Le Blogue de Limoilou :: Cinéma
Découverte de Limoilou Commerces, restaurants, artisans, artistes, services, associations... de Limoilou de A à Z Commerces et organismes de Limoilou sur une carte Actualité du Vieux-Limoilou, Lairet et Maizeret à Québec en version blogue

Hommage au réalisateur français Jean Vigo

Publié le 19 avril 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Ciné-club SpirafilmSpirafilm a concocté, en collaboration avec ANTITUBE, une présentation toute spéciale pour la dernière de la saison du Ciné-club au Cégep Limoilou ce lundi 23 avril à 19 h. Il s’agira d’une soirée hommage au réalisateur français Jean Vigo, avec la projection des films À propos de Nice, Taris roi de l’eau et Zéro de conduite.

Guillaume Lafleur, directeur artistique d’ANTITUBE, expliquera (via vidéo) le travail du cinéaste ainsi que l’impact des oeuvres sélectionnées lors de la soirée. Le court métrage Requiem contre un plafond de Jeremy Peter Allen sera présenté en ouverture . Le réalisateur sera également sur place.

Pour son premier film, À propos de Nice (1930, Fr. 23 min.), Jean Vigo a cherché à démystifier «l’apparence éphémère, fugitive d’une ville de plaisirs et que la mort guette». Filmant sans pittoresque facile la ville méditerranéenne de Nice, Vigo construit son film sur des contrastes, des associations d’images chocs.

Taris, roi de l’eau, (1931, Fr. 9 min.) est un court métrage à l’aspect majoritairement didactique sur les techniques de nage du champion de natation français des années trente Jean Taris .

Zéro de conduite, (1933, Fr., 41 min.) Dans un pensionnat de province, entre chahuts, punitions, études et récréations, trois gamins fomentent une rébellion contre l’ordre professoral…Un joyeux vent de révolte souffle sur ce film largement autobiographique de Jean Vigo. C’est sans aucun doute ce qui valut au film d’être interdit par la censure française jusqu’en 1945.

Le court métrage de fiction Requiem contre un plafond met en vedette Yves Jacques personnifiant un suicidaire, amateur de musique classique, qui tente de composer sa lettre d’adieu. Celui-ci se fait constamment déranger par son voisin du haut, dont la nouvelle passion est le violoncelle, instrument qu’il ne maîtrise pas du tout.

Le coût d’entrée du Ciné-club est de 4 $ en admission générale, 2 $ pour les étudiants et membres Spirafilm et gratuit pour les étudiants du Cégep Limoilou.

[ À lire aussi : Des Oscars à Limoilou ]

Des Oscars à Limoilou

Publié le 30 mars 2012 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Crédits photo : Marie-Josée Marcotte

Lundi dernier, on était là pour lui. Tout le monde, ou presque, était là pour lui. Même RDI et Radio-Canada. Lorsque les camions de la société d’État se trouvent à l’entrée de la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou, c’est signe que l’événement a quelque chose d’important. La visite d’un nominé aux Oscars fait visiblement partie de cette catégorie. Pour l’avant-dernière projection de sa série, le Ciné-club Spirafilm a en effet réussi à mettre la main sur celui que tout le monde s’arrache depuis plusieurs mois, le réalisateur Philippe Falardeau. Il faut dire que sa présence pour accompagner son film C’est pas moi, je le jure! était programmée bien avant la consécration qu’a connue Monsieur Lazhar. Et si la critique a proclamé celui-ci « meilleur film de Falardeau », le réalisateur avoue que C’est pas moi, je le jure! est celui qu’il préfère.

On le comprend. Un film d’auteur doux-amer, adapté de deux romans de Bruno Hébert, lesquels ont séduit Falardeau par le personnage enfant autodestructeur et par l’ambiguïté comique/drame – ambiguïté d’ailleurs bien rendue à l’écran, où le suicide flirte avec des mots d’enfant. On n’a pas de difficulté à croire le réalisateur lorsqu’il affirme adorer travailler avec les enfants : « C’est un privilège, ils sont bons, généreux, lumineux. »

L’auteur a répondu avec générosité aux questions, tantôt plus ponctuelles – « combien a coûté le film? » –, tantôt plus complexes et délicates – « est-on en train d’assister à l’américanisation du Québec du côté de l’industrie du cinéma? ». Celui qui a foulé nombre de tapis rouges a reçu les tutoiements du public sans s’en formaliser, poussant quelques blagues ici et là devant un public nombreux et conquis. Son film « vient de ses tripes », ses réponses aussi. Au passage, il a levé son chapeau à la force du cinéma québécois, qui s’en tire très bien dans ce « jeu d’envahissement » imposé par la grosse machine américaine. Un constat qui revient d’ailleurs souvent dans la bouche des auteurs-réalisateurs qui ont défilé au cours de la saison 2011-2012 du Ciné-club, et qu’on a toujours plaisir à entendre.

Prochain et dernier rendez-vous : soirée Redécouvrir Jean Vigo, le 23 avril, à 19 h, à la salle Sylvain-Lelièvre.

[ À consulter : Un pan de l'histoire du cinéma québécois ] [ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Après Hollywood, Limoilou!

Publié le 19 mars 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Philippe Falardeau à LimoilouÀ l’invitation de Spirafilm, le désormais très couru Philippe Falardeau présentera son troisième long métrage à la salle Sylvain-Lelièvre le lundi 26 mars prochain à 19 h dans le cadre du Ciné-club Spirafilm.

Après La moitié gauche du frigo et Congorama, C’est pas moi je le jure raconte l’histoire torturée et poignante d’un jeune garçon (Antoine Lécuyer) en proie à ses pulsions destructrices suite au départ de sa mère (Suzanne Clément). Le film sera précédé du court métrage Le Grand Sault de réalisateur Hervé Demers.

Le réalisateur sera présent en salle pour échanger généreusement avec le public autour de la projection.

Notons également que, dans le cadre des 35 ans de Spirafilm, Philippe Falardeau offrira une classe de maître en réalisation sur les exigences et magies du métier, le lendemain à 18 h au Musée de la civilisation. La conférence sera ouverte à tous (sur inscription seulement) et sera suivie du party de fête de Spirafilm.

Valse avec Bachir au Cinéclub Spirafilm

Publié le 24 février 2012 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Valse avec Bashir

Le Ciné-club Spirafilm présentera le film d’animation Valz with Bashir (Valse avec Bachir) du réalisateur israëlien Ari Folman lundi 27 février prochain à 19 h à la salle Sylvain-Lelièvre. Cette incroyable production, en partie redessinée sur les images du film, raconte avec émotion le souvenir de guerre d’un jeune soldat au Liban. Le film a obtenu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2009. Karine Boulanger, programmatrice à la Cinémathèque québécoise,  en présentera les aspects historiques comme techniques.

Le film sera présenté en version originale anglaise sous-titrée français.

J’ai été enrôlé dans l’armée avant mes 17 ans. En septembre 1982, j’arrivais à Beyrouth Ouest avec l’armée israélienne, après l’assassinat du président Bachir Gemayel, le jour de sa nomination. Je quittais Beyrouth Ouest trois jours plus tard, j’étais une toute autre personne…Cette histoire est mon histoire, que j’ai décidé de raconter après plus de vingt ans.’’

La séance sera précédée d’un court métrage Le Dernier au revoir de Natalie Tannous, premier court de fiction d’une cinéaste de Québec et dont la production a été soutenue par Spirafilm. Le Dernier au revoir aborde avec humour et justesse le thème du deuil chez un enfant.

Le coût d’entrée du Ciné-club est de 4$ en admission générale, 2$ pour les étudiants, gratuit pour les étudiants du Cégep Limoilou.

Les salles de cinéma à Québec : histoire et avenir

Publié le 25 janvier 2012 par Jean CazesCommentaires (0)

Un regard résolument pessimiste porté sur un retour éventuel d’un « vrai » cinéma au centre-ville?

* * *

Source : Première heure, Radio-Canada, 20 janvier 2012.

On fait le point ce [vendredi] matin sur la situation des salles de cinéma à Québec avec Yves Rousseau, professeur de cinéma.

[ Écouter l'entrevue (12:39). À lire notamment : Le promoteur d’un complexe de cinéma dans Saint-Roch inquiet des projets de Cineplex. ]

Séance spéciale famille au Ciné-club Spirafilm

Publié le 13 décembre 2011 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Club des crocodilesLe Ciné-club Spirafilm proposera pour la première fois une séance spécialement dédiée aux plus jeunes afin de partager le plaisir du grand écran en famille, le 18 décembre prochain à la salle Sylvain-Lelièvre. Dans le cadre des activités familiales d’avant les Fêtes, le Ciné-club met à l’écran Le Club des crocodiles, un film plein d’aventures, à voir dès huit ans.

La séance sera précédée d’un court métrage pour les enfants et animée d’une activité de découverte et de questionnement autour du cinéma avec Pamela Bisson, cinéaste et animatrice jeunesse.

Hannes rêve de faire partie du Club des Crocodiles. Pour y arriver, il devra surmonter une difficile épreuve et risquer sa peau. Par chance, il sera sauvé par Kai, un jeune handicapé qui aimerait bien lui aussi être admis dans le club.

Une séance en présentation avec le Festival international du film pour enfants de Montréal.

Le coût d’entrée du Ciné-club est de 2 $ pour les enfants (gratuit pour les accompagnateurs d’un groupe de trois enfants), 4 $ en admission générale, 2 $ pour les étudiants, gratuit pour les étudiants du Cégep Limoilou.

[ Voir la programmation complète - À lire : Un pan de l’histoire du cinéma québécois ]

Un pan de l’histoire du cinéma québécois

Publié le 29 novembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Michel Brault était attendu hier soir dans le cadre du Ciné-club Spirafilm, qui projetait son documentaire Pour la suite du monde, réalisé avec Pierre Perreault en 1962. Malheureusement, un léger problème de santé l’a forcé à la dernière minute à décliner l’invitation. Qu’à cela ne tienne : ce n’est pas parce que l’on a 83 ans, que l’on a connu le cinéma muet et l’arrivée des magnétophones portables pour enregistrer le son lors des tournages, que l’on ne sait pas se servir de Skype! C’est donc virtuellement que nous est apparu Brault, apparemment touché que quelque 80 personnes – des jeunes de surcroît! – se soient déplacées à la salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou pour un documentaire sur les habitants de l’Isle-aux-Coudres. Ce bijou de cinéma direct constitue une véritable ode à l’ancestralité locale, alors qu’une jeune génération tente de ressusciter la pêche aux marsouins telle que la pratiquait leurs aïeux. On découvre, par la bande, le portrait d’une population qui s’est laissée filmer sans scénario, une première dans la façon de tourner des documentaires à l’époque.

On comprend que, si cette œuvre séduit les spectateurs par ses habitants attachants, ceux-ci tendent à la chérir par ce pan de leur vie immortalisé à l’écran. Aussi deux femmes s’étaient-elles déplacées depuis l’Isle-aux-Coudres pour – espéraient-elles – rencontrer Brault. Descendantes d’Alexis Tremblay (ci-contre) et de Grand Louis, deux des principaux protagonistes du documentaire, elles en ont profité pour raconter quelques anecdotes et pour inviter le cinéaste à venir célébrer l’année prochaine sur l’île les 50 ans de Pour la suite du monde. De belles retrouvailles en vue.

***

Au programme du prochain rendez-vous, le dimanche 18 décembre 2011, à la salle Sylvain-Lelièvre : Le club des crocodiles (spécial familles).

[ À consulter : Du cynisme, j'en veux! ] [ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Cinéma dans St-Roch : une occasion pour revitaliser le quartier

Publié le 29 novembre 2011 par Jean CazesCommentaires (1)

Source : Normand Provencher, Le Soleil, 29 novembre 2011.

Le futur complexe de cinéma au centre-ville de Québec, dont l’ouverture est prévue pour le printemps 2014, s’inscrit dans une démarche de revitalisation du quartier Saint-Roch. D’où l’idée de son promoteur, Christian Yaccarini, de transformer la rue Saint-Anselme en artère piétonne entre Saint-Vallier et Saint-Joseph.

«Tant qu’à ouvrir un cinéma dans Saint-Roch, autant faire d’une pierre deux coups et revitaliser ce quartier qui demeure très fragile», indique au Soleil le président de la Société de développement Angus, rencontré lundi à Montréal, à l’occasion de la réouverture des trois salles de cinéma d’Excentris [ci-contre], dont il est le maître d’oeuvre. (…)

Construit au coût de 20 millions $, grâce à une mise de fonds d’Angus et un prêt conjoint de la Sodec et de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, le futur complexe cinématographique comptera entre 7 et 10 salles. (…)

Le promoteur n’a aucun doute sur la survie d’un cinéma au centre-ville. «Québec possède la meilleure rentabilité par siège au Québec. Québec est une ville de cinéma.» (…)

M. Yaccarini compte offrir une programmation éclectique, des films américains bien sûr, mais aussi des oeuvres plus pointues. (…)

En attendant la levée de la première pelletée de terre, prévue si tout va bien au printemps 2013, M. Yaccarini pourra bientôt compter sur une étude de marché afin de mieux connaître les habitudes des cinéphiles de Québec.

«Que faut-il faire pour amener un jeune de Limoilou à voir un film dans nos salles? Et la clientèle du quartier Montcalm, comment l’inciter à venir en basse-ville?»

[ La suite. À lire notamment : Un cinéma "idéalisé" au centre-ville... ]

Doublé documentaire au Ciné-club Spirafilm

Publié le 25 novembre 2011 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Pour la suite du mondeLe Ciné-club Spirafilm propose ce mois-ci un sympathique doublé documentaire avec deux séances consécutives au Cégep Limoilou.

Le grand réalisateur et pilier du cinéma direct québécois, Michel Brault, viendra présenter Pour la suite du monde, ce lundi 28 novembre à 19 h. Tourné dans les années 60 avec son acolyte Pierre Perrault, Pour la suite du monde est un hommage documentaire poétique et ethnographique sur les habitants de L’Isle-Aux-Coudres et leur intriguante pêche aux bélugas. La séance sera précédée du court métrage Synthétiseur de Sarah Fortin (2010).

Rencontre de Olivier Higgins et Mélanie CarrierLa veille, le dimanche 27 novembre à 15 h, le couple réalisateur et producteur de Québec, Mélanie Carrier et Olivier Higgins dévoileront leur toute dernière production, Rencontre, film émouvant qui relate d’une expédition réalisée par des jeunes Innus, Hurons-Wendat et Québécois le long du sentier des Jésuites, chemin ancestral d’eau et de terre, long de 310 kilomètres. La simple rencontre porte en elle l’espoir d’apprendre à mieux vivre ensemble. La séance sera précédée des courts métrages L’Homme de glace de M. Carrier et O. Higgins (2010), et Enfin février! (2010) de Carnior.

Rappellons que le coût d’entrée du Ciné-club est de 4 $ en admission générale, 2 $ pour les étudiants, gratuit pour les étudiants du Cégep Limoilou.

[ Voir la programmation complète ]

Un cinéma « idéalisé » au centre-ville…

Publié le 23 novembre 2011 par Jean CazesCommentaires (0)

Salles avec vue (Source : Normand Provencher, Le Soleil – billet, 19 novembre 2011.)

(…) ce futur cinéma [dans Saint-roch, ci-contre] doit avoir de la gueule et de la personnalité, et non pas être une pâle imitation des complexes de banlieue, tape-à-l’oeil et désincarnés.

Sur le plan de la programmation, le cinéma d’auteur d’ici et d’ailleurs doit figurer en haut de l’affiche. Les distributeurs se plaignent depuis longtemps du manque d’écrans disponibles pour leurs films. Le nombre de salles permet de faire le pari de la diversité. (…)

Autre condition sine qua non : la projection de films en version originale anglaise et étrangère avec sous-titres. (…)

Dernier mot sur l’ambiance et le design des lieux. Primordial. Dès qu’on mettra les pieds dans ce futur cinéma, il faudra avoir l’impression de s’imprégner du septième art, et je ne parle pas ici seulement de l’odeur de popcorn. Oublions les coins de jeux vidéo, les salles pour les enfants avec des clowns, les sièges qui bougent et les extraterrestres verts au plafond comme dans le feu StarCité. À cet égard, le promoteur Angus s’inspirera sûrement de son travail à l’eXcentris de Montréal, rue Saint-Laurent, où l’on procédera la semaine prochaine à l’inauguration de deux nouvelles salles rénovées pour le cinéma.

Pourquoi pas un petit café-resto chouette afin de poursuivre la discussion sur le dernier Bernard Émond? (…)

[ La suite. À lire notamment : Retour d’un cinéma dans les quartiers centraux : choix de Saint-Roch confirmé? ]

Retour d’un cinéma dans les quartiers centraux : choix de Saint-Roch confirmé?

Publié le 12 novembre 2011 par Jean CazesCommentaires (0)

Cinéma dans Saint-Roch : le promoteur fait son nid (Source : Samuel Auger, Le Soleil, 12 novembre 2011.

La Société de développement Angus, principal promoteur d’un nouveau cinéma dans Saint-Roch, a décidé où faire renaître un lieu de diffusion du septième art au centre-ville. Son complexe cinématographique de 7 à 10 salles serait aménagé à l’intersection des rues Saint-Vallier Est et Saint-Anselme, en arrière de l’édifice de Fondaction du boulevard Charest, a appris Le Soleil.
Le promoteur montréalais a donc rejeté l’idée d’implanter un cinéma sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, jugeant l’emplacement trop coûteux. (…)

Le terrain choisi par le promoteur est plus en retrait du centre nerveux de Saint-Roch, mais il est cependant plus accessible. Les piétons de plusieurs quartiers centraux de Québec peuvent s’y rendre en quelques minutes seulement. (…)

[ La suite. À lire notamment : Cinéma au centre-ville : La conseillère Gilbert plaide pour un retour rapide. ]

Stéphane Lafleur au Ciné-club Spirafilm

Publié le 20 octobre 2011 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Stéphane LafleurSpirafilm, la coopérative vouée au cinéma indépendant à Québec, est fière d’accueillir le jeune et talentueux cinéaste québécois Stéphane Lafleur, à l’occasion de la présentation de son avant dernier long métrage, Continental, un film sans fusil, lundi 24 octobre prochain à 19 h à la salle Sylvain-Lelièvre.

Le réalisateur sera sur place, accompagné de l’actrice Marie-Ginette Guay, pour un échange après la projection, ce qui permettra au public du Ciné-club Spirafilm de connaître les coulisses de tournage du film et de partager le point de vue artistique du créateur.

Ce programme principal sera également précédé du film Le bonhomme des neiges, d’Olivier Talouarn, court métrage tourné à Québec dans le cadre de l’échange d’artistes français/québécois Import/Export du festival OFF-COURTS de Trouville (Normandie, France). Cette grande première Nord-Américaine réunira également une partie de la production québécoise.

continental un film sans fusilContinental, un film sans fusil met en scène quatre personnages dont la rencontre éminente découle indirectement de la disparition d’un homme dans la forêt : Lucette (Marie-Ginette Guay), la femme de cet homme qui vit dans l’attente de son retour, Louis (Réal Bossé), un jeune père de famille qui traverse à distance un passage trouble dans sa relation de couple, Chantal (Fanny Mallette), une réceptionniste d’hôtel qui rêve d’une vie à deux et Marcel, un ancien joueur compulsif confronté aux aléas de la vieillesse. Racontées parallèlement, leurs histoires faites de petits drames plus grands que nature finissent par se croiser et se répondre mutuellement. Comédie noire pour rire jaune, Continental pose un regard ludique sur la vulnérabilité de l’individu et le lien fragile qui l’unit à ses concitoyens.

[ À lire aussi : Du cynisme, j’en veux! ]

Du cynisme, j’en veux!

Publié le 28 septembre 2011 par Viviane AsselinCommentaires (0)

Par les temps qui courent – et ils courent déjà depuis déjà belle lurette –, le cynisme semble l’ennemi à abattre, en appelant à faire tout « autrement ». Le cynisme nous offre pourtant des moments de pur ravissement, comme en cette première de la nouvelle saison du Ciné-club Spirafilm, ce lundi dernier, à la salle Sylvain-Lelièvre.

Les bruits des fourchettes d’un vieux couple indifférent trop habitué à la présence de l’autre conduisent Mia, témoin de la scène, à annuler le déménagement prévu avec son amoureux. Amour du temps qui passe auquel on tente d’échapper, c’est celui qu’a présenté sans pathos Jean-François Aubé dans le court-métrage d’ouverture, très justement intitulé Des bruits des fourchettes (2010).

Des orphelins qui remplacent des chiens-guide pour aveugles, des slogans comme « Le travail n’a jamais tué personne » pour empêcher l’avènement d’un syndicat, une fillette mutique qui parle le gaélique au fin fond de l’Abitibi, un Irlandais ex-communié qui arrive comme un Messie… : André Forcier, dans Je me souviens (2009), nous lance en pleine poire sa vision caustique et onirique d’une Grande Noirceur qui a des airs du Québec contemporain. Tout au plus la collusion d’alors – entre l’Église catholique, le gouvernement et le patronat – a-t-elle glissé depuis vers d’autres secteurs. Mais là où les récentes magouilles suscitent une grogne encore gentille, celles d’autrefois donnent lieu à un film truculent, pittoresque et, néanmoins, d’une intelligence subtile. Bref : à voir plutôt qu’à raconter.

André Forcier, présent pour l’occasion, était d’ailleurs avare de commentaires à la suite de la projection de son long-métrage. « Avez-vous réellement tourné en Irlande? » « Oui. » On l’aurait aimé moins laconique, mais le malaise prolongeait une soirée pleine d’authenticité. Celui qu’on surnomme l’ « enfant terrible » y est tout de même allé d’une charge contre le cinéma québécois, en partie victime de « réalisateurs proprets » qui reprennent les recettes de la télévision et misent sur des humoristes, ne livrant guère plus que des spectacles d’humour sur grand écran.

Il y avait certes quelque chose d’ironique dans cette salle à moitié pleine pour assister à un remarquable film d’auteur, qui plus est en présence de l’auteur lui-même, quand tant d’autres événements de moindre qualité attirent les foules… Mon cynisme à moi, quoi.

***

Au programme du prochain rendez-vous, le lundi 24 octobre 2011, à la salle Sylvain-Lelièvre : le court-métrage Import/Export, suivi de Continental, un film sans fusil, en présence du jeune réalisateur Stéphane Lafleur.

[ À consulter : Spirafilm "refait son cinéma" à Limoilou ] [ Programmation complète du Ciné-club Spirafilm 2011-2012 ]

Jean-Claude Labrecque : juge « spécial » pour la Course Évasion autour du monde

Publié le 25 septembre 2011 par Jean CazesCommentaires (0)

Retour de l’une de mes émissions cultes, et belle surprise, dimanche dernier, de découvrir la présence du cinéaste d’origine limoiloise à titre de juge pour évaluer la qualité photo des reportages!

Source : Amélie Gaudreau, Le Devoir, 17 septembre 2011.

Ah, la Course. Celle avec un grand C. Celle qu’on regardait le dimanche en fin d’après-midi juste avant les nouvelles. Celle qui nous faisait voyager et parfois rêver de partir nous aussi à l’aventure et faire du cinéma à l’autre bout du monde. (…)

Les juges permanents Nathalie Petrowsky, Marcel Jean, François Parenteau (d’ailleurs un ancien concurrent) et le juge «spécial» Jean-Claude Labrecque, qui devra décerner un prix pour la meilleure photographie, n’auront pas la tâche facile…

La Course Évasion autour du monde. Évasion, le dimanche à 18h; rediffusion mardi à 20h.

[ La suite. À consulter notamment, cette entrevue : Jean-Claude Labrecque, chauffeur de kodak depuis 50 ans! ]

Première du Ciné-club Spirafilm

Publié le 23 septembre 2011 par Arnaud BertrandCommentaires (0)

Je me souviens, André ForcierSpirafilm, la coopérative vouée au cinéma indépendant à Québec, est fière d’accueillir le réalisateur André Forcier qui viendra présenter Je me souviens dans le cadre du Cinéclub Spirafilm au Cégep Limoilou.

La séance se déroulera ce lundi 26 septembre, à 19 h à la salle Sylvain-Lelièvre, dans le cadre des activités du Festival de cinéma de la Ville de Québec. André Forcier, accompagné de Linda Pinet, la co-scénariste et productrice du film, prendra le temps d’échanger avec le public curieux de rencontrer « l’enfant terrible » du cinéma québécois.

La séance sera précédée du sympathique court métrage Des bruits de fourchettes, de Jean-François Aubé, réalisation produite en collaboration avec Spirafilm.

Le film Je me souviens revient sur un des pans sombres de l’histoire du Québec en faisant un saut dans le passé dans une ville minière québécoise en 1949. Un film satirique, disséquant tendrement l’époque de la grande noirceur québécoise, qui s’inscrit dans une démarche pleinement politique et historique.

[ Voir la programmation complète du Ciné-club ]