera le temps de se dire, on l’espère, à l’année prochaine.

En attendant, suivez le conseil de Julien, chanteur de Mauves, qui a eu le mot de la fin: « Achetez vos billets, pour la Folie des bands ».

[ Programmation complète de la Folie des bands ]

Des Oscars à Limoilou

Publié le 30 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Crédits photo : Marie-Josée Marcotte

Lundi dernier, on était là pour lui. Tout le monde, ou presque, était là pour lui. Même RDI et Radio-Canada. Lorsque les camions de la société d’État se trouvent à l’entrée de la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou, c’est signe que l’événement a quelque chose d’important. La visite d’un nominé aux Oscars fait visiblement partie de cette catégorie. Pour l’avant-dernière projection de sa série, le Ciné-club Spirafilm a en effet réussi à mettre la main sur celui que tout le monde s’arrache depuis plusieurs mois, le réalisateur Philippe Falardeau. Il faut dire que sa présence pour accompagner son film C’est pas moi, je le jure! était programmée bien avant la consécration qu’a connue Monsieur Lazhar. Et si la critique a proclamé celui-ci « meilleur film de Falardeau », le réalisateur avoue que C’est pas moi, je le jure! est celui qu’il préfère.

On le comprend. Un film d’auteur doux-amer, adapté de deux romans de Bruno Hébert, lesquels ont séduit Falardeau par le personnage enfant autodestructeur et par l’ambiguïté comique/drame – ambiguïté d’ailleurs bien rendue à l’écran, où le suicide flirte avec des mots d’enfant. On n’a pas de difficulté à croire le réalisateur lorsqu’il affirme adorer travailler avec les enfants : « C’est un privilège, ils sont bons, généreux, lumineux. »

L’auteur a répondu avec générosité aux questions, tantôt plus ponctuelles – « combien a coûté le film? » –, tantôt plus complexes et délicates – « est-on en train d’assister à l’américanisation du Québec du côté de l’industrie du cinéma? ». Celui qui a foulé nombre de tapis rouges a reçu les tutoiements du public sans s’en formaliser, poussant quelques blagues ici et là devant un public nombreux et conquis. Son film « vient de ses tripes », ses réponses aussi. Au passage, il a levé son chapeau à la force du cinéma québécois, qui s’en tire très bien dans ce « jeu d’envahissement » imposé par la grosse machine américaine. Un constat qui revient d’ailleurs souvent dans la bouche des auteurs-réalisateurs qui ont défilé au cours de la saison 2011-2012 du Ciné-club, et qu’on a toujours plaisir à entendre.

Prochain et dernier rendez-vous : soirée Redécouvrir Jean Vigo, le 23 avril, à 19 h, à la salle Sylvain-Lelièvre.

[ À consulter : Un pan de l'histoire du cinéma québécois ] [ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Lancement : Le troisième orchestre de Sylvain Lelièvre

Publié le 27 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (3)

Ce soir, dès 17 h, à l’Espace Paul-Eugène Jobin (foyer balcon de la salle Sylvain-Lelièvre), a lieu le lancement de la réédition en format poche du roman Le troisième orchestre de Sylvain Lelièvre, aux éditions L’instant même. Des musiciens, la direction de l’Instant même et l’amoureuse de l’artiste, Monique Lelièvre, seront présents pour l’occasion.

Extrait du communiqué de presse :

À sa parution, Le troisième orchestre reçut un accueil unanime et est rapidement devenu un succès de librairie. La critique reconnut au roman de Sylvain Lelièvre son caractère original, achevé et touchant, au même titre que ses chansons. Campé à la fin des années cinquante, le roman dépeint une époque finalement pas si noire que ça, l’époque de la sacro-sainte obéissance, comme l’écrit Gilles Vigneault en préface. L’imagination de l’auteur nous la restitue tout en nuances et pleine de mystères, du plus léger au plus grave.

L’entrée est libre.